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Dimanche 30 décembre 7 30 /12 /Déc 18:20

Un "petit" (hum !) retour sur l’année qui s’achève, histoire de tâcher d’en tirer quelques leçons. C’est bien là le but, non ?

2012

Après l’euphorie de mon record pulvérisé à Lausanne lors du marathon 2011, le retour sur terre fut quelque peu … difficile ! Un mois d’arrêt obligé post-opératoire, reprise anarchique, irrégularité, découragement, nouvel arrêt, nouvelle reprise, blessure pour cause de non respect des règles de progressivité (noooon, on ne passe pas de 0 à 5 séances par semaine du jour au lendemain !) Bref, du grand n’importe quoi !

Concrètement : une première course en mars dans la douleur qui m’a laissé un goût amer (Kerzerslauf - 15k), une 2e fin mai qui m’a laissée avec un tendon d’Achille douloureux (A Travers Pully - 10k), les 20k de Lausanne (avril) tout simplement sautés pour cause de manque de prépa … Brillant début de saison !

Un été tout aussi bien parti, avec seulement des footings, la faute à Achille ! Forme misérable, JE me sentais misérable, lamentable …

Seulement voilà : dans ma brève euphorie printannière, avant qu’Achille ne se manifeste, mon mari et moi nous étions laissés tenter par le marathon de Valence en novembre. Ni une, ni deux, nous nous étions inscrits, avions acheté dare-dare nos billets d’avion et réservé l’hôtel.

Euh … mi-août, il a bien fallu que je commence à me ressaisir !!!

On a la grande chance au club d’avoir une super coach, celle-là même qui m’avait déjà préparée pour Lausanne en 2011. Elle a très généreusement accepté de me coacher à nouveau, et m’a même permis de faire taire enfin Achille en me montrant comment masser mon tendon. Diablement efficace : en quelques semaines, mes douleurs ont progressivement disparu.

Il y a quand même une équation qui est immuable : régularité + sérieux = résultats à la hauteur des entraînements. Malgré toutes mes péripéties (dont je ne suis vraiment pas fière), la forme est peu à peu revenue. Avec carrément une surprise de taille à la clé : nouveau record sur marathon (très plat et roulant, il est vrai) ! Un instant de grâce, de bonheur non mérité mais néanmoins bien savouré.

Ce résultat n’est certainement pas le reflet de ma saison, mais un joker que le destin a bien voulu m'accorder. Ça ne m’arrivera pas deux fois, que je me le dise ! (mais y'a bien 2 jokers dans les jeux de cartes, non ?)

Alors pas question de répéter les mêmes erreurs. J’en ferai peut-être d’autres, mais pas les mêmes ! (que je dis, que je dis ...)

Depuis, donc, j’ai couru. Pas de grosse pause cette fois. Après 3 jours de repos complet, j’ai repris les footings, à raison de deux la première semaine (30’ chacun), puis trois les 3 semaines suivantes (de 40’ à 50’). C’est maintenant ma 2e semaine à 4 sorties hebdomadaires. J’ai intégré un peu de vma (30"/30", 1’/1’) mais sans forcer, juste pour maintenir les acquis. Les sensations restent excellentes pour l’instant, je prends beaucoup de plaisir à faire mes sorties, malgré le mauvais temps. Pourvu que ça dure, l’hiver ne fait que commencer !

En chiffres

1660 km courus cette année (contre 1665 en 2011). Tout de même, je suis surprise, je pensais moins.

7 courses (contre 14 en 2011)

nouveau record sur marathon en 3:37:19 (contre 3:38:30 en 2011)

Bon, ben le bilan, alors ?

Mitigé. Car ce qui aurait dû être une belle saison a été tout le contraire jusqu’à ce que j’attaque mon plan marathon. Une impression d’auto-sabotage. Comment ai-je pu tellement mal gérer mon après-marathon, redescendre si bas mon état de forme ? Comment ai-je pu faire de telles erreurs alors qu’en théorie, je sais ce qu’il ne faut surtout pas faire ? Honnêtement, je me suis beaucoup déçue moi-même.

Positif quand même, car cela s’est incroyablement bien terminé ! Je dois quand même avoir une bonne étoile, là-haut dans le ciel, qui brille pour moi !

Les leçons à en tirer

  • L’arrêt complet d’un mois n’était certes pas idéal, mais je n’avais pas le choix : sur ce point, je n’y peux rien, et n’ai donc rien à en apprendre, quoique … Je retiens tout de même que si on fait un arrêt complet (souvent recommandé à ce que j’ai pu lire et entendre), il ne faut pas qu’il se prolonge.

     
  • Se fixer assez rapidement des objectifs, avec un ou deux objectifs phares. Indispensable pour garder la motivation et éviter les périodes d’égarement. Je ne suis pas assez disciplinée pour gérer les longues périodes sans but précis. S’il n’y avait pas eu le marathon de Valence inscrit et fixé, je n’ose pas imaginer ce qu’aurait été la fin de ma saison …

     
  • Ne pas trop réfléchir et s’interdire les (mauvaises) excuses. Surtout en hiver ! Si je n’ai pas toujours envie de sortir, parfois même pas du tout, je suis toujours heureuse quand c’est fait, si bien après (et aussi pendant !), fière de moi, plus forte chaque fois (dans la tête s’entend). Si on commence à repousser, la tentation est chaque fois plus forte, la volonté toujours plus vacillante : il neige, il y a du brouillard, j’ai mal dormi, je n’ai pas le temps, autant de mauvaises raisons, de fausses excuses. Le boulot, les tâches ménagères et autres obligations, on ne réfléchit pas, on les fait parce qu’on n’a pas le choix. Ce doit être la même chose avec la course à pied : ça doit être une évidence qu’on ne remet même pas en question !

     
  • Aller plus souvent - je dirais même régulièrement - au club. Même si je ne suis souvent pas dans la bonne allure pour moi, et que je tire parfois la langue, c’est tout bénéfice : je retrouve l’esprit d’équipe, la convivialité des entraînements partagés, la stimulation des fractionnés en groupe et bien sûr le plaisir de retrouver les autres membres.
     
  • Je suis plus endurante que rapide. En véritable diesel, il me faut du temps pour me mettre en route. Sur marathon, le 1er semi fait office d’échauffement. Sur des distances plus courtes, je dois absolument m’échauffer suffisamment et correctement. Je me dis que 15-20 minutes, c'est trop juste pour moi. Peut-être alors arriverai-je à mieux supporter les intensités plus élevées et prendre (presque) autant de plaisir que sur marathon ? A essayer en tous cas.

Voili, voilou : YAPLUKA !!! 

Bonne année 2013 !

Par valcox - Publié dans : réflexions
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Mardi 20 novembre 2 20 /11 /Nov 12:07

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Autant vous avertir tout de suite, ça risque d’être long ! Tant de souvenirs, tant d’émotions, difficile de tout résumer en quelques paragraphes.

Inscrits depuis le mois d’avril, voici enfin venu ce week-end tant attendu, mon gros objectif de l’année et une escapade en amoureux. Je ne vais pas me répéter, vous savez déjà que ma préparation s’est bien déroulée, que j’ai suivi scrupuleusement mon plan, que j’en ai parfois bavé, que mes compétitions préparatoires se sont toutes bien passées, bref, je me sens prête.

Le voyage

Nous sommes partis vendredi en milieu de journée, avec 1h30 de retard. Les 3 heures d’escale à Madrid se sont réduites de moitié, pas de quoi rater le vol, loin s’en faut, mais de quoi perdre nos bagages : arrivés à Valence, Iberia nous annonce que nous ne les aurions pas avant le lendemain. Une trousse de dépannage est remise chacun, avec de quoi se débarbouiller, un « pyjama » (short / T-shirt) et des pantoufles jetables. Prudents, nous avions nos runnings avec nous : Evaristo dans son sac à dos, et moi à mes pieds. Au moins, nous avions l’essentiel si nous devions ne pas retrouver nos bagages !

Nous nous rendons à l’hôtel en métro puis à pied (quand même un bon km). Il s’agit de l’hôtel officiel du marathon, le Holiday Inn qui se trouve à 15’ à pied de la cité des sciences, lieu de départ et d’arrivée. L’établissement est très bien, c’est un grand bâtiment moderne, les chambres sont bien isolées et très calmes.

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Nous allons manger un plat de pâtes aux fruits de mer dans le restaurant italien de l’autre côté de la rue, histoire de faire le plein de carburant. Bon, les pâtes, ce n’est décidément pas la spécialité des Espagnols, elles étaient bonnes mais beaucoup trop cuites ! Nous avons aussi terminé le gâteau-sport maison entamé la veille dans la journée, le 2e gâteau (d’Overstims) pour samedi et dimanche matin est quant à lui dans nos bagages …

Le lendemain matin, toujours pas de bagages, nous nous rendons donc à l’expo retirer nos dossards. Il a plu durant la nuit, les chaussées sont bien mouillées, et le ciel est gris, c’est tristounet. Malgré tout, il fait sec (pluie annoncée pour tout le week-end aux dernières prévisions), et surtout il fait très bon : 19°C. Pourtant, cette ville me plaît déjà : ses parcs sont magnifiques, ses allées larges, c’est propre, la première impression est très positive. Le site de la Cité des sciences est tout simplement magnifique. Moderne, entouré de verdure (et c’est encore très vert là-bas !), de cours d’eau, un régal pour les yeux. Des promeneurs, des joggeurs, des familles avec enfants, tout un petit monde paisible circule dans cette zone, et bien sûr, les participants aux deux courses du week-end : le marathon et le 10 km.

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Retrait facile, bien organisé, tout roule. L’expo est bien faite, avec pas mal d’exposants. Après avoir retiré nos dossards, on peut vérifier le bon fonctionnement de la puce sur un écran qui affiche nos coordonnées. Pendant ce temps, la météo s’arrange, il ne fait pas grand beau, mais le ciel se dégage, pourvu que ce soit pareil dimanche !

Nous allons retirer notre sac de coureur (dans lequel on pourra mettre les affaires que l’on veut récupérer à l’arrivée), avec un beau T-shirt (modèle différent pour femmes et hommes), des bons et de la documentation. Une paella-party est organisée de 13h00 à 15h30, nous décidons d’y aller. Elle est servie en extérieur, avec des tables à l’abri, mais d’abord, nous retournons à l’hôtel récupérer nos bagages qui sont enfin arrivés. Et puisque nous avons du coup nos tenues, nous en profitons pour faire notre ultime sortie : 30 minutes tranquillou et 6 lignes droites (100 m). Il fait moite, on transpire, mais j’ai une pêche d’enfer, c’est bon pour le mental !

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Le soir, pendant le souper (du riz au homard, miam !), nous débattons (c’est le mot !) de notre stratégie de course : Evaristo aimerait bien viser 3h40, mais ne sait pas si il ose risquer ce chrono. Il n’a couru qu’un marathon dans la douleur à New York à cause de son genou, et craint d’avoir à nouveau des problèmes. Par contre, il est nettement plus rapide que moi (1h41 au semi). Quant à moi, toujours très carrée et rationnelle, je n’ai pas envie de risquer de tout rater pour grapiller quelques malheureuses minutes : 3h40, ce n’est de toutes façon pas mon record, mais c’est à priori plus que ce à quoi je peux prétendre cette année : mon test 5k me permet d’espérer un chrono de 4:43:30 (ça y est, c’est dit !), ce qui me suffit amplement ! Je n’ai pas de pression, mais un peu d’appréhension quand même, un marathon n’est jamais gagné d’avance, et si je ne cherche pas à faire mieux qu’en 2011, j’aimerais quand même faire un bon temps, et surtout, ne pas tout foirer en étant trop ambitieuse. Alors, courir ensemble ou pas ? Nous n’arrivons pas à nous décider, et décidons que la nuit portera conseil.

La course !

Un gros orage a éclaté pendant la soirée, mais quand nous nous réveillons, le ciel est bien dégagé ! Ils se sont trompés aux prévisions, youpie ! Par contre, il va faire chaud, alors je choisis ma tenue d’été (sans manches) et prends mon porte-gourdes. C’est très amusant de courir en Espagne à cette saison, car pour eux, il fait déjà frais, et il faut les voir avec leurs couches et manches longues, incroyable !

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Nous nous rendons donc à pied sur le lieu du départ, et allons remettre nos sacs dans la zone prévue. Tout est très bien organisé, mais que de monde ! 9200 inscrits sur marathon, et quelques 3000 sur le 10k. A peine le temps de faire pipi et de trottiner 8-10 minutes, que c’est déjà l’heure de se rendre dans l’aire de départ. Pas de blocs, mais des zones grossièrement indiquées par des drapeaux de couleur correspondant à celles des dossards. Le départ des 2 courses étant donné simultanément, nous manquons de nous enfiler dans la fausse colonne, celle des 10k ! Heureusement, on s’en aperçoit et on change d’allée.

On se place au beau milieu de la zone orange, ce qui correspond à nos chronos estimés au moment de l’inscription (3h40). Le départ est donné, des pétards sont tirés, il y a une ambiance du tonnerre ! C’est parti, tout tranquillement. D’après les chronos officiels, nous mettrons 4:05 à franchir la ligne de départ. Le pont est commun aux deux courses, mais il est divisé en deux, et les parcours se séparent ensuite. Que de monde, que de monde ! Les avenues sont larges à Valence, mais elles sont bien remplies par les coureurs. Je reste sur ma décision de partir à 5:18/km, quand à Evaristo, pour l’instant, il court avec moi. C’est difficile de rester ensemble tant il y a de monde. On zigue-zague, on essaie de dépasser comme on peut, car ça trottine vraiment. Le premier kilomètre sera bouclé en 5:30, pas si lent finalement compte tenu du début ! Vers le 3e km, ô surprise, on voit le ballon des 4h30 !! Mais à quelle allure sont-ils partis ? C’est dingue !? En fait, on l’apprendra après, et c’est peut-être le seul « défaut » de ce marathon, les ballons étaient tous placés à l’avant. Tout à fait étonnant, car ils ont dû gêner bien des gens plus rapides. Une erreur de débutant on dira. Car si c’est la 32e édition de cette course, ce n’est que la 2e année que le départ a lieu depuis la Cité des Sciences, et ils ont carrément doublé le nombre de participants, l’an dernier, et à nouveau cette année. Un succès en grande partie dû à ce cadre magnifique, et au parcours très plat.

Peu après, Evaristo prend de l’avance, et je le laisse partir. Nous ne courrons donc finalement pas ensemble. J’essaie de tenir les 5:18, je suis un tout petit tantinet plus vite, mais qu’est-ce que je me sens bien ! Le parcours est incroyablement plat, ça change de Lausanne (non pas que ce dernier soit vallonné, mais il comporte de nombreux faux-plats). Il y a de la musique tous les km, voire même plus ! Les spectateurs ne sont pas trop nombreux au début, mais il y en aura de plus en plus au fil des kilomètres, et ce sera du délire sur la fin. Hormis le passage au nord de la ville, un peu moins beau, c’est décidément une très belle ville. Il fait bon (14°C quand on s’est levés, le thermomètre montera jusqu’à 22°C), il fait beau, je suis bien.

Comme en 2011, je dois me freiner, régulièrement. Normal, c’est un marathon, il faut être bien au début, faute de quoi on est mal barré ! Donc du pur plaisir, et plus les kilomètres passent, plus je me sens bien. J’essaie quand même toujours de rester régulière, le semi arrive (1:51:29, je suis dans les temps, 20 secondes d’avance), on est en plein soleil, je dois prendre garde. Mais quand même, j’accélère peu à peu. Je suis portée par certaines musiques, comme par exemple le thème des « Chariots de feu », diffusé à fond qu’on entend loin à la ronde, ou encore par la musique techno dans le long tunnel après 27e km (excellente idée soit dit en passant, de quoi tuer la monotonie du tunnel).

En fait, je vais gentiment accélérer, d’abord sans m’en rendre vraiment compte, car je n’ai pas les yeux rivés sur ma montre, étonnamment. Mon chrono bipe à chaque km et affiche le temps du « circuit » quelques secondes, un petit coup d’œil me suffit à vérifier mon allure. Quand le 27e km bipe, peu avant l’entrée du 1er tunnel, j’aperçois avec horreur 4:52 ! Là, je me force à ralentir, c’est de la folie. Dur de ralentir avec cette techno. Dans le tunnel, je suis surprise de voir mon homme, que je vais dépasser. Il a l’air bien (il me le confirmera par la suite, ce n’est qu’après que ça s’est corsé pour lui, vers le 30e).

Je retourne à un rythme assez régulier, plutôt calé sur les 5:10 que 5:18, mais ça ne me fait pas peur. C’est très étrange. Je vais peu à peu entrer dans une sorte d’euphorie, et pour la première fois depuis que je cours, je ne vais plus écouter ma raison mais mon cœur. De la folie ? Sans doute, mais qu’importe me dis-je ! Après tout, c’est mon 5e marathon, il me semble me connaître un peu, je suis si bien, les jambes tournent bien, et heurter le mur du 30e ne me fait soudain plus peur. Ça doit être les endorphines, ce n’est pas possible, ça me ressemble si peu ! Je me rappelle les conseils de Teresa : maintenir l’allure jusqu’au 35e, puis si je le peux accélérer mais pas ne réduire l'allure de plus de 7 secondes. Or, j’ai déjà une allure plus rapide que prévue, et j’accélère encore : de la folie pure ! Et donc, je ne me l'explique pas encore, je me suis dit « et puis m…., j’y vais ! ». Et le 30e qui n’était même pas encore là ! Il faut dire que l’accélération est douce et progressive, et que je ne la sens pas. Ma tête n’est pas synchronisée avec mes sensations, elle me dit « t’es folle » alors que mes sensations me disent « mais non, vas-y, tu le peux ».

Bref, ça cogite dans ma tête, mais rien n’y fait, je continue sur ma lancée. Il y a des moments où je sens que les jambes sont plus lourdes, qu’il faut tirer pour maintenir l’allure, mais je continue, imperturbable, toujours transcendée. J’ai pris un gel tous les 5 km (à peu près, parfois un peu après), et je sens qu’à chaque prise, je regagne en énergie. Donc finalement, je n’en perds jamais vraiment. J’ai mes gourdes avec moi, mais les ravitaillements sont si bien faits que je les touche à peine. On nous distribue des mini-bouteilles, qui tiennent très bien dans la main. J’en aurai toujours une à la main, en réserve.

Dans les moments moins faciles, je me dis « tu ne vas pas lâcher maintenant : tu as voulu tenter le tout pour le tout, va jusqu’au bout maintenant ». Je me dis que rien ne doit m’arrêter, sauf si je ne peux pas faire autrement. Côté souffle, je suis très bien. Les jambes veulent parfois un peu ralentir, mais que nenni, je ne les laisse pas prendre les commandes !

Les kilomètres défilent, je suis moins euphorique, mais toujours déterminée. Quand on passe le 32e, je me dis « plus que 10, ce n’est rien du tout 10 km », je les comptes un à un, et ils défilent assez vite, finalement. Je passe sous les 5’ au kilomètre, c’est de la pure folie. Je ne sais même pas ce que je vise au juste. Je me dis que je vais peut-être pouvoir rattraper les quelques minutes qui me manquent pour arriver à 3h40. Etre à nouveau sous les 3h40 serait le top, inimaginable ! Je ne regarde pas mon temps, je ne veux pas me faire peur (et de toutes façons, les temps de passage ne me disent rien). Je cours, je dépasse, je dépasse, plus ça va et plus je dépasse. Je manque même de tomber une fois à un ravitaillement, car il y a toujours beaucoup de coureurs, et quand ils s’arrêtent net, c’est difficile de les éviter !

Je dois dire que je suis surprise, par rapport à Lausanne, du peu de coureurs en réelle difficulté. Certains marchent ou ont des crampes, mais ils sont rares. Je vois beaucoup moins de ravages qu’à Lausanne, pour ne pas dire très peu. Mais comme j’ai pas mal accéléré, mine de rien, forcément, je dépasse du monde !

Bon, je ne vais pas fanfaronner non plus, les derniers kilomètres n’ont pas été faciles. De très à l’aise, je suis peu à peu entrée dans le dur. Mais je n’ai jamais câlé. J’ai tenu ma folle accélération jusqu’au dernier mètre. Je ne me suis pas arrêtée une seule fois, pas même marché aux ravitaillements, toujours attrapé la bouteille à la volée.

L’arrivée est juste magnifique, sur ce plan d’eau ! Le public est déchaîné, nous hurle des encouragements, c’est MAGIQUE ! Je passe la ligne, et je vois 3:37:19 à mon chrono (qui sera confirmé par la puce) ! Je n’en reviens pas, j’ai fait 6 minutes de moins temps prévu ! Je marche pour ne pas arrêter mes jambes tout net, et attends Evaristo. Les jambes sont lourdes mais vont bien, je fais quelques étirements après quelques minutes. Evaristo arrive un peu après, il termine en 3:48:56 à son chrono, satisfait de terminer sous les 3h50. Il a souffert mais il a géré, n’a perdu que 8’ sur le 2e semi alors que son genou tirait et que les jambes étaient lourdes. Il n’a pas baissé les bras et s’est battu jusqu’au bout lui aussi.

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Dans l’aire d’arriée, nous recevons la médaille, bien sûr, mais aussi un sac de mandarines (c’est la région !), des patisseries, des boissons, un linge. Evaristo souhaite s’asseoir un moment, il y a toute une zone pour ça, on est au soleil, il fait super doux. Puis en allant récupérer nos sacs, on passe devant une aire de massages : au bas mot 50 masseurs/euses qui dorlotent les jambes des coureurs. On décide d’en profiter, à peine quelques minutes d’attente et c’est déjà notre tour. Une moment agréable très apprécié.

Les sacs sont récupérés facilement en montrant notre dossard.

Vraiment, une organisation au top ! Il ne manque que les blocs au départ, sinon, tout est PARFAIT ! Et tout se fait dans la bonne humeur, avec le sourire, c’est vraiment un marathon extraordinaire. Je ne peux que le recommander du fond du cœur. Une très belle ville, un très beau parcours, rapide qui plus est, une douceur qui fait du bien en novembre, un public d’enfer, et un cadre somptueux ! Valence, on y est en un week-end, les vols ne sont pas chers si l’on s’y prend à temps. Et on y mange aussi très bien !

Les chiffres

Alors voilà, c’est assez dingue. Je suis bien évidemment sur mon petit nuage. Je bats mon record de 1:21 alors que je n’avais pas du tout prévu ça. Mais ce qui me sidère le plus, c’est de voir les chiffres. Car si je sais bien que j’ai été plus vite sur le 2e semi je ne pensais pas l’avoir couru en 1:45:50, soit à 13 petites secondes de mon record sur la distance, avec déjà un semi dans les jambes ! Quant à la vitesse, laissons parler les chiffres.

Temps officiel (au coup de pistolet) : 3:41:24

Temps réel (à la puce) : 3:37:19 (11,65 km/h - 5:09/km)

Temps de passage selon puce* (avec vitesse pour chaque pallier) :

10k : 53:12 soit une vitesse de 11.28 km/h (5:19/km) sur 10k

15k : 1:23:42 soit une vitesse de 11.36 km/h (5:17/km) sur 5k

semi : 1:51 :29 soit une vitesse de 11.48 km/h (5:14/km) sur 6.1k

25k : 2:11:41 soit une vitesse de 11.59 km/h (5:11/km) sur 3.9k

30k : 2:37:07 soit une vitesse de 11.8 km/h (5:05/km) sur 5k

35k : 3:01:58 soit une vitesse de 12.07 km/h (4:58/km) sur 5k

42.195k : 3:37:19 soit une vitesse de 12.21 km/h (4:55/km) sur 7.2k

*les résultats complets figurent ici, mes résultats détaillés sont .

Voilà qui me laisse songeuse. Décidément, je crois que le marathon est une distance qui me convient bien, que j’aime vraiment. Parce qu’on y est bien, c’est une allure qui est facile à tenir, il faut juste gérer les douleurs (quasi inexistantes dans mon cas, je n’ai pas beaucoup de mérite) et balayer les pensées négatives. Je souffre sur les courtes distances, car je peine à me mettre dans le rouge, ce que j’ai constaté tout au long de ma préparation. J’ai bien senti à Morat-Fribourg et à Lausanne qu’il me semblait pouvoir donner plus, maintenant ces chiffres me le confirment. Pourtant, sur le moment, même si je cherche toujours à gérer et à rester dans un certain confort, j’ai l’impression malgré tout de donner le meilleur de moi-même. Là, je commence à me poser quelques questions quand même. Et puis bon, je n’aime pas me faire mal. Ma foi, à chacun son truc !

En tous les cas, pour le moment, je savoure mon bonheur !

Classement :

Classement en temps réel : 3013 sur 7737 finishers (H+F)

Classement en temps officiel : 3220 sur 7737 finishers (H+F)

Classement femmes toutes catégories : 123 sur 689 

Classement (temps officiel) catégorie : 17 sur 144 veteranas fem C (pas de classement catégorie au temps réel) 

Classement par pays : 5 sur 32 Suisses (H+F)

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Par valcox - Publié dans : compétitions
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Mardi 13 novembre 2 13 /11 /Nov 16:06

Dernière ligne droite avant le jour J !

Depuis le semi, tout s'est bien passé, j'ai fait toutes mes séances exactement comme prévu dans le plan, très rigoureusement comme toujours. J'ai accusé un peu de fatigue dans les jambes quand même, seul petit bémol à cette fin de prépa. Je me dis que c'est normal après tout, il y a eu bien des efforts, et que cette dernière semaine allégée devrait leur redonner du tonus. J'espère ne pas avoir de mauvaise surprise pendant le marathon, comme en 2009 où mes jambes avaient été douloureuses dès le 15e km, et ce, jusqu'à l'arrivée ! C'était gérable mais très pénible ...

Le test 5k de samedi dernier (22:21) me laisse présager un chrono tout à fait honorable, même si je n'en fais vraiment pas une fixation cette année. Ce ne sera pas un record, mais si tout se passe bien et que je n'ai pas de mauvaise surprise (crampe, mur, blessure ...), ce devrait être un bon marathon. Si je suis relativement confiante, ce n'est pas non plus l'euphorie de l'an dernier : ma préparation en solitaire s'est certes très bien déroulée, mais il manquait le partage et la joie de courir avec les autres, de partager attentes, stress, émotions, joies, encouragements mutuels ...

Par contre, j'ai hâte d'y être, avec mon homme, en amoureux, petite escapade sportive de quelques rien que nous deux. Hâte de découvrir cette ville, de goûter à la délicieuse paella valencienne, de courir dans ses rues ! Hâte de découvrir un nouveau parcours, après Lausanne (3 fois) et New York ! Deuxième marathon à l'étranger. J'espère qu'il y en aura d'autres, dans de nouvelles villes. J'aime découvrir en courant.

Dernière semaine

Puisque ça m'avait bien convenu, je refais le régime RDS. Là, j'en suis à mon deuxième jour, donc en phase hyperprotéinée et hypoglucidique. Dès jeudi matin, je vais inverser la tendance et faire le plein de glucides, si possibles lents, jusqu'au marathon. Mon corps devrait surcompenser le manque des trois premiers jours et les réserves de sucres devraient être à leur maximum pour dimanche.

Un petit footing de 40' ce matin, un autre de 30' prévu jeudi, et un dernier samedi avec quelques lignes droites, sur place. Nous partons vendredi pour Valence, via Madrid. La météo s'annonce bonne (pour l'instant en tous cas) et douce : 18-20°C ! Ce sera chaud pour nos organismes habitués à des températures plus fraiches depuis quelques semaines. Mais c'est une bonne température qui me plaît, et ma foi, la tenue sera légère !

Préparatifs

J'hésite encore à prendre mon porte-gourdes. Cette année, j'ai fait mes courses sans, et ça s'est très bien passé. C'est tout de même agréable de ne pas avoir ce poids autour de la taille. Mais avec la douceur annoncée, je me demande s'il ne serait pas bon d'avoir une ou deux gourdes à portée de main, car je risque bien d'avoir soif entre les ravitaillements ... Je le prends, et on verra sur place. Le footing de samedi devrait me donner une bonne idée de ce qui m'attendra dimanche.

J'emporterai bien sûr mon "gâteau-sport" et mes gels.

Voilà. Y'a plus qu'à ! Je me réjouis !

Par valcox - Publié dans : entraînement
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Mardi 30 octobre 2 30 /10 /Oct 11:02

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Ça y est, la dernière course préparative est faite. Il ne reste plus que trois petites semaines jusqu'au marathon maintenant, avec encore quelques belles séances avant de lever le pied.

Donc en quelques mots, tous se passe toujours bien. Je suis mon plan à la lettre (est-il encore besoin de le préciser ?), souvent en solitaire, parfois accompagnée de mon tendre époux. C'était plus fun l'an dernier avec l'équipe que nous formions, mais je m'y suis faite, et j'ai malgré tout beaucoup de plaisir à suivre cette prépa.

J'ai même trouvé moyen de nous trouver un beau parcours aux alentours d'Europapark mardi dernier : il y avait une sortie avec 20' de tempo au milieu, et il n'était pas question de la manquer, ni le footing du lendemain d'ailleurs. Alors hop, je me suis "rendue" sur Openrunner, j'ai zoomé sur Rust (la localité qui héberge le parc d'attractions au Sud de l'Allemagne), et je me suis concocté un petit parcours de 9 km en campagne. Top ! Une belle boucle sans tourner en rond ni faire d'allers-retours, de petites routes peu fréquentées et même de beaux chemins non goudronnés, un profil tout plat ! C'est quand même fou ce qu'on peut faire de nos jours grâce à internet ! Mon homme a fait une petite infidélité à son plan et m'a accompagnée, il n'osait pas me laisser m'aventurer seule dans la nature germanique ! Nous avons remis ça le lendemain matin au réveil, avant le petit-déjeuner, pour un petit footing fort agréable avant de filer sur l'Aslace et ses beaux vignobles. Une sympathique escapade loisirs et sportive de deux jours.

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Départ du marathon à 10h10

Donc dimanche, c'était le Lausanne marathon, qui propose trois distances, dont le semi. Après une magnifique et douce semaine automnale, l'hiver a fait une brusque apparition précisément pour le jour de la course ! Samedi déjà, les températures ont chuté en cours de journée, et les premiers flocons ont commencé de tomber l'après-midi. La nuit de samedi à dimanche, le vent s'est levé, pour se montrer tempétueux : rafales jusqu'à 110 km/h sur le plateau, jusqu'à 140 km/h sur les crêtes du Jura. Au réveil dimanche matin, le paysage était vraiment hivernal, les fenêtres blanchies par la neige soufflée.

Nous nous sommes rendus à la gare en métro avec des amis, où nous avons pris le train pour la Tour-de-Peilz, lieu de départ du semi. Et là, agréable surprise : pas de neige au sol, seulement un bon vent glacial, mais finalement pas pire qu'une journée de janvier, juste un peu précoce pour la saison ! Pour nous, le départ était à 13h30 (13h39 précisément dans mon cas, avec les départs en blocs). Les marathoniens quant à eux partaient partis à 10h déjà, au plus fort de la tempête. J'ai bien pensé à eux, ça n'a vraiment pas dû être évident de courir 42 km dans ces conditions ! Une pensée également pour les bénévoles, sur pieds dehors depuis 8h du matin et jusqu'à la fin du semi, soit des heures immobiles dans le froid !!

J'avais pris mes couches avec moi : un collant long, un sous-pull technique manche courtes, un pull technique manches longues, et une très fine veste coupe-vent. Par-dessus : une vieille laine polaire destinée à rester sur place, pas le courage d'attendre presque 1h dans le froid (les derniers camions pour ramener les sacs à Lausanne devaient partir à 12h45 déjà, finalement ils auront attendu un peu plus). J'étais donc prête à affronter la bise noire.

Petit échauffement de 20 minutes, puis j'ai rejoint le bloc de départ, le temps d'avaler un gel, et hop, c'était parti !

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Je n'ai pas vraiment prévu de tactique de course. L'allure marathon n'est pas encore définie (comme l'an dernier, j'attends les insturctions de la coach dans 2 semaines), j'ai le feu vert pour le courir en mode semi, mais sans trop forcer, car il ne faut tout de même pas générer trop de fatigue à 3 semaines de l'échéance. J'ai dans la tête un chrono de 1h50, idéalement un tantinet moins, mais honnêtement, je ne me mets aucune pression, ce n'est pas mon objectif. Je pars doucement (1er km en 5:21), accélère un peu, car je ne veux pas non plus trop jouer la prudence (2e km en 4:45), oups ! je ralentis à nouveau (c'est du grand n'importe quoi jusque là) et m'installe enfin dans une allure assez régulière, enfin c'est ce qu'il me semble. Il faut composer avec les quelques faux-plats, le vent parfois violent de face, mais au final des conditions pas si terribles. Je prends un verre (d'eau !) à chaque ravitaillement, quelques gorgées avalées sans hâte (mais sans m'arrêter) car elle est froide, je n'ai pas pris mon porte-gourdes. Un gel après 42', et le gel "coup de fouet" au 17e (après env. 1h26 de course). De là, j'accélère gentiment, j'ose un peu plus. Je cours le dernier km en 4:27, ce qui me fait très plaisir quand je pense que j'avais peiné à cette allure sur des 1000m une semaine avant ! Comme quoi c'est beaucoup dans la tête ...

LM2012-2

Au final, un chrono de 1:45:37 qui me ravit ! C'est mon record personnel. Mon dernier semi date de 2005 où j'avais fait 1:49:10 sur ce même parcours (temps à ma montre, car le chrono officiel de 1:50:48 était alors au coup de pistolet), et mon meilleur chrono sur semi avait été réalisé l'an dernier durant mon marathon (1:48:46 sur le 2e semi). Donc la forme revient, l'entraînement paie, ça fait du bien ! Sans être revenue au niveau de l'an dernier, j'ai tout de même bien progressé durant ces dernières semaines.

Quant à mes sensations : plutôt bonnes dans l'ensemble, une impression de facilité, ou plutôt l'impression d'être dans la bonne allure pour la distance (pas pour le marathon !). Je gère mieux mes courses, ce qui donne toujours l'impression de "j'aurais pu tirer plus", mais pas si sûr au final ... Je me dis qu'en allant plus vite, j'aurais aussi certainement câlé à moment donné, ou tout du moins je me serais mise dans le dur et aurais eu moins de plaisir ! Sinon, un peu d'ennui par moments sur ce parcours, chacun étant enfermé dans sa bulle, froid oblige. Et puis ça m'a fait bizarre de me retrouver sur ce parcours sans faire l'aller-retour ! Un brin de nostalgie, l'euphorie en moins ...

Prochaine étape : Valence dans moins de 3 semaines ! Le temps file !!

Par valcox - Publié dans : compétitions
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Vendredi 5 octobre 5 05 /10 /Oct 14:59

Voilà une course déjà un peu plus imposante. Une quasi incontournable chez nous. J'en entends parler chaque année au téléjournal depuis mon enfance (elle existe depuis 1933 ... euh, j'étais pas encore née !!!). Une course de dingues à mes yeux alors. Déjà, quoi, courir 17 km ??? Fallait être fou.

Et voilà. C'est ma 5e participation, et à part la première fois où je l'ai faite pour elle-même, elle compte toujours comme course de prépa en vue de mon marathon à venir. Le parcours est très beau en pleine campagne fribourgoise (bon, sur route, mais beau quand même), l'organisation est parfaite (sauf pour ce qui est des WC qui pourraient être plus nombreux, ça nous éviterait d'envahir les bistrots de la ville ou de squatter les coins les plus improbables entre deux voitures, on fait ce qu'on peut quand on ne tient plus !). Il s'agit d'un parcours montant, avec notamment la fameuse montée de la Sonnaz (en 2 parties) qui fait un peu office de "Juge de paix", et l'abominable dernière montée dans Fribourg, juste avant l'arrivée : celle-là, je la hais !

Petit aperçu profil :

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Bon, ils se la jouent un peu à Paris-Versaille avec leur échelle, parce que franchement, ça monte, oui, mais ce n'est pas de la montagne non plus ! M'enfin, ça permet de mettre en évidence les difficultés .

Pourquoi +0.275 ? Parce que cette année, on fait une petite entorse au parcours commémoratif (je ne vous refais pas l'historique, ceux que ça intéresse trouveront tout ici), en raison des travaux sur le pont de la Poya. Du coup, la partie la moins jolie du parcours - traversée d'une zone commerciale - se voit rallongée de 275 mètres, pas la mer à boire c'est vrai ...

Allez, nous sommes à 6 semaines de Valence, il y a encore le temps ! Depuis ma particpation à la Panathlonienne, les entraînements se sont plutôt bien passés. Un gros mal de dos qui m'a mise à mal deux jours, apparemment quelque chose de musculaire, et qui s'en est allé comme il était venu, OUF !!! Je n'ai eu à sauter ni à reporter aucune sortie, re-OUF ! Côté sensations, elles sont plutôt bonnes, et la forme semble se construire gentiment. Le week-end dernier (des 1000m le samedi et une longue le dimanche avec 15' au seuil) m'a laissée un peu fatiguée tout de même, mais mardi, les bonnes sensations étaient de retour. Cette semaine a été assez light en vue de ma course : un peu de seuil mardi, sinon que des footings.

Côté blessures, tout va plutôt bien : mon pied gauche me chicane régulièrement, mais de moins en moins. J'alterne mes paires de runnings, et ça semble convenir. J'ai une nette préférence pour ma paire légère de "compétition" (ouh la la, ça fait pro, ça !), mais je la ménage pour qu'elle me tienne jusqu'au 18 novembre (elle a déjà plus d'un an). Mon tendon d'Achille droit quant à lui ne se manifeste quasiment plus, j'espère qu'il supportera l'augmentation de la charge des semaines à venir !

La course

Après une magnifique journée hier, le temps est à la pluie aujourd'hui. Mais nous avons eu finalement peu d'averses pendant la course, et la température de 16°C était juste idéale pour l'effort !

Mon chéri, qui ne participait pas à l'événement, m'a accompagnée à Morat, et récupérée à Fribourg. C'est-y pas top, ça ? Donc pas de stress ce matin, on est même arrivés bien en avance, et on a attendu dans la voiture pour ne pas se mouiller inutilement avant d'aller trottiner (je dis "on", parce que nous avons pris Jacky avec nous, du club). 20 petites minutes d'échauffement tranquilles, avec 3 lignes droites, juste histoire de me préparer un peu à l'effort.

J'ai juste eu le temps de me placer in extremis dans mon bloc avant que le départ en soit donné. J'ai choisi de courir entièrement au feeling, de me fier à mes sensations plutôt qu'à mes pulsations ou ma vitesse. L'an dernier, ça avait tellement bien été que je n'avais pas envie d'en baver aujourd'hui et de gâcher ce beau souvenir. Donc aucune pression avec un chrono, mon but était d'être bien et de faire au mieux en étant bien. Idéalement quand même (on ne se refait pas !), faire 1h30, mais sans prise de tête.

Les sensations étaient bonnes aujourd'hui ! Etant dans un bloc un peu rapide pour moi (basé sur mon chrono de 2011), je me suis fait pas mal doubler au début. Car j'aime les départs tranquilles. J'ai horreur de me griller dès les premiers kilomètres, et de terminer en tirant la langue et dans la douleur. Donc à l'aise. Et tout au long du parcours d'ailleurs, j'ai été très à l'aise respiratoirement, alors que j'en entendais beaucoup souffler assez bruyamment. 

Sur les plats, je reprenenais un peu de vitesse, et là, j'étais carrément très confortable. La montée de la Sonnaz a très bien passé, courue tranquillement mais sans marcher, en tirant un peu quand même. Dans ma tête, c'est la dernière difficulté ... même si je sais que la dernière montée avant l'arrivée est détestable ! Les jambes allaient bien, elles n'ont pas calé, je suis vraiment contente.

Après, c'était bien roulant, mais je n'ai pas autant accéléré que l'an dernier, je n'avais pas le goût de me mettre dans le rouge, même si j'ai quand même augmenté l'effort. Sur la dernière montée, je me suis accrochée à une coureuse devant moi qui avait un rythme qui me plaisait bien, et j'ai "sprinté" à l'arrivée, juste pour le principe (mais dur, dur de sprinter après cette maudite dernière grimpette !)

Résultat : 1:31:03 à mon chrono (démarré un peu trop tôt, le tapis à puce était un peu plus loin que je ne le pensais), 1:30:57 à la puce. Comme le parcours a été rallongé de 275 mètres, avec mon allure moyenne de 5:13/km, je considère que l'objectif de 1h30 est atteint : rapporté à la distance "officielle" de 17.170 km habituelle, mon chrono aurait été de 1:29:28. 

Après un coup d'oeil aux données de ma montre, je me rends compte que j'y suis peut-être allée quand même un peu trop tranquillement : 162 puls de moyenne, soit même pas ma valeur basse de seuil ! Dans les montées, j'étais bien au seuil, voire même à la limite haute du seuil, mais sur les plats, j'étais tout juste au-dessus de ma zone haute d'endurance ... Bon, j'ai quand même frôlé ma fc max à l'arrivée après mon "sprint". Cela dit, je n'ai aucun regrets ! Tout d'abord, c'est toujours facile après coup de se dire "j'aurais pu donner plus". Et puis j'ai tellement apprécié cette course, sensations superbes, jambes parfaites, vraiment une excellente impression générale, tout en réuississant un chrono correct pour moi, que je ne vois pas pourquoi je regretterais quoique ce soit !

Du reste, lors de mon petit footing de décrassage (10 minutes), j'avais des super jambes, aucune fatigue, la grande forme. Si ça c'est pas bon signe, hein !

Bilan 100% positif donc en ce qui me concerne. Le marathon est dans 6 semaines, j'ai encore le temps d'améliorer ma forme. Mais franchement, jusque là, je trouve que ça va plutôt bien.

Prochaine course dans 3 semaines : le semi de Lausanne, que j'espère courir en 1h50. A première vue, ça devrait le faire sans trop de problèmes.

 

 

Par valcox - Publié dans : compétitions
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