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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 20:29

Le compte a rebours a commencé. Six jours jusqu'au marathon de Lucerne ! J'ai commencé mon régime RDS ce matin (hyperprotéiné, hypoglucidique). C'est rude, mais je m'y astreins pour la 3e fois maintenant : ça a bien marché, alors on en change pas une formule gagnante . Déjà un jour de fait, plus que deux à tenir !

Samedi, j'ai fait le redouté test des 5 kilomètres. Cela s'est plutôt bien passé, les sensations étaient bonnes. Je n'aime décidément pas, c'est dur mais c'est bon quand c'est fait ! Chrono : 22:19, soit le même résultat que l'an dernier, à 2 secondes près ! Ceci est sensé m'indiquer un temps de course pour dimanche que je peux raisonnablement espérer. Encore une fois, ça a marché en 2011 et 2012 (où j'ai même fait 6' de mieux que prévu !), donc il semble que ce soit un bon indicateur. Je n'oublie cependant pas que j'y suis arrivée moins fatiguée avec la semaine précédente allégée pour ménager mes tibias, une fraicheur qui peut fausser les résultats ... De plus, si le résultat est quasi identique à l'an dernier, le parcours de dimanche ne sera pas aussi roulant. Il paraît même qu'il n'est pas facile ! Plus difficile que Lausanne. Alors je ne table bien évidemment pas sur le même résultat qu'à Valence ! J'aimerais avant tout bien gérer et ne pas subir ma course, me sentir bien et savourer cette distance qui m'a si bien convenu jusqu'ici.

Ce soir, je ne me sens pas très bien, je couve quelque chose (rien de bien méchant, mais il faut mettre tous les atouts de son côté !). Alors une bonne tisane, et au lit !

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 10:22

Bonne nouvelle : ça nettement mieux du côté des tibias 

Samedi dernier, je suis allée au séminaire de Magali di Marco comme je l’avais prévu. Intéressant et motivant, même si beaucoup de ce qui a été dit n’avait rien de transcendentalement nouveau pour moi (toujours avide de lire journaux spécialisés, livres, forums, sites internet, …). Plusieurs participantes étaient débutantes en course à pied, et ces points étaient importants pour elles. De toutes façons, c’est toujours bon de réentendre certaines choses, et surtout de partager, échanger, communiquer. Et puis je ne vais pas prétendre que je n’ai rien appris, bien au contraire, ce serait vraiment prétentieux de ma part ! Magali s’est très bien adaptée à nos demandes et, tout en suivant les grandes lignes du programme fixé, a plus développé certains sujets en fonction de nos attentes, répondus à nos questions, pris le temps qu’il fallait, quitte à déborder un peu du planning. C’est une athlète fort sympathique, tout en humilité, très humaine et proche de nous, même si ses performances et son passé (et présent !) sportif la place dans un autre monde.

Je retiens entre autres choses que je ne mange pas assez protéiné, et de loin. Cela expliquerait peut-être mes jambes fatiguées depuis un certain temps. Il faut aider à reconstituer les muscles. J'ai donc commencé à adapter mon alimentation en ce sens. Ce sera sans doute trop court pour le marathon, mais ce n'est pas grave, c'est tout bonus pour la suite.

Pour la partie pratique, eh bien disons que je n’ai pas été aussi sage que prévu … Au programme du matin, des séries : 10 x 30"/30" ou 12 x 200m (récup 100m). A l’échauffement (20’ de footing), mes tibias se sont presque fait oublier … ce qui m’a décidée à tenter les 200m (n’ayant fait ni les 10 x 1’/1’ prévues jeudi, ni les 6 x 1000 m de ce même samedi). Ça a passé !

Quant à l’après-midi, où je ne devais en principe pas courir, j’ai quand même tenté le léger footing proposé (35’). Mais là, sur les 5 dernières minutes, mes tibias se sont rappelés à moi, et j’ai tout de suite arrêté. Jen’ai donc pas fait la partie technique (montées de genoux, talons-fesses, etc.), mais ai participé au gainage et étirements. Ce fut une très belle journée, et j’en suis repartie toute motivée (c’était un peu le but ).

Le lendemain (dimanche), ma coach m’a proposé de diviser en deux la sortie longue prévue (2h dont 15’ au seuil) : 1h d’endurance le matin, et 1h05 avec 10’ de seuil après 45’ l’après-midi. Je craignais les douleurs après ma petite folie de la veille. Eh bien non : le matin, aucun problème (ouf !), et l’après-midi, quelques tiraillements tout à la fin de la sortie (genre les 2-3 dernières minutes). Grand soulagement.

Mardi, c’était LA sortie que j’appréhendais, pas tant au niveau de mes tibias que pour l’effort à fournir : 40’ au seuil (après bien sûr 30’ de footing et avec 10’ de retour au calme). Etrange séance, où j’ai eu un peu le même sentiment qu’à Morat-Fribourg : j’ai bien géré côté allure et effort (partie prudemment, puis monté progressivement au seuil, allure quasi constante sur ces 40’), mais n’éprouvais aucun plaisir, j’avais le sentiment de passer à côté de ma séance. Mais je suis contente de l’avoir faite, et mes tibias ont bien supporté l’effort.

Mercredi par contre, je les sentais un peu, alors j’ai choisi de pédaler 50’ au lieu de les courir (endurance).

Jeudi (hier), nous avons fait 10 x 1'/1' avec le club (notre coach absente, un autre coach du club a très gentiment accepté de prendre notre groupe et de faire ce qui était prévu dans le plan, sympa !). J'ai apprécié l'allure tranquille à l'échauffement (généralement, au club, on va toujours trop vite), idem pour le retour. Nous sommes allés au stade, chacun faisant ses minutes à son allure (et là, il y en avait qui allaient bougrement vite !). J'avais une bonne énergie et de bonnes jambes, et la séance  a bien passé. Tibias toujours un peu sensibles à l'échauffement, et après la sortie, mais franchement, ça se stabilise, je suis assez confiante : ça devrait tenir jusqu'au marathon .

Demain, il y a le fameux test de 5 km, que je n'aime pas mais c'est la dernière séance dure, alors on va y aller et donner ce qu'on pourra ! Ils annoncent le beau, ça aide.

Je commence à arriver à positiver, la météo a sûrement une influence là-dessus. Encore une bonne semaine pour faire du jus et recharger les batteries. Merci à tous pour vos encouragements !

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 15:29

Lucerne2012-00.jpg
Le marathon de Lucerne l'année dernière

Voilà ce que c’est que de vouloir faire taire artificiellement la douleur. Depuis lundi, où j’ai voulu suivre bêtement le plan à la lettre en faisant le petit footing de récup alors que je sentais mes tibias déjà douloureux après Morat-Fribourg, la douleur ne veut plus se taire ! Même en marchant. Même en prenant des anti-inflammatoires en continu sur 2-3 jours (où je n’ai pas couru), histoire de calmer un peu la zone. Et dire que j’avais hésité à aller pédaler sur mon vélo stationnaire. Mais non, carrée comme je suis, le plan disait 30-40’ de course, j’ai fait 35’ de course. Alors que dès les premières foulées, j’ai senti que ça n’allait pas. Mais quelle toque ! Ça a été la goutte qui a fait déborder le vase.

Alors, sur les conseils de la coach, pas de course à pied jusqu’à samedi – donc demain – où je tenterai un léger footing. Mais je sens déjà que ça n’ira pas. Et ça me mine !

Hier, j’ai pédalé 45’ sur mon vélo de spinning, histoire de ne pas perdre la forme. Mais voilà 3 jours que je grignote, de dépit, de rage. Trois jours que je sabote le travail accompli jusqu’ici. J’arrive de moins en moins à me projeter le jour du marathon. Je vois tout en noir. En plus, la météo s’est assortie à mon humeur, il fait moche et froid, et je ne vois pas le 27 octobre autrement que sous un ciel très chargé, gorgé d’eau glaciale. Je me vois avec la douleur dans les jambes, avec une distance interminable à avaler.

Lucerne2012-0.jpg

Ce matin, en me levant, c’était un mélange de pluie-neige qui tombait dru. Mais quoi, on n’est que le 11 octobre !? Je veux mon été indien, déjà que le printemps ne s’est pas fait, on mérite au moins un bel automne !

Faut que j’arrête de broyer du noir. Pour si peu, finalement. Quand on pense à la misère qu’ont certains, et moi qui me lamente de ne pouvoir courir quelques jours, de ne pouvoir préparer de façon optimale mon marathon. Faut que j’arrête de me regarder le nombril, et que je positive !

Je m’étais inscrite à un séminaire de course à pied demain, avec pour thème central les femmes. Donné par une athlète que j’admire : l’ex-triathlète Magali di Marco, médaillée de bronze aux JO de Sydney, reconvertie marathonienne d’élite. Je m’étais arrangée pour pouvoir y faire la séance prévue dans mon plan, à savoir les 6 x 1000 mètres, histoire de ne rien perturber (elle adapte son programme à chacune). C’était top ! Ce ne sera hélas pas possible. Mais pas question de renoncer pour autant. Je ferai mon footing tranquillou pendant que les autres s’arracheront les tripes, hé hé !, j’arrêterai immédiatement si ça ne va pas. Je participerai à la théorie (en 2 parties), au repas, aux échanges. Je poserai mes questions, et je tâcherai de me remotiver, de trouver qui sait des parades à ma petite blessure. Ça me fera le plus grand bien.

Le marathon est dans 2 semaines. Je ne pourrai très certainement pas faire les dernières grosses séances prévues (je vais tâcher de trouver une alternative sur vélo). D’après la coach, je devrais pouvoir le courir avec l’entraînement que j’ai à ce jour. Ce ne sera pas un bon marathon, mais c’est le cadet de mes soucis. J’aimerais avant tout que ce soit un marathon sans douleur, un marathon plaisir, et qui ne me laisse pas sur les carreaux ! Ceci dit, encore faut-il pouvoir le courir …

Ah ! Le soleil se pointe ! C’est-y un signe ? 

Lucerne-parcours.jpg
vue aérienne du parcours (à effectuer 2 fois)

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 15:35

C’était hier ma 6e participation à cette grande classique qu’est Morat-Fribourg. Mon 2e meilleur chrono. Impression mitigée pourtant. Peut-être qu’avec un peu de recul je saurais mieux faire le point. Pour l’instant, je ne sais pas si je dois être satisfaite ou non.

Inscrite dans le bloc <1h35 (chrono de 1h30:57 l’an dernier), j’étais à ma place. Le bloc précédent était pour les <1h30. J’ai pour une fois choisi de me placer assez devant, après en avoir discuté avec une copine du club. En effet, ça bouchonne très vite. Habituellement, je n’aime pas me mettre devant, car je pense qu’il faut savoir rester à sa place, et ne pas gêner les plus rapides sous prétexte de grapiller quelques secondes. Je préfère aussi les départs prudents, les quelques secondes « perdues » à piétiner sont un bon investissement je pense, si on ne perd pas trop d’énergie à slalomer pour dépasser. Là, j’étais théoriquement juste, je ne devais donc gêner personne.

Bref, départ aux premières loges donc (les blocs partent toutes les 3 minutes). Déjà, cafouillage à quelques secondes du départ, avec ma ceinture porte-dossard qui s’est subitement desserrée alors que je voulais l’ajuster. J’ai dû faire un nœud dans la précipitation pour qu’elle tienne. Le coup de pistolet retentit, je pars encore en train de nouer ma ceinture. Ce sera sans incidence, je suis le flux. Mais très rapidement, je me dis que l’allure est trop rapide. Ça ne fonce pas, mais tout de même, il me semble qu’on va vite. Après environ 200-300 mètres, je décide de ralentir. Je me fais dépasser de toutes parts, et je me dis que j’ai été stupide de choisir cette option. C’est bien plus grisant de partir doucement, et de prendre peu à peu son rythme, pour ensuite suivre le flux ou dépasser. Là, j’ai clairement l’impression d’être à contre-courant. Passage au 1er km en 4:44 malgré le ralentissement, c’était donc bien beaucoup trop rapide !

Je trouve malgré tout assez vite la bonne allure, du moins il me semble. Je ne me laisse pas perturber par tous ceux qui me dépassent (ça va durer quelques kilomètres mine de rien !). La première montée est vite là, après 1.5 km environ. Replat après 500-600 mètres, puis c’est parti pour la 1ère vraie montée, sur 2 km. Je cours au feeling, je suis bien, le souffle va bien, les jambes aussi. Objectivement. Pourtant, ce n’est pas l’euphorie. Mes pulsations sont basses, je suis au maximum à 160 puls au haut de la montée, même pas au seuil ! Je veux garder de la réserve pour la suite, c’est loin d’être fini. Je cours bien, je gère, mais je n’ai pas particulièrement de plaisir. Je reprends de la vitesse sur la partie "plane" (c’est encore légèrement vallonné, mais très roulant).

N’ayant pas pu prendre de gel au départ (j’en ai perdu un à l’échauffement), j’en prend un au 7e km plutôt qu’au 10e comme je l’avais prévu. Pour la bonne conscience, car je ne pense pas honnêtement que sur une si « courte » distance, on puisse être à court de sucre. Mais j’aime bien faire ma répétition générale pour le marathon, même si je connais déjà les produits et que je sais qu’ils me conviennent.

On arrive à Courtepin, je prends un verre au vol, je m’agace un peu des gens qui s’arrêtent presque au milieu pour boire ! La voie du milieu devrait rester libre pour ceux qui courent il me semble. M’enfin bon, pas la peine de s’énerver, à nouveau, quelques secondes ne changent rien.

Dans la descente de Pensier, j’essaie de ne pas trop accélérer, juste me laisser porter par la pente, car il y a après la terrible montée de la Sonnaz, et il faut avoir du jus pour l’attaquer.

Je suis toujours dans la gestion, mais sans plaisir je dois dire. C’est curieux, je ne sais pas à quoi c’est dû. J’aborde très prudemment la première partie de la montée de la Sonnaz, puis j’accélère dans la 2e partie, la plus longue. C’est drôle, je suis toujours assez bien sur cette portion là. Il y a le DJ avec sa techno, et je regrette qu’elle soit moins forte que les autres années. D’habitude, on l’entend de loin et longtemps, là, ils ont baissé le volume. Dommage … Du reste, il me semble qu’il y avait aussi moins de groupes de Guggenmusik que d’habitude. Curieux pour la 80e édition !?

A partir de là, je dépasse du monde. J’arrive dans la dernière partie très roulante avant l’entrée dans Fribourg. Je n’aime pas ce passage dans cette zone industrielle. Arrive l’entrée dans Fribourg (je prends en vitesse mon gel coup de fouet avant le dernier ravitaillement, pour pouvoir boire avec), qui me paraît toujours très longue, avec sa première bosse et sa montée finale sur l’arrivée. Elle me paraît moins longue cette fois, sauf la dernière montée qui est vraiment pénible. J’accélère car c’est le dernier effort, mais sans réussir à vraiment me donner, je n’ai pas la motivation à me faire mal.

Je le regretterai après, car mon car mon temps aura été de 1h30:01 ! Il aurait suffi d’un petit sprint pour passer sous l’heure trente, seuil psychologique ! Pas grave, c’était à ma portée, je n’ai pas regardé ma montre, bien fait pour moi !

1h30:01 sur 17.45 km, c’est 1h28:34 rapporté aux 17.17 km habituels, soit sans le petit détour pour éviter le pont en travaux. Mon meilleur chrono est 1h26:23 (2011), donc en gros 2 minutes de moins. De ça, je suis très contente, car 2011 était une année exceptionnelle pour moi (et je pesais 8 kg de moins !). Par contre, en 2011, c’était l’euphorie, du plaisir de bout en bout. Là, une certaine apathie qui me laisse une drôle d’impression.

Contente aussi par rapport à l’an dernier, car je gagne presque 1 min. (même distance cette fois, il y avait déjà les travaux), avec 2.5 kg de plus. Donc il semblerait que malgré mes péripéties de début d’année (bon, j’avais aussi fait des miennes début 2012), j’aie bien récupéré ma forme, le plan porte ses fruits. Mais il manque indéniablement l’enthousiasme. Faut dire que je ne me réjouis pas de Lucerne comme je me réjouissais pour Valence l’an dernier ou Lausanne en 2011. Je me réjouis parce que j’aime les marathons. Mais si ça ne tenait qu’à moi, ce n’est certainement pas celui-là que j’aurais choisi. Ceci explique peut-être cela …

Je m’interroge aussi sur ma capacité à monter fort en intensité. Quand je regarde mes pulsations, je suis quand même perplexe. Déjà l’an dernier, j’avais le sentiment d’avoir pu donner plus, ma moyenne était basse (162 puls, soit juste en-dessous du seuil, qui se situe entre 163 et 169 puls pour moi, selon mon test de lactate). Là, je ne suis qu’à 156 de moyenne, soit 6 puls de moins ! Je suis même descendue à 145 dans la descente de Pensier, c’est dire si je n’ai pas tiré dans cette dernière. Et là, ça rejoint ce que me dit mon homme : je me préserve sans doute trop, par peur de câler, de ne pas tenir.

Et pourtant, j’ai le sentiment d’avoir quand même fait un bel effort, je ne me suis pas promenée. Mais j’avoue aussi avoir toujours été très à l’aise côté souffle, ce sont plutôt les jambes qui suivent moins bien. Alors quoi : c’est ma fc max qui a drastiquement baissé ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à tirer plus ? Est-ce c’est ma peur de ne pas tenir qui me fait rester sur ma réserve ? Ou suis-je vraiment incapable d’aller plus dans le dur ? Faut dire que quand on n’a pas de plaisir, on se fait moins volontiers mal … Est-ce que tout tient à ça ? Manque de plaisir, de motivation ? C’est ça qui me laisse cette impression mitigée dont je parlais au début. Le sentiment d’avoir géré, et paradoxalement d’avoir pas su donner plus, d’être incapable de me bousculer et de me faire mal … Frustrant.

Mais on va rester sur du positif, car après tout, ça s’est bien passé, et je n’ai pas le sentiment non plus d’avoir subi ma course, loin s’en faut. L’entraînement paie, ma forme est bonne. J’ai bien quelques soucis avec mes tibias, mais j’ai trouvé quelques parades qui devraient faire l’affaire d’ici au 27 octobre (manchons de compression, anti-inflammatoires, glaçage, compresses Flector, massages). Quant à Lucerne, le cadre est tout de même magnifique, ce sera certainement une très belle expérience tout de même (il me faut juste digérer le fait de devoir faire 2 boucles).

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 10:08

Je me suis fait peur, puis rassurée ce week-end. Samedi, j’avais des 1000 mètres au programme. Que j’ai faits en solo, mon programme du jour ne me permettant pas d’aller courir avec les autres le matin. Les 1000, c’est quand même nettement plus motivant et sympa en équipe. Mais là, j’avais juste une petite plage de libre entre midi et deux, je n’avais pas le choix.

Ces derniers temps, on ne peut pas dire que je gère bien. Je suis partie beaucoup trop vite sur le premier (4:15), avec pour résultat de progressivement câler sur les suivants, un peu plus à chaque fois (4:23, 4:35, 4:40 !). Au prix d’un gros effort, j’ai réussi à réaccélérer un peu sur le dernier (4:25), histoire d’avoir l’impression de finir sur une note positive. Mais comme j’en ai bavé pour finir en un temps assez médiocre (j'aurais voulu tourner en moyenne en 4:20), ça ne m’a pas vraiment reboostée. Ma confiance en a pris un coup. S’en faut de peu, me direz-vous, mais je suis comme ça. Cette manie de partir trop vite, de ne pas sentir la bonne allure, ça m’inquiète un peu.

C’est donc avec appréhension et sans grande envie que je suis allée faire ma longue du dimanche. Seule à nouveau (gros anniversaire la veille, donc couchée tard, levée tard et pas très en forme …). Comme notre marathon ne sera pas tout plat, notre coach nous incite à nous entraîner en terrain vallonné. Va bien, ça m’évite le déplacement au bord du lac. Je me suis donc calculé un itinéraire sur openrunner qui corresponde à peu près à la durée de ma sortie (1h50 avec 10’ de seuil après 1h30).

L’avantage de ces sorties longues en forêt, c’est que je retrouve des parcours que j’aime et variés. Je n’ai du coup pas vu le temps passer. A mon grand étonnement, j’avais de bonnes jambes et des pulsations basses. Après 1h30, c’était déjà le moment d’accélérer pour les 10’ au seuil. Et comme j’avais bien calculé mon coup, je me suis retrouvée sur du plat (et même une légère descente sur environ 200 mètres) pour cette phase plus rapide, ce qui rend l’effort tellement plus supportable.

Il m’a fallu pas mal tirer pour entrer dans le seuil (que je fais toujours aux pulsations). Du coup, j’ai fait mes 10 minutes à une allure de 4:19, plus vite que mes 1000 m du samedi (la petite descente a aidé). Voilà qui fait du bien au moral. Je termine mon week-end un peu rassurée, ouf !

Le week-end prochain, il y a Morat-Fribourg. Ce sera la 80e édition, tout de même ! Beaucoup de monde et d’ambiance et perspective pour ces 17,4 km vallonnés dans la campagne fribourgoise. J’espère que je saurai gérer mon effort cette fois, et me faire bien plaisir. C’est une course que j’aime beaucoup, pas facile mais très belle. Je ne vais pas me prendre la tête avec le chrono, cette année ne sera de toutes façons pas une année à record en ce qui me concerne ! C'est une année PLAISIR  ! (mais alors pourquoi je me prends la tête comme ça pour mes 1000 mètres ?? Compliquée, j'vous dis  !)

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:52

Me voilà repartie dans un plan marathon. Déjà bien entamé (semaine 9/13) !

Mais revenons un peu en arrière, puisque je n’ai plus écrit depuis fin 2012 !!!

Belles paroles dans mon bilan, bonnes intentions aussi (les années se suivent et se ressemblent) … Seulement, c’est exactement le contraire qui s’est passé. Une fois de plus, alors que cette fois, je n’avais AUCUNE raison de tout foirer, j’ai fait des miennes. Décembre et janvier, j’ai couru un peu n’importe comment, à l’envie, mais j’ai couru. Puis l’hiver, qui avait commencé tôt, s’est éternisé, et ma motivation s’est envolée. Je n’avais plus aucune envie de courir, de sortir dans le froid et la nuit, pour courir le long des routes (forêt impraticable avec trop de neige). Alors j’ai fait une lonnnngue pause, deux mois sans courir ou presque ! Des baffes qui se perdent, j’vous dis !

Comme avant ça, je m’étais inscrite avec une copine au camp que mon club organisait fin mai dans le Jura, il a bien fallu me reprendre. C’est en tout cas ce qui m’a permis de me ressaisir. Je tenais à y aller, quand je m’inscris à quelque chose, en général je m’y tiens. Donc j’ai repris, avec des footings surtout, pour au moins me faire un fond. Le camp, c’était un week-end avec 2 orties le samedi, et 3 le dimanche. Autant y être préparée donc, sinon gare à la casse !

Ce fut un week-end très chouette. J’ai renoué avec le club (toujours tous très sympas et sans rancune), et ça m’a redonné de la motivation. Il y avait 3 niveaux, et j’étais à l’aise dans le plus faible (je craignais ne même pas pouvoir suivre ceux-là). Pas de blessure (c’était un risque, tout de même).

Après ça, retour au club une fois par semaine, et régularité. Mais encore beaucoup de n’importe quoi. Je n’osais pas m’inscrire à une course, trop peur d’être déçue et d’en baver. Or, les courses, ça motive ! Sans objectif précis, on se contente (enfin, JE me contente) de footings je ne me bouscule pas plus que ça.

Et puis deux copines du club ont eu envie qu’on refasse un marathon ensemble, comme en 2011. J’avais beaucoup aimé cette préparation en groupe, ça reste un merveilleux souvenir. Alors même si je n’avais franchement ni l’envie ni l’intention de courir un marathon cette année, vu comme c’était parti, j’ai accepté. Et comme je l’ai dit, quand je m’engage à faire quelque chose, sauf accident, je m’y tiens.

J’ai à nouveau levé un peu le pied pendant nos trois semaines vacances (mais de belles randonnées et quelques footings quand même), puis j’ai attaqué le plan que notre coach préférée nous a concocté.

Et il m’a bien fallu participer à nouveau à quelques courses. Diantre que je n’en avais pas envie !! Mais que ça fait du bien ! Nous avions 3 étapes du Tour du Pays de Vaud. Ce sont de chouettes parcours de 8.5 km environ dans la campagne vaudoise, le mercredi soir, 5 semaines d’affilée sur août et septembre. J’ai beaucoup aimé. Nous devions faire la première en endurance extensive (ce qui m’a ôté une bonne partie de mon stress), les deux autres au seuil (c’est joliment mon allure maxi en course !). De courir au cardio m’a permis d’assez bien gérer ces courses, et de ne pas me soucier du chrono. Une bonne expérience donc, une bonne manière de me remettre dans le bain, sans pression.

Samedi dernier, première course à faire en « mode course », donc sans frein à se mettre. Ben je l’ai tout juste courue au seuil ! Comme quoi je peine encore et toujours à vraiment me mettre dans le rouge. J’avais pourtant l’impression de donner plus, mais non. Faut dire que c’est un parcours que je n’aime pas, un 10 km en boucles, avec petites côtes casse-pattes, virages, descentes. Certains adorent, je déteste. Mais j’ai réussi tout de même à le boucler en moins de 50’ (48:42), ce qui reste une barre symbolique importante pour moi. Honnêtement, pour l’instant, je ne m’en tire pas si mal compte tenu de mes bêtises de début d’année. Le corps a une mémoire heureusement. Est-ce que ça suffira pour faire un marathon honorable ? Pas si sûr, mais on verra bien. Comme toujours, j’essaierai de faire de mon mieux, mais sans viser l’exploit. Me faire plaisir sur cette distance que j’aime tout particulièrement.

Mes doutes viennent de mes jambes. Elles sont très fatiguées. Depuis plusieurs semaines déjà. J’ai trop augmenté la charge et trop vite à mon retour de vacances. Et mes muscles (tendons, articulations ?) me le font bien sentir. Pas de blessure pour l’instant, mais une réelle fatigue, des raideurs assez gênantes quand je cours. Alors pour les séances dures, je triche en prenant un anti-inflammatoire avant (3 fois en tout). Je sais, ce n’est pas bien, faut pas faire taire les douleurs, elles sont un signal d’alarme. Mais pour le moment, ça tient. Je crains surtout de vivre un marathon réellement douloureux cette fois. Je ne peux pas me plaindre, jusqu’à maintenant, je m’en suis plutôt bien tirée, jamais de panne, de blessure, tout a toujours roulé. A mon 2e à Lausanne, j’ai pourtant déjà eu mal aux jambes (c’était les ischios alors, cette année ce sont plutôt les mollets/tibias). Mais c’était juste pendant le marathon, je n’avais rien eu pendant la préparation. Là, ça fait plusieurs semaines que mes mollets me chicanent, parfois plus, parfois moins. Le plan ne me laisse pas vraiment le temps de récupérer suffisamment, et chaque fois que ça baisse, ça revient à la prochaine séance dure.

Alors je me prépare au pire, on verra bien. Pour le reste, je ferai de mon mieux. Le parcours n’est pas réputé facile. Ah oui, je ne l’ai pas dit : il s’agit du marathon de Lucerne, désormais nommé le Swiss City Marathon. Deux boucles (j’aime pas les boucles), mais un cadre magnifique au bord de ce Lac des Quatre Cantons. A vrai dire, j’aurais préféré Francfort, même date, tout plat, pas de boucle (enfin si : une seule ). Mais je n’ai pas réussi à le vendre aux autres. Alors comme je fais ce marathon avant tout dans un esprit de camaraderie, je me plie au désir des autres .

Voilà ! La forme revient avec cette préparation, ça fait du bien. Y’a rien à faire, rien de tel qu’un bel objectif pour garder (je devrais dire reprendre)a le cap ! Reste 5 semaines (enfin, plus que 4 et demi). Dans 10 jours, l’incontournable Morat-Fribourg (que j’aime malgré ses difficultés), puis 3 semaines après Lucerne. Le plus gros est devant, mais on a déjà bien avancé. Je me sens bien dans cette prépa, j’aime ça. Moi qui n’avais pas le goût de participer à un marathon cette année, je me suis prise au jeu et je me réjouis maintenant. Avec un peu d’appréhension, mais je me réjouis vraiment !

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 18:20

Un "petit" (hum !) retour sur l’année qui s’achève, histoire de tâcher d’en tirer quelques leçons. C’est bien là le but, non ?

2012

Après l’euphorie de mon record pulvérisé à Lausanne lors du marathon 2011, le retour sur terre fut quelque peu … difficile ! Un mois d’arrêt obligé post-opératoire, reprise anarchique, irrégularité, découragement, nouvel arrêt, nouvelle reprise, blessure pour cause de non respect des règles de progressivité (noooon, on ne passe pas de 0 à 5 séances par semaine du jour au lendemain !) Bref, du grand n’importe quoi !

Concrètement : une première course en mars dans la douleur qui m’a laissé un goût amer (Kerzerslauf - 15k), une 2e fin mai qui m’a laissée avec un tendon d’Achille douloureux (A Travers Pully - 10k), les 20k de Lausanne (avril) tout simplement sautés pour cause de manque de prépa … Brillant début de saison !

Un été tout aussi bien parti, avec seulement des footings, la faute à Achille ! Forme misérable, JE me sentais misérable, lamentable …

Seulement voilà : dans ma brève euphorie printannière, avant qu’Achille ne se manifeste, mon mari et moi nous étions laissés tenter par le marathon de Valence en novembre. Ni une, ni deux, nous nous étions inscrits, avions acheté dare-dare nos billets d’avion et réservé l’hôtel.

Euh … mi-août, il a bien fallu que je commence à me ressaisir !!!

On a la grande chance au club d’avoir une super coach, celle-là même qui m’avait déjà préparée pour Lausanne en 2011. Elle a très généreusement accepté de me coacher à nouveau, et m’a même permis de faire taire enfin Achille en me montrant comment masser mon tendon. Diablement efficace : en quelques semaines, mes douleurs ont progressivement disparu.

Il y a quand même une équation qui est immuable : régularité + sérieux = résultats à la hauteur des entraînements. Malgré toutes mes péripéties (dont je ne suis vraiment pas fière), la forme est peu à peu revenue. Avec carrément une surprise de taille à la clé : nouveau record sur marathon (très plat et roulant, il est vrai) ! Un instant de grâce, de bonheur non mérité mais néanmoins bien savouré.

Ce résultat n’est certainement pas le reflet de ma saison, mais un joker que le destin a bien voulu m'accorder. Ça ne m’arrivera pas deux fois, que je me le dise ! (mais y'a bien 2 jokers dans les jeux de cartes, non ?)

Alors pas question de répéter les mêmes erreurs. J’en ferai peut-être d’autres, mais pas les mêmes ! (que je dis, que je dis ...)

Depuis, donc, j’ai couru. Pas de grosse pause cette fois. Après 3 jours de repos complet, j’ai repris les footings, à raison de deux la première semaine (30’ chacun), puis trois les 3 semaines suivantes (de 40’ à 50’). C’est maintenant ma 2e semaine à 4 sorties hebdomadaires. J’ai intégré un peu de vma (30"/30", 1’/1’) mais sans forcer, juste pour maintenir les acquis. Les sensations restent excellentes pour l’instant, je prends beaucoup de plaisir à faire mes sorties, malgré le mauvais temps. Pourvu que ça dure, l’hiver ne fait que commencer !

En chiffres

1660 km courus cette année (contre 1665 en 2011). Tout de même, je suis surprise, je pensais moins.

7 courses (contre 14 en 2011)

nouveau record sur marathon en 3:37:19 (contre 3:38:30 en 2011)

Bon, ben le bilan, alors ?

Mitigé. Car ce qui aurait dû être une belle saison a été tout le contraire jusqu’à ce que j’attaque mon plan marathon. Une impression d’auto-sabotage. Comment ai-je pu tellement mal gérer mon après-marathon, redescendre si bas mon état de forme ? Comment ai-je pu faire de telles erreurs alors qu’en théorie, je sais ce qu’il ne faut surtout pas faire ? Honnêtement, je me suis beaucoup déçue moi-même.

Positif quand même, car cela s’est incroyablement bien terminé ! Je dois quand même avoir une bonne étoile, là-haut dans le ciel, qui brille pour moi !

Les leçons à en tirer

  • L’arrêt complet d’un mois n’était certes pas idéal, mais je n’avais pas le choix : sur ce point, je n’y peux rien, et n’ai donc rien à en apprendre, quoique … Je retiens tout de même que si on fait un arrêt complet (souvent recommandé à ce que j’ai pu lire et entendre), il ne faut pas qu’il se prolonge.

     
  • Se fixer assez rapidement des objectifs, avec un ou deux objectifs phares. Indispensable pour garder la motivation et éviter les périodes d’égarement. Je ne suis pas assez disciplinée pour gérer les longues périodes sans but précis. S’il n’y avait pas eu le marathon de Valence inscrit et fixé, je n’ose pas imaginer ce qu’aurait été la fin de ma saison …

     
  • Ne pas trop réfléchir et s’interdire les (mauvaises) excuses. Surtout en hiver ! Si je n’ai pas toujours envie de sortir, parfois même pas du tout, je suis toujours heureuse quand c’est fait, si bien après (et aussi pendant !), fière de moi, plus forte chaque fois (dans la tête s’entend). Si on commence à repousser, la tentation est chaque fois plus forte, la volonté toujours plus vacillante : il neige, il y a du brouillard, j’ai mal dormi, je n’ai pas le temps, autant de mauvaises raisons, de fausses excuses. Le boulot, les tâches ménagères et autres obligations, on ne réfléchit pas, on les fait parce qu’on n’a pas le choix. Ce doit être la même chose avec la course à pied : ça doit être une évidence qu’on ne remet même pas en question !

     
  • Aller plus souvent - je dirais même régulièrement - au club. Même si je ne suis souvent pas dans la bonne allure pour moi, et que je tire parfois la langue, c’est tout bénéfice : je retrouve l’esprit d’équipe, la convivialité des entraînements partagés, la stimulation des fractionnés en groupe et bien sûr le plaisir de retrouver les autres membres.
     
  • Je suis plus endurante que rapide. En véritable diesel, il me faut du temps pour me mettre en route. Sur marathon, le 1er semi fait office d’échauffement. Sur des distances plus courtes, je dois absolument m’échauffer suffisamment et correctement. Je me dis que 15-20 minutes, c'est trop juste pour moi. Peut-être alors arriverai-je à mieux supporter les intensités plus élevées et prendre (presque) autant de plaisir que sur marathon ? A essayer en tous cas.

Voili, voilou : YAPLUKA !!! 

Bonne année 2013 !

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 12:07

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Autant vous avertir tout de suite, ça risque d’être long ! Tant de souvenirs, tant d’émotions, difficile de tout résumer en quelques paragraphes.

Inscrits depuis le mois d’avril, voici enfin venu ce week-end tant attendu, mon gros objectif de l’année et une escapade en amoureux. Je ne vais pas me répéter, vous savez déjà que ma préparation s’est bien déroulée, que j’ai suivi scrupuleusement mon plan, que j’en ai parfois bavé, que mes compétitions préparatoires se sont toutes bien passées, bref, je me sens prête.

Le voyage

Nous sommes partis vendredi en milieu de journée, avec 1h30 de retard. Les 3 heures d’escale à Madrid se sont réduites de moitié, pas de quoi rater le vol, loin s’en faut, mais de quoi perdre nos bagages : arrivés à Valence, Iberia nous annonce que nous ne les aurions pas avant le lendemain. Une trousse de dépannage est remise chacun, avec de quoi se débarbouiller, un « pyjama » (short / T-shirt) et des pantoufles jetables. Prudents, nous avions nos runnings avec nous : Evaristo dans son sac à dos, et moi à mes pieds. Au moins, nous avions l’essentiel si nous devions ne pas retrouver nos bagages !

Nous nous rendons à l’hôtel en métro puis à pied (quand même un bon km). Il s’agit de l’hôtel officiel du marathon, le Holiday Inn qui se trouve à 15’ à pied de la cité des sciences, lieu de départ et d’arrivée. L’établissement est très bien, c’est un grand bâtiment moderne, les chambres sont bien isolées et très calmes.

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Nous allons manger un plat de pâtes aux fruits de mer dans le restaurant italien de l’autre côté de la rue, histoire de faire le plein de carburant. Bon, les pâtes, ce n’est décidément pas la spécialité des Espagnols, elles étaient bonnes mais beaucoup trop cuites ! Nous avons aussi terminé le gâteau-sport maison entamé la veille dans la journée, le 2e gâteau (d’Overstims) pour samedi et dimanche matin est quant à lui dans nos bagages …

Le lendemain matin, toujours pas de bagages, nous nous rendons donc à l’expo retirer nos dossards. Il a plu durant la nuit, les chaussées sont bien mouillées, et le ciel est gris, c’est tristounet. Malgré tout, il fait sec (pluie annoncée pour tout le week-end aux dernières prévisions), et surtout il fait très bon : 19°C. Pourtant, cette ville me plaît déjà : ses parcs sont magnifiques, ses allées larges, c’est propre, la première impression est très positive. Le site de la Cité des sciences est tout simplement magnifique. Moderne, entouré de verdure (et c’est encore très vert là-bas !), de cours d’eau, un régal pour les yeux. Des promeneurs, des joggeurs, des familles avec enfants, tout un petit monde paisible circule dans cette zone, et bien sûr, les participants aux deux courses du week-end : le marathon et le 10 km.

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Retrait facile, bien organisé, tout roule. L’expo est bien faite, avec pas mal d’exposants. Après avoir retiré nos dossards, on peut vérifier le bon fonctionnement de la puce sur un écran qui affiche nos coordonnées. Pendant ce temps, la météo s’arrange, il ne fait pas grand beau, mais le ciel se dégage, pourvu que ce soit pareil dimanche !

Nous allons retirer notre sac de coureur (dans lequel on pourra mettre les affaires que l’on veut récupérer à l’arrivée), avec un beau T-shirt (modèle différent pour femmes et hommes), des bons et de la documentation. Une paella-party est organisée de 13h00 à 15h30, nous décidons d’y aller. Elle est servie en extérieur, avec des tables à l’abri, mais d’abord, nous retournons à l’hôtel récupérer nos bagages qui sont enfin arrivés. Et puisque nous avons du coup nos tenues, nous en profitons pour faire notre ultime sortie : 30 minutes tranquillou et 6 lignes droites (100 m). Il fait moite, on transpire, mais j’ai une pêche d’enfer, c’est bon pour le mental !

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Le soir, pendant le souper (du riz au homard, miam !), nous débattons (c’est le mot !) de notre stratégie de course : Evaristo aimerait bien viser 3h40, mais ne sait pas si il ose risquer ce chrono. Il n’a couru qu’un marathon dans la douleur à New York à cause de son genou, et craint d’avoir à nouveau des problèmes. Par contre, il est nettement plus rapide que moi (1h41 au semi). Quant à moi, toujours très carrée et rationnelle, je n’ai pas envie de risquer de tout rater pour grapiller quelques malheureuses minutes : 3h40, ce n’est de toutes façon pas mon record, mais c’est à priori plus que ce à quoi je peux prétendre cette année : mon test 5k me permet d’espérer un chrono de 4:43:30 (ça y est, c’est dit !), ce qui me suffit amplement ! Je n’ai pas de pression, mais un peu d’appréhension quand même, un marathon n’est jamais gagné d’avance, et si je ne cherche pas à faire mieux qu’en 2011, j’aimerais quand même faire un bon temps, et surtout, ne pas tout foirer en étant trop ambitieuse. Alors, courir ensemble ou pas ? Nous n’arrivons pas à nous décider, et décidons que la nuit portera conseil.

La course !

Un gros orage a éclaté pendant la soirée, mais quand nous nous réveillons, le ciel est bien dégagé ! Ils se sont trompés aux prévisions, youpie ! Par contre, il va faire chaud, alors je choisis ma tenue d’été (sans manches) et prends mon porte-gourdes. C’est très amusant de courir en Espagne à cette saison, car pour eux, il fait déjà frais, et il faut les voir avec leurs couches et manches longues, incroyable !

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Nous nous rendons donc à pied sur le lieu du départ, et allons remettre nos sacs dans la zone prévue. Tout est très bien organisé, mais que de monde ! 9200 inscrits sur marathon, et quelques 3000 sur le 10k. A peine le temps de faire pipi et de trottiner 8-10 minutes, que c’est déjà l’heure de se rendre dans l’aire de départ. Pas de blocs, mais des zones grossièrement indiquées par des drapeaux de couleur correspondant à celles des dossards. Le départ des 2 courses étant donné simultanément, nous manquons de nous enfiler dans la fausse colonne, celle des 10k ! Heureusement, on s’en aperçoit et on change d’allée.

On se place au beau milieu de la zone orange, ce qui correspond à nos chronos estimés au moment de l’inscription (3h40). Le départ est donné, des pétards sont tirés, il y a une ambiance du tonnerre ! C’est parti, tout tranquillement. D’après les chronos officiels, nous mettrons 4:05 à franchir la ligne de départ. Le pont est commun aux deux courses, mais il est divisé en deux, et les parcours se séparent ensuite. Que de monde, que de monde ! Les avenues sont larges à Valence, mais elles sont bien remplies par les coureurs. Je reste sur ma décision de partir à 5:18/km, quand à Evaristo, pour l’instant, il court avec moi. C’est difficile de rester ensemble tant il y a de monde. On zigue-zague, on essaie de dépasser comme on peut, car ça trottine vraiment. Le premier kilomètre sera bouclé en 5:30, pas si lent finalement compte tenu du début ! Vers le 3e km, ô surprise, on voit le ballon des 4h30 !! Mais à quelle allure sont-ils partis ? C’est dingue !? En fait, on l’apprendra après, et c’est peut-être le seul « défaut » de ce marathon, les ballons étaient tous placés à l’avant. Tout à fait étonnant, car ils ont dû gêner bien des gens plus rapides. Une erreur de débutant on dira. Car si c’est la 32e édition de cette course, ce n’est que la 2e année que le départ a lieu depuis la Cité des Sciences, et ils ont carrément doublé le nombre de participants, l’an dernier, et à nouveau cette année. Un succès en grande partie dû à ce cadre magnifique, et au parcours très plat.

Peu après, Evaristo prend de l’avance, et je le laisse partir. Nous ne courrons donc finalement pas ensemble. J’essaie de tenir les 5:18, je suis un tout petit tantinet plus vite, mais qu’est-ce que je me sens bien ! Le parcours est incroyablement plat, ça change de Lausanne (non pas que ce dernier soit vallonné, mais il comporte de nombreux faux-plats). Il y a de la musique tous les km, voire même plus ! Les spectateurs ne sont pas trop nombreux au début, mais il y en aura de plus en plus au fil des kilomètres, et ce sera du délire sur la fin. Hormis le passage au nord de la ville, un peu moins beau, c’est décidément une très belle ville. Il fait bon (14°C quand on s’est levés, le thermomètre montera jusqu’à 22°C), il fait beau, je suis bien.

Comme en 2011, je dois me freiner, régulièrement. Normal, c’est un marathon, il faut être bien au début, faute de quoi on est mal barré ! Donc du pur plaisir, et plus les kilomètres passent, plus je me sens bien. J’essaie quand même toujours de rester régulière, le semi arrive (1:51:29, je suis dans les temps, 20 secondes d’avance), on est en plein soleil, je dois prendre garde. Mais quand même, j’accélère peu à peu. Je suis portée par certaines musiques, comme par exemple le thème des « Chariots de feu », diffusé à fond qu’on entend loin à la ronde, ou encore par la musique techno dans le long tunnel après 27e km (excellente idée soit dit en passant, de quoi tuer la monotonie du tunnel).

En fait, je vais gentiment accélérer, d’abord sans m’en rendre vraiment compte, car je n’ai pas les yeux rivés sur ma montre, étonnamment. Mon chrono bipe à chaque km et affiche le temps du « circuit » quelques secondes, un petit coup d’œil me suffit à vérifier mon allure. Quand le 27e km bipe, peu avant l’entrée du 1er tunnel, j’aperçois avec horreur 4:52 ! Là, je me force à ralentir, c’est de la folie. Dur de ralentir avec cette techno. Dans le tunnel, je suis surprise de voir mon homme, que je vais dépasser. Il a l’air bien (il me le confirmera par la suite, ce n’est qu’après que ça s’est corsé pour lui, vers le 30e).

Je retourne à un rythme assez régulier, plutôt calé sur les 5:10 que 5:18, mais ça ne me fait pas peur. C’est très étrange. Je vais peu à peu entrer dans une sorte d’euphorie, et pour la première fois depuis que je cours, je ne vais plus écouter ma raison mais mon cœur. De la folie ? Sans doute, mais qu’importe me dis-je ! Après tout, c’est mon 5e marathon, il me semble me connaître un peu, je suis si bien, les jambes tournent bien, et heurter le mur du 30e ne me fait soudain plus peur. Ça doit être les endorphines, ce n’est pas possible, ça me ressemble si peu ! Je me rappelle les conseils de Teresa : maintenir l’allure jusqu’au 35e, puis si je le peux accélérer mais pas ne réduire l'allure de plus de 7 secondes. Or, j’ai déjà une allure plus rapide que prévue, et j’accélère encore : de la folie pure ! Et donc, je ne me l'explique pas encore, je me suis dit « et puis m…., j’y vais ! ». Et le 30e qui n’était même pas encore là ! Il faut dire que l’accélération est douce et progressive, et que je ne la sens pas. Ma tête n’est pas synchronisée avec mes sensations, elle me dit « t’es folle » alors que mes sensations me disent « mais non, vas-y, tu le peux ».

Bref, ça cogite dans ma tête, mais rien n’y fait, je continue sur ma lancée. Il y a des moments où je sens que les jambes sont plus lourdes, qu’il faut tirer pour maintenir l’allure, mais je continue, imperturbable, toujours transcendée. J’ai pris un gel tous les 5 km (à peu près, parfois un peu après), et je sens qu’à chaque prise, je regagne en énergie. Donc finalement, je n’en perds jamais vraiment. J’ai mes gourdes avec moi, mais les ravitaillements sont si bien faits que je les touche à peine. On nous distribue des mini-bouteilles, qui tiennent très bien dans la main. J’en aurai toujours une à la main, en réserve.

Dans les moments moins faciles, je me dis « tu ne vas pas lâcher maintenant : tu as voulu tenter le tout pour le tout, va jusqu’au bout maintenant ». Je me dis que rien ne doit m’arrêter, sauf si je ne peux pas faire autrement. Côté souffle, je suis très bien. Les jambes veulent parfois un peu ralentir, mais que nenni, je ne les laisse pas prendre les commandes !

Les kilomètres défilent, je suis moins euphorique, mais toujours déterminée. Quand on passe le 32e, je me dis « plus que 10, ce n’est rien du tout 10 km », je les comptes un à un, et ils défilent assez vite, finalement. Je passe sous les 5’ au kilomètre, c’est de la pure folie. Je ne sais même pas ce que je vise au juste. Je me dis que je vais peut-être pouvoir rattraper les quelques minutes qui me manquent pour arriver à 3h40. Etre à nouveau sous les 3h40 serait le top, inimaginable ! Je ne regarde pas mon temps, je ne veux pas me faire peur (et de toutes façons, les temps de passage ne me disent rien). Je cours, je dépasse, je dépasse, plus ça va et plus je dépasse. Je manque même de tomber une fois à un ravitaillement, car il y a toujours beaucoup de coureurs, et quand ils s’arrêtent net, c’est difficile de les éviter !

Je dois dire que je suis surprise, par rapport à Lausanne, du peu de coureurs en réelle difficulté. Certains marchent ou ont des crampes, mais ils sont rares. Je vois beaucoup moins de ravages qu’à Lausanne, pour ne pas dire très peu. Mais comme j’ai pas mal accéléré, mine de rien, forcément, je dépasse du monde !

Bon, je ne vais pas fanfaronner non plus, les derniers kilomètres n’ont pas été faciles. De très à l’aise, je suis peu à peu entrée dans le dur. Mais je n’ai jamais câlé. J’ai tenu ma folle accélération jusqu’au dernier mètre. Je ne me suis pas arrêtée une seule fois, pas même marché aux ravitaillements, toujours attrapé la bouteille à la volée.

L’arrivée est juste magnifique, sur ce plan d’eau ! Le public est déchaîné, nous hurle des encouragements, c’est MAGIQUE ! Je passe la ligne, et je vois 3:37:19 à mon chrono (qui sera confirmé par la puce) ! Je n’en reviens pas, j’ai fait 6 minutes de moins temps prévu ! Je marche pour ne pas arrêter mes jambes tout net, et attends Evaristo. Les jambes sont lourdes mais vont bien, je fais quelques étirements après quelques minutes. Evaristo arrive un peu après, il termine en 3:48:56 à son chrono, satisfait de terminer sous les 3h50. Il a souffert mais il a géré, n’a perdu que 8’ sur le 2e semi alors que son genou tirait et que les jambes étaient lourdes. Il n’a pas baissé les bras et s’est battu jusqu’au bout lui aussi.

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Dans l’aire d’arriée, nous recevons la médaille, bien sûr, mais aussi un sac de mandarines (c’est la région !), des patisseries, des boissons, un linge. Evaristo souhaite s’asseoir un moment, il y a toute une zone pour ça, on est au soleil, il fait super doux. Puis en allant récupérer nos sacs, on passe devant une aire de massages : au bas mot 50 masseurs/euses qui dorlotent les jambes des coureurs. On décide d’en profiter, à peine quelques minutes d’attente et c’est déjà notre tour. Une moment agréable très apprécié.

Les sacs sont récupérés facilement en montrant notre dossard.

Vraiment, une organisation au top ! Il ne manque que les blocs au départ, sinon, tout est PARFAIT ! Et tout se fait dans la bonne humeur, avec le sourire, c’est vraiment un marathon extraordinaire. Je ne peux que le recommander du fond du cœur. Une très belle ville, un très beau parcours, rapide qui plus est, une douceur qui fait du bien en novembre, un public d’enfer, et un cadre somptueux ! Valence, on y est en un week-end, les vols ne sont pas chers si l’on s’y prend à temps. Et on y mange aussi très bien !

Les chiffres

Alors voilà, c’est assez dingue. Je suis bien évidemment sur mon petit nuage. Je bats mon record de 1:21 alors que je n’avais pas du tout prévu ça. Mais ce qui me sidère le plus, c’est de voir les chiffres. Car si je sais bien que j’ai été plus vite sur le 2e semi je ne pensais pas l’avoir couru en 1:45:50, soit à 13 petites secondes de mon record sur la distance, avec déjà un semi dans les jambes ! Quant à la vitesse, laissons parler les chiffres.

Temps officiel (au coup de pistolet) : 3:41:24

Temps réel (à la puce) : 3:37:19 (11,65 km/h - 5:09/km)

Temps de passage selon puce* (avec vitesse pour chaque pallier) :

10k : 53:12 soit une vitesse de 11.28 km/h (5:19/km) sur 10k

15k : 1:23:42 soit une vitesse de 11.36 km/h (5:17/km) sur 5k

semi : 1:51 :29 soit une vitesse de 11.48 km/h (5:14/km) sur 6.1k

25k : 2:11:41 soit une vitesse de 11.59 km/h (5:11/km) sur 3.9k

30k : 2:37:07 soit une vitesse de 11.8 km/h (5:05/km) sur 5k

35k : 3:01:58 soit une vitesse de 12.07 km/h (4:58/km) sur 5k

42.195k : 3:37:19 soit une vitesse de 12.21 km/h (4:55/km) sur 7.2k

*les résultats complets figurent ici, mes résultats détaillés sont .

Voilà qui me laisse songeuse. Décidément, je crois que le marathon est une distance qui me convient bien, que j’aime vraiment. Parce qu’on y est bien, c’est une allure qui est facile à tenir, il faut juste gérer les douleurs (quasi inexistantes dans mon cas, je n’ai pas beaucoup de mérite) et balayer les pensées négatives. Je souffre sur les courtes distances, car je peine à me mettre dans le rouge, ce que j’ai constaté tout au long de ma préparation. J’ai bien senti à Morat-Fribourg et à Lausanne qu’il me semblait pouvoir donner plus, maintenant ces chiffres me le confirment. Pourtant, sur le moment, même si je cherche toujours à gérer et à rester dans un certain confort, j’ai l’impression malgré tout de donner le meilleur de moi-même. Là, je commence à me poser quelques questions quand même. Et puis bon, je n’aime pas me faire mal. Ma foi, à chacun son truc !

En tous les cas, pour le moment, je savoure mon bonheur !

Classement :

Classement en temps réel : 3013 sur 7737 finishers (H+F)

Classement en temps officiel : 3220 sur 7737 finishers (H+F)

Classement femmes toutes catégories : 123 sur 689 

Classement (temps officiel) catégorie : 17 sur 144 veteranas fem C (pas de classement catégorie au temps réel) 

Classement par pays : 5 sur 32 Suisses (H+F)

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Published by valcox - dans compétitions
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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 16:06

Dernière ligne droite avant le jour J !

Depuis le semi, tout s'est bien passé, j'ai fait toutes mes séances exactement comme prévu dans le plan, très rigoureusement comme toujours. J'ai accusé un peu de fatigue dans les jambes quand même, seul petit bémol à cette fin de prépa. Je me dis que c'est normal après tout, il y a eu bien des efforts, et que cette dernière semaine allégée devrait leur redonner du tonus. J'espère ne pas avoir de mauvaise surprise pendant le marathon, comme en 2009 où mes jambes avaient été douloureuses dès le 15e km, et ce, jusqu'à l'arrivée ! C'était gérable mais très pénible ...

Le test 5k de samedi dernier (22:21) me laisse présager un chrono tout à fait honorable, même si je n'en fais vraiment pas une fixation cette année. Ce ne sera pas un record, mais si tout se passe bien et que je n'ai pas de mauvaise surprise (crampe, mur, blessure ...), ce devrait être un bon marathon. Si je suis relativement confiante, ce n'est pas non plus l'euphorie de l'an dernier : ma préparation en solitaire s'est certes très bien déroulée, mais il manquait le partage et la joie de courir avec les autres, de partager attentes, stress, émotions, joies, encouragements mutuels ...

Par contre, j'ai hâte d'y être, avec mon homme, en amoureux, petite escapade sportive de quelques rien que nous deux. Hâte de découvrir cette ville, de goûter à la délicieuse paella valencienne, de courir dans ses rues ! Hâte de découvrir un nouveau parcours, après Lausanne (3 fois) et New York ! Deuxième marathon à l'étranger. J'espère qu'il y en aura d'autres, dans de nouvelles villes. J'aime découvrir en courant.

Dernière semaine

Puisque ça m'avait bien convenu, je refais le régime RDS. Là, j'en suis à mon deuxième jour, donc en phase hyperprotéinée et hypoglucidique. Dès jeudi matin, je vais inverser la tendance et faire le plein de glucides, si possibles lents, jusqu'au marathon. Mon corps devrait surcompenser le manque des trois premiers jours et les réserves de sucres devraient être à leur maximum pour dimanche.

Un petit footing de 40' ce matin, un autre de 30' prévu jeudi, et un dernier samedi avec quelques lignes droites, sur place. Nous partons vendredi pour Valence, via Madrid. La météo s'annonce bonne (pour l'instant en tous cas) et douce : 18-20°C ! Ce sera chaud pour nos organismes habitués à des températures plus fraiches depuis quelques semaines. Mais c'est une bonne température qui me plaît, et ma foi, la tenue sera légère !

Préparatifs

J'hésite encore à prendre mon porte-gourdes. Cette année, j'ai fait mes courses sans, et ça s'est très bien passé. C'est tout de même agréable de ne pas avoir ce poids autour de la taille. Mais avec la douceur annoncée, je me demande s'il ne serait pas bon d'avoir une ou deux gourdes à portée de main, car je risque bien d'avoir soif entre les ravitaillements ... Je le prends, et on verra sur place. Le footing de samedi devrait me donner une bonne idée de ce qui m'attendra dimanche.

J'emporterai bien sûr mon "gâteau-sport" et mes gels.

Voilà. Y'a plus qu'à ! Je me réjouis !

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Published by valcox - dans entraînement
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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 11:02

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Ça y est, la dernière course préparative est faite. Il ne reste plus que trois petites semaines jusqu'au marathon maintenant, avec encore quelques belles séances avant de lever le pied.

Donc en quelques mots, tous se passe toujours bien. Je suis mon plan à la lettre (est-il encore besoin de le préciser ?), souvent en solitaire, parfois accompagnée de mon tendre époux. C'était plus fun l'an dernier avec l'équipe que nous formions, mais je m'y suis faite, et j'ai malgré tout beaucoup de plaisir à suivre cette prépa.

J'ai même trouvé moyen de nous trouver un beau parcours aux alentours d'Europapark mardi dernier : il y avait une sortie avec 20' de tempo au milieu, et il n'était pas question de la manquer, ni le footing du lendemain d'ailleurs. Alors hop, je me suis "rendue" sur Openrunner, j'ai zoomé sur Rust (la localité qui héberge le parc d'attractions au Sud de l'Allemagne), et je me suis concocté un petit parcours de 9 km en campagne. Top ! Une belle boucle sans tourner en rond ni faire d'allers-retours, de petites routes peu fréquentées et même de beaux chemins non goudronnés, un profil tout plat ! C'est quand même fou ce qu'on peut faire de nos jours grâce à internet ! Mon homme a fait une petite infidélité à son plan et m'a accompagnée, il n'osait pas me laisser m'aventurer seule dans la nature germanique ! Nous avons remis ça le lendemain matin au réveil, avant le petit-déjeuner, pour un petit footing fort agréable avant de filer sur l'Aslace et ses beaux vignobles. Une sympathique escapade loisirs et sportive de deux jours.

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Départ du marathon à 10h10

Donc dimanche, c'était le Lausanne marathon, qui propose trois distances, dont le semi. Après une magnifique et douce semaine automnale, l'hiver a fait une brusque apparition précisément pour le jour de la course ! Samedi déjà, les températures ont chuté en cours de journée, et les premiers flocons ont commencé de tomber l'après-midi. La nuit de samedi à dimanche, le vent s'est levé, pour se montrer tempétueux : rafales jusqu'à 110 km/h sur le plateau, jusqu'à 140 km/h sur les crêtes du Jura. Au réveil dimanche matin, le paysage était vraiment hivernal, les fenêtres blanchies par la neige soufflée.

Nous nous sommes rendus à la gare en métro avec des amis, où nous avons pris le train pour la Tour-de-Peilz, lieu de départ du semi. Et là, agréable surprise : pas de neige au sol, seulement un bon vent glacial, mais finalement pas pire qu'une journée de janvier, juste un peu précoce pour la saison ! Pour nous, le départ était à 13h30 (13h39 précisément dans mon cas, avec les départs en blocs). Les marathoniens quant à eux partaient partis à 10h déjà, au plus fort de la tempête. J'ai bien pensé à eux, ça n'a vraiment pas dû être évident de courir 42 km dans ces conditions ! Une pensée également pour les bénévoles, sur pieds dehors depuis 8h du matin et jusqu'à la fin du semi, soit des heures immobiles dans le froid !!

J'avais pris mes couches avec moi : un collant long, un sous-pull technique manche courtes, un pull technique manches longues, et une très fine veste coupe-vent. Par-dessus : une vieille laine polaire destinée à rester sur place, pas le courage d'attendre presque 1h dans le froid (les derniers camions pour ramener les sacs à Lausanne devaient partir à 12h45 déjà, finalement ils auront attendu un peu plus). J'étais donc prête à affronter la bise noire.

Petit échauffement de 20 minutes, puis j'ai rejoint le bloc de départ, le temps d'avaler un gel, et hop, c'était parti !

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Je n'ai pas vraiment prévu de tactique de course. L'allure marathon n'est pas encore définie (comme l'an dernier, j'attends les insturctions de la coach dans 2 semaines), j'ai le feu vert pour le courir en mode semi, mais sans trop forcer, car il ne faut tout de même pas générer trop de fatigue à 3 semaines de l'échéance. J'ai dans la tête un chrono de 1h50, idéalement un tantinet moins, mais honnêtement, je ne me mets aucune pression, ce n'est pas mon objectif. Je pars doucement (1er km en 5:21), accélère un peu, car je ne veux pas non plus trop jouer la prudence (2e km en 4:45), oups ! je ralentis à nouveau (c'est du grand n'importe quoi jusque là) et m'installe enfin dans une allure assez régulière, enfin c'est ce qu'il me semble. Il faut composer avec les quelques faux-plats, le vent parfois violent de face, mais au final des conditions pas si terribles. Je prends un verre (d'eau !) à chaque ravitaillement, quelques gorgées avalées sans hâte (mais sans m'arrêter) car elle est froide, je n'ai pas pris mon porte-gourdes. Un gel après 42', et le gel "coup de fouet" au 17e (après env. 1h26 de course). De là, j'accélère gentiment, j'ose un peu plus. Je cours le dernier km en 4:27, ce qui me fait très plaisir quand je pense que j'avais peiné à cette allure sur des 1000m une semaine avant ! Comme quoi c'est beaucoup dans la tête ...

LM2012-2

Au final, un chrono de 1:45:37 qui me ravit ! C'est mon record personnel. Mon dernier semi date de 2005 où j'avais fait 1:49:10 sur ce même parcours (temps à ma montre, car le chrono officiel de 1:50:48 était alors au coup de pistolet), et mon meilleur chrono sur semi avait été réalisé l'an dernier durant mon marathon (1:48:46 sur le 2e semi). Donc la forme revient, l'entraînement paie, ça fait du bien ! Sans être revenue au niveau de l'an dernier, j'ai tout de même bien progressé durant ces dernières semaines.

Quant à mes sensations : plutôt bonnes dans l'ensemble, une impression de facilité, ou plutôt l'impression d'être dans la bonne allure pour la distance (pas pour le marathon !). Je gère mieux mes courses, ce qui donne toujours l'impression de "j'aurais pu tirer plus", mais pas si sûr au final ... Je me dis qu'en allant plus vite, j'aurais aussi certainement câlé à moment donné, ou tout du moins je me serais mise dans le dur et aurais eu moins de plaisir ! Sinon, un peu d'ennui par moments sur ce parcours, chacun étant enfermé dans sa bulle, froid oblige. Et puis ça m'a fait bizarre de me retrouver sur ce parcours sans faire l'aller-retour ! Un brin de nostalgie, l'euphorie en moins ...

Prochaine étape : Valence dans moins de 3 semaines ! Le temps file !!

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Published by valcox - dans compétitions
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