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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 11:56

J’ai de nouveau couru avec le club hier soir. En effet, en vue de la préparation marathon, j’irai dorénavant en principe tous les mardi et jeudi avec eux.

J’ai rejoint comme toujours le jeudi le groupe de Teresa, qui avait prévu 6 côtes d’une minute, récupération en revenant en trottinant. Nous avons eu droit à de bonnes explications quant à la technique de course en côtes, et chacun les a faites à son rythme. Une bonne séance, pas trop dure puisqu’il n’y avait que 6 répétitions. Par contre, ça allait trop vite pour moi à l’échauffement et au retour au calme, je ne suis plus habituée, ou alors j’ai un peu perdu la forme !

Et comme toujours, nous avons eu droit à de bons étirements à la fin, ce que j’apprécie toujours.

Puis j’ai attrapé une personne compétente et en qui j’ai confiance (que je ne nommerai pas pour des questions de discrétion) pour lui faire part de mes préoccupations quant à mon plan. En effet, je ne cesse de m’interroger, en particulier en ce qui concerne les sorties longues intégralement à allure marathon. Je ne suis certes pas une spécialiste, mais j’ai beaucoup lu (magazines, livres, forums), et honnêtement, JAMAIS je n’ai vu qu’on faisait ces sorties à allure marathon du début à la fin. Partout, ils préconisent de les faires sur les graisses, en introduisant peu à peu des fractions (plus ou moins longues selon les plans) à allure marathon. Et cela me chicane et me travaille. Bien sûr, le plan prévoit une sortie de 1h15 sur les graisses presque chaque semaine, mais est-ce bon de courir plus deux heures à allure marathon ? Est-ce que ça apporte quelque chose ? N’y a-t-il pas un risque de se fatiguer prématurément ? Est-ce le bon moyen d’atteindre son objectif ?

Et effectivement, cette personne partage mon avis, et me recommande de ne pas suivre ce plan. Elle est prête à m’aider, tout en pouvant suivre les entraînements du club, auxquels je n’ai pas envie de renoncer. On en discutera plus en détails, je lui montrerai le plan et elle me donnera ses indications.

Vous allez me dire que je suis une vraie girouette, voilà maintenant une troisième option, de dernière minute en plus (à 10 ½ semaines du marathon). Seulement je me vois mal suivre un plan pour lequel j’ai des doutes. Je pense que s’il est important d’avoir un bon plan, il est tout aussi important d’être serein et confiant quant ce plan. Déjà que j’ai de gros doutes quant à mes capacités, si en plus je doute du plan, je n’aurai à coup sûr pas un mental de battante pour réussir mon objectif !

En plus, puisque je ne veux pas renoncer au club, cette dernière solution le permet. Honnêtement, la plan Daucourt (donc qui m’a été remis suite au test de vma) serait parfait sans cela. Seulement il implique d’oublier le club quelques mois, ce qui m’ennuie beaucoup.

Alors voilà où j’en suis de mes réflexions

Prochaine sortie prévue samedi : 1h dont 3 x 5’ à allure 10 km, récup 3’, que je ferai seule, pour bien aller doucement à l’échauffement et à la récup. J’espère en avoir le temps, car la journée s’annonce déjà chargée.

Dimanche : sortie de 15 km (1h30) avec le club à 9h au bord du lac. Ça va chauffer, le week-end s’annonce caniculaire ! Il fait déjà bien chaud depuis quelques jours …

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 09:26

Me voilà de retour ! Bien reposée (mais pas encore tout à fait à l'heure suisse : il y a tout de même 9 heures de décalage), les batteries rechargées et la tête pleine de bons souvenirs. L'Oregon est magnifique, pas si vert qu'on le croit : si les côtes du Pacifique le sont bel et bien, le centre lui est carrément désertique ! Beaucoup de variété donc, de superbes paysages (Crater Lake est sublime), du beau temps hormis quelques jours un peu gris, bref, de belles vacances.

Question course à pied, j'ai couru un tantinet moins que prévu : une fois la première semaine, deux fois les deux semaines suivantes. Raymond recommandait donc une sortie sur les graisses et une sortie de 30/30 par semaine, je n'en aurai fait qu'une de 30/30, l'autre ayant été "remplacée" de façon tout à fait improviée par une magnifique sortie nature de 1h30 au milieu des séquoias, où nous avons accéléré progressivement pour finir assez fort (quasiment à allure de course). Du n'importe quoi mais du pur plaisir. Quant à la troisième semaine, j'ai fait deux séances sur les graisses, la 2e sortie étant venue se câler après le voyage, je me suis dit qu'avec la fatigue (super nuit passée dans l'avion, vous pouvez l'imaginer), ce serait mieux de zapper la VMA qui n'aurait sûrement pas été bénéfique. Au final, il ne manque qu'une sortie à mon compteur, rien de bien dramatique.

D'une manière générale, je constate que j'ai tendance à courir toujours un peu trop vite. Avec mon chéri, ont finit toujours un peu trop fort (généralement 2e moitié de sortie), et même seule je peine à rester sous les 140 puls. Je sais qu'on m'a dit de ne plus courir aux pulsations mais à la vitesse, que 9 km/h constituait une allure lente, mais tout de même ... Je reste convaincue qu'une fois par semaine au minimum, maintenir une sortie à maxi 140 puls reste une bonne chose. Du reste, il m'est de plus en plus difficile de respecter cette fc, j'ai tendance à être systématiquement au-dessus, à moins de fortement ralentir. Samedi dernier donc - après le voyage - j'ai tenu bon et suis restée à 70%, résultat : 8.2 km/h ! Alors certes je n'étais pas de la plus grande fraicheur, mais cela montre bien que je dois lever un peu le pied côté allure. Surtout si je cours deux fois par semaine avec le club, jours où je suis de toute façons au-dessus de mon rythme d'endurance.

Ce soir, c'était reprise avec le club, et la semaine prochaine, début du plan marathon ! La séance de ce soir consistait à faire un peu de tempo avec 5 x 2'. Je suis allée dans le groupe de Patricia, comme toujours le mardi, et ça a très bien été. Les sensations étaient bonnes, les 2' ont facilement passé, je suis contente. C'était très sympa aussi de retrouver les coureurs du club après 4 semaines.

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 13:53

decollage

... Enfin, presque ! Demain, c'est le grand départ. J'ai hâte d'y être, je me réjouis tellement !

Merci à tous pour vos conseils et suggestions. Je vais opter pour le plan de Raymond, ne serait-ce que par égard pour lui, pour le temps qu'il m'a consacré ! Je suis quelqu'un qui doute toujours (surtout de moi !), qui se pose beaucoup de questions (trop !), et parfois j'aimerais être moins compliquée ... Je suis en club, un bon club en plus, avec un bon coach, alors la question ne devrait même pas se poser ! A quoi bon sinon ? Le choix est donc fait.

Pour les sorties longues, je verrai, je prendrai peut-être celles du plan Daucourt si les autres passent mal ou m'épuisent trop. A voir, je ne sais pas encore. Disons que j'ai toujours cette possibilité d'adapter. Et je sais que je peux aussi toujours demander à Raymond.

Quant à mon objectif, plus j'y pense, plus je me dis que c'est de la folie de viser un chrono pareil ! Mon idée première, celle qui me tient vraiment à coeur, c'est de passer sous les 4 heures. Voir le chiffre "3" ! C'est un cap symbolique. Je vais arrêter de me prendre la tête avec le reste. Advienne que pourra ! Je vais suivre le plan, on fera comme convenu le point de temps à autres avec Raymond, et on avisera le moment venu. 

Je dois garder à l'esprit qu'il faut avant tout me faire plaisir. Sur les 3 marathons que j'ai courus, j'en ai vraiment dégusté deux : le premier où je visais juste de terminer en bon état (mais en courant !) avec l'envie de remettre ça, et le dernier où au vu de ma petite forme du moment, j'avais finalement  le même objectif : terminer en étant au mieux. Quant à mon 2e marathon, c'est peut-être celui de mon meilleur résultat (4h02), mais c'est aussi celui où j'ai souffert. Parce que j'avais un objectif (4h00), que je m'étais mis la pression, j'y suis allée dans un autre état d'esprit. Et pourtant, c'est celui qui m'a le moins marquée. Parce qu'au fond, le chrono ça compte, bien sûr, mais ce n'est qu'un détail finalement. Terminer bien, avoir de bonnes sensations en courant, déguster chaque moment passé, c'est tellement plus important, gratifiant ! Bien sûr, si cerise sur le gâteau, on atteint son objectif, c'est le top. Mais finament, ce ne doit pas être la priorité. Ne pas être trop rigide. Facile à dire ... Mais je vais tâcher de m'en souvenir !

Voilà pour mes (interminables) réflexions ! Je serai donc absente de la blogosphère quelques semaines, toutes batteries rechargées  !

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 11:03

Route-piste.jpg

Ben voilà, je suis très empruntée. J’ai reçu hier mon plan d’entraînement que m’a concocté Chantal Daucourt (qui m’avait fait passer mon test de lactate le 9 juin dernier). Je voulais l’annuler puisque j’ai celui de Raymond, mais j’ai oublié. Et voilà, il est arrivé hier par mail.

Et je dois dire que ma foi, il m’a l’air très bien fichu ! Il est progressif, il comprend des cycles et des semaines allégées, les compétitions que j’ai prévues de faire, les allures précisément indiquées (avec indication des vitesses ou pulsations, sauf pour la VMA où seule la vitesse est indiquée).

Pour les 1000 et 2000 mètres, c’est la même allure que le plan de Raymond, à savoir 12 km/h, donc pas de contradiction à ce niveau-là (c'est là que je réalise que j'ai décidément vraiment couru trop vite mes 1000 m samedi !). L’objectif est 3h50 (5:27/km), ce qui me paraît tout de même plus raisonnable que 3h45 (5:20/km). A trop en vouloir, je crains de me planter, et 3h50 c’est déjà un sacré défi !

Une des différences, c’est l’allure pour les séances VMA : 16 km/h pour les intervalles courts (30/30), 14 km/h pour les intervalles longs (400 et 800 m). Raymond lui m’a indiqué une vitesse de 14.5 km/h pour la VMA … En principe, il n’y a que du 30/30, ou alors des 1000 ou 2000 m dans le plan de Raymond, alors que celui de Chantal comprend de la VMA longue.

Bon, pour la VMA, elle s'est trompée je pense, car ma VMA selon le test est de 15 km/h, pas 16 ! Je vais lui poser la question. Car si 400 m à 14 km/h, ça me paraît encore faisable, 800 m c'est autre chose !

Autre différence : les sorties longues se font en endurance de base, avec des fractions à allure marathon qui s’allongent peu à peu. Mais pas de sortie longue entièrement à allure marathon comme dans le plan de Raymond, séances qui me font un peu peur je dois dire .... Ces 20 km à 11.25 km/h à faire toutes les 3 semaines, ça me paraît assez énorme ! N’y a-t-il pas un risque d’engendrer de la fatigue ? Est-ce utile d’en faire autant à allure marathon ? Bon, si je dois tenir 42 km à cette allure, je dois facilement pouvoir en tenir 20, mais est-ce la bonne méthode ?

Bon, le plan Daucourt comporte également de très grosses séances (normal : c'est un marathon que je prépare !), comme par exemple celle-ci : 20’ de footing lent, puis 3 x 3000 m en 15’ (r=2’30), puis 2 x 2000 m en 10’ (r=2’30), puis 10’ de footing lent. La sortie la plus longue consiste en 10’ de footing lent, puis 140’ d’endurance dont 2 x 45’ à vitesse marathon (ce qui fait tout de même 1h30 à allure marathon sur une sortie de 2h30).

En comparaison, la sortie la plus longue du plan de Raymond, c’est 2h15 … à allure marathon, en terrain vallonné, en tenant la vitesse dans les montées , mais sans la dépasser dans les descentes.

En outre, en comparant les deux plans, j'ai constaté qu'il manque une semaine dans le plan de Raymond (une semaine au lieu de deux entre les courses de Lutry et Renens). Pourtant, nous l'avons établi ensemble, et aucun des deux n'a vu l'erreur ... Bon, ça se rectifie, ça  

L’avantage du plan de Raymond, et c’est LE point fort qui me fait hésiter, c’est qu’il me permet de continuer à suivre les entraînements du club. Car il faut être honnête, le club m’apporte beaucoup, et ça m’ennuierait de leur faire « faux-bond » …

Le plan structuré et personnalisé à réaliser en solo me tente pourtant bien, j’aurais vraiment l’impression d’avoir quelque chose de totalement adapté.

Bref, je m’interroge ! J’ai mes vacances pour réfléchir, j’espère que j’y verrais plus clair. Le plan de Raymond me semble plus empirique, basé sur sa longue expérience, mais moins structuré aussi (peut-être juste une impression ?). Le plan Daucourt est peut-être très théorique ... L'un a l'expérience, l'autre la science ... J’hésite à mixer un peu les deux, mais est-ce raisonnable ? Je pense à garder la plupart des séances du club (qui ne sont pas toutes fixées pour l’instant, donc il y a une part d’inconnu dans ce plan), et compléter en piquant dans le plan Daucourt … Mais ça ne sera pas évident, et peut-être risqué … 

C'est terrible quand le doute commence à s'insinuer. La confiance, c'est primordial ! Quelle que soit la solution choisie, il est impératif que je sois convaincue de mon bon choix, sereine. C'est une des clés de la réussite je pense.

En attendant, c’est l’automne ici, on se gèle, le ciel est tout gris, et ce matin il y avait un épais brouillard ! Pour dire, hier soir, on s’est fait un feu de cheminée, qui a très bien passé ! Je vais aller de ce pas faire un footing, sans grande conviction. Mais je sais que je me sentirai si bien après  

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 17:17

Je suis allée courir trois fois la semaine dernière. Après trois jours de repos complet, je suis allée faire un footing léger avec ma soeur, sous une pluie battante. Nous sommes rentrées trempées comme jamais ! Heureusement qu'il ne faisait pas froid !

Vendredi, sortie en endurance d'une heure, avec une légère accélération progressive sur les deux derniers kilomètres, juste pour me faire plaisir. Les sensations étaient bonnes, ça faisait du bien.

Et samedi (parce qu'ils annonçaient de la pluie dimanche, qui est en effet tombée plus que généreusement !), je suis allée me faire une séance avec 4 x 1000 m. En solo. J'ai trouvé une boucle assez plate qui convenait bien à l'exercice. Ce fut dur, car je suis partie beaucoup trop vite sur la 1ère répétition (4:24). Trop vite aussi sur la deuxième mais c'était déjà mieux (4:30), puis les deux dernières se sont faites dans la douleur (en 4:35 et 4:36). Mais j'ai tenu bon, et c'est toujours bien pour le mental ensuite. A vrai dire, je pensais avoir ralenti plus et tourner autour des 12 km/h tellement j'étais cuite, donc bonne surprise en voyant mes totaux à mon retour. Le retour se fit en mode footing.

Une semaine très allégée au début donc, pour reprendre un peu plus ensuite : avec notre départ en vacances samedi, je ne veux pas lever le pied avant, sinon les "vacances càp" seront trop longes. Car aux States (on va dans l'Oregon), je compte appliquer les consignes du coach, à savoir repos relatif avec 2 séances par semaine, une de 1h15 sur les graisses, et l'autre avec du 30/30 pour maintenir les acquis. Comme ça, je serai bien reposée sur tous les plans en rentrant 

Et aujourd'hui, j'ai fait 1h22 sur les graisses, avec d'assez bonnes sensations. Encore une sortie avant le départ, peut-être deux si j'en ai le temps, mais priorité aux préparatifs ...

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 09:19

Voilà qui donne une bonne idée de notre parcours. Tout y est, jusqu'à l'arrivée de l'ultra !

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 09:10

Tous les coureurs ont droit à une photo gratuite. Voici celles de ma soeur et moi-même.

Arrivée dans Zermatt pour le relais (à droite de la barrière, ceux qui continuent sur le marathon) :

ZermattMarathon.jpg

Ma soeur quelque part dans les hauteurs :

ZermattMarathonMartine.jpg

Sympa et rapide !

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 23:10

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Vue sur les glaciers depuis le Görnergrat (à défaut de voir le Cervin)

Bon, je vais quand même m'y mettre, faut quand même donner des news  !

Alors tout d'abord, c'est juste magnifique, grandiose, une organisation au top, un cadre splendide, une météo très clémente juste pour la course, tous les ingrédients y étaient. Mon souvenir restera radieux et positif, même si l'expérience fut malgré tout décevante. Pas la manifestation en soi, bien au contraire. J'ai juste l'impression d'avoir pris de petites vacances, c'était féérique, une coupure qui fait du bien, une ambiance détendue, de très bons moments avec ma soeur et mon neveu.

Non, ce qui m'a déçue, c'est ma course à moi. J'ai toujours craint ces courses montantes. J'avais la partie facile donc, 600 m sur 21 km, ce n'est pas le bout du monde, mais pour moi c'est déjà quelque chose. Les quelques entraînements en côte m'avaient rassurée, un peu trop peut-être ? Je suis partie assez détendue et confiante, sans grosse pression, car l'objectif avec ma soeur était de nous faire plaisir.

Seulement voilà, j'ai très vite senti que je n'avais pas de jambes. J'ai voulu tenir un certain rythme quand même sur les parties roulantes (et il y en avait beaucoup), mais ça me coûtait. Les 5 premiers kilomètres ont encore assez bien passé, déjà montants. J'ai passé la côte du 8e à une allure correcte : une bonne montée vers un immense éboulement, au bord d'une rivière (en fait, on longe la Vispa). Mais après ça, difficile de relancer. Même sur le plat, je peinais à maintenir les 10 km/h !? Je me faisais violence pour avancer, mais j'étais vraiment à court de jus, pas d'énergie, pas de jambes. L'impression d'avoir fait des squatts en série et de devoir courir ensuite avec des jambes en coton, voilà qui décrit assez bien mes sensations. Alors évidemment, ça a bien gâché ma course. Je voulais à tout prix ne pas trop perdre de temps, pour que ma soeur puisse prendre le relais à une heure correcte et ne pas partir trop tard (le temps devait se gâter l'après-midi selon la météo). Mais je n'avais qu'une envie : marcher, même sur le plat ! Je n'ai jamais eu une panne de jus comme ça.

J'ai été malgré tout très sensible à la beauté du paysage. Je m'attendais à un semi assez monotone, mais la vallée était magnifique avec cette belle paroi rocheuse sur notre droite, bien éclairée par le soleil du matin, radieux et chaud, et toute cette verdure. Car on a eu chaud, ça cognait dans cette vallée. Il y avait plusieurs stations d'épongeage bienvenues. Vraiment, une excellente organisation.

Finalement, au ravitaillement de Täsch (vers le 15e km), je me suis carrément arrêtée (j'ai marché aux autres), j'ai pris une demi banane, un bout de powerbar (dégueu, tout collant après avoir chauffé sous le soeil), j'ai essayé de prendre du fuel quoi, ça ne pouvait pas me faire de mal. Car à côté de mes 2 gourdes d'eau, je n'avais pris qu'un gel coup de fouet que je me réservais pour les 5 derniers kilomètres où ça grimpe bien, juste avant le relais de Zermatt. Pas assez prévoyante, mais pas dit que ça ait changé grand chose ...

Donc petit arrêt ravitaillement, puis j'ai essayé de relancer comme je pouvais su le dernier bout de plat. Je dois dire qu'il y avait de bons et longs bouts très roulants, plats ou presque. C'est donc bien moi qui avais un problème. Entre le 10 et le15, c'est quasiment plat tout du long, il y a même un peu de descente ! Et moi qui n'avançais pas ...

Arrive le début de la montée sur Zermatt, sur la route d'abord. Là, je marche quelques foulées et j'en profite pour avaler mon gel coup de fouet, mes jambes ne répondent plus. Je me force à reprendre la course, ça m'insupporte de devoir marcher, surtout quand il n'y a pas de réelle difficulté.

Puis arrive la plus belle partie à mon goût. Un vrai passages trail : un petit sentier qui passe au-dessus de la voie ferrée, avec de petits virages, des racines, des rochers, superbe ! Mais dur (même si rien en comparaison de ce qui attendait ceux qui vont jusqu'à Riffelberg ou plus) ! Moi qui étais déjà sans jus, j'ai bien évidemment marché là où la pente était plus raide. Bon, rassurée de voir que tout le monde marchait autour de moi, ça rassure un peu.

J'ai oublié de préciser que je me suis beaucoup, mais alors vraiment beaucoup fait dépasser ! Pour une bonne raison : le départ du marathon se faisait après celui du relais (sauf l'élite partie avant), et tous les coureurs qui valent moin de 3h sur un marathon plat, puis moins de 3h30, etc, nous ont forcément rattrapés, et ce sur des kilomètres ! Ce n'est pas évident psychologiquement, surtout quand on est dans le dur. J'avais constamment l'impression que j'allais me retrouver seule en bout de peloton. Puis de temps à autres, j'entrevoyais les coureurs en relais qui avaient pris le départ avec moi, et qui finalement étaient toujours à ma portée, et ça me rassurait un peu. Sauf que je ne savais pas combien de temps j'allais encore tenir. Ce n'étais pas une question de souffle ni de pulsations trop élevées : de ce côté-là, ça allait bien. Etonnant. Vraiment ni énergie ni jambes, tout se résume à ça.

Donc - je m'égare ! - dans ce dernier passage, j'ai eu un regain d'énergie (le gel ?). Pas que je retrouvais mes jambes, mais l'envie était plus forte que mes jambes en coton. J'ai donc alterné marche dans les côte et course dès que c'était plus roulant. Sauf que la marche dans les montées était vraiment pénible, j'avais l'impression de soulever une masse à chaque pas. De voir les autres marcher aussi m'a redonné du courage, je n'étais pas en complet décalage, c'était déjà ça. Et quand j'ai vu Zermatt en haut de la dernière côté, j'ai pu bien accéléré, enfin ! N'empêche, j'ai perdu beaucoup de temps sur ces derniers kilomètres, et j'ai perdu de vue les relayeurs que j'avais en ligne de mire depuis le début ...

J'étais vraiment contente d'arriver, ce semi m'a paru très long ! J'ai passé le témoin à ma soeur qui m'attendait (c'est un bracelet avec la puce à mettre autour de la cheville), et j'ai pu récupérer mes affaires et le sac à dos de ma soeur, boire, boire, boire, m'asseoir ! Ouf, c'était fait !

Il faisait bon chaud à Zermatt, je me serais bien prélassée une demi heure ou plus sur une terrasse ! Mais j'avais prévu de prendre le train de 11h36 pour monter au sommet du Görnergrat voir l'arrivée de mon neveu. On ne savait pas trop combien de temps il allait mettre (difficile d'estimer son temps sur genre de course quand c'est une première), et il allait faire frais là-haut (plus de 3000 m). Le train était littéralement bondé, entre les touristes et surtout les gens qui venaient voir l'arrivée du marathon à Riffelberg.

Je suis arrivée au Görnergrat quelques minutes avant l'arrivée du vainqueur, une chance ! 4h et 10 secondes d'effort, 19 minutes d'avance sur le 2e, juste impressionnant. Un Norvégien. Moi qui m'attendais naïvement à voir ces trailers arriver en trottinant, j'ai été suprise de les voir tous marcher, pour courir (pour certains) les derniers 100 mètres, tous fort entamés et avec la souffrance sur le visage.

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Le vainqueur sur la petit pont à100 m de l'arrivée

Le soleil a peu a peu été masqué par les nuages, un vent frais soufflait, et je commençais à avoir froid malgré ma polaire et mon coupe-vent. Mais j'avais une place de rêve : un petit banc à 50 mètres de l'arrivée !

Mon neveu est arrivé assez "frais" je trouve, comparé à d'autres avant lui. Il a couru depuis le pont jusqu'à l'arrivée, et je dois dire qu'ils étaient peu à le faire (le 1er, mais pas le 2e par exemple). Lui termine 5e de sa catégorie (moins de 30 ans), et 77e au scratch (sur 700 inscrits), en 5h22, ce qui est un super résultat, pour une première en plus (il n'a même jamais couru de marathon avant) !

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Arrivée de mon neveu (enfin, à quelques dizaines de mètres, l'arrivée est juste là derrière (c'est le 2e qu'on voit de dos) :

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Moi qui était déjà admirative avant, après avoir tellement peiné sur mon ridicule semi avant, je suis d'autant plus impressionnée par l'effort fourni ! Juste énorme !

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Avec Rachel, membre du club arrivée presque en même temps

Après qu'il ait pris le temps de récupérer un peu, nous sommes allés vers l'arrivée du marathon pour voir arriver ma soeur. Mais à peine sortis du train, que celle-ci nous interpelle : elle était déjà arrivée, en 2h59 ! Bravo à elle, c'est super. Elle craignait tellement ! Elle est une bonne coureurs, très bonne dans les montées et qui adore la montagne, mais elle souffre d'une forte anémie, et manquait de jus depuis les 20 km de Lausanne. Elle appréhendait donc ... Mais elle a super bien géré, et s'est fait véritablement plaisir. Tout le contraire de moi, quoi !

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Mon neveu et ma soeur vers l'arrivée du marathon

Je suis allée récupérer ma médaille (l'équipe doit être finisher pour la mériter), mon T-shirt (super en vert fluo), et mon sac de "friandises" (quelques bricoles), puis nous sommes descendus à Zermatt pour nous "ravitailler" : l'estomac vide depuis 6h du matin, il était près de 15h, ça commençait à creuser ! Une bonne douche d'abord, puis un bon petit repas pris vers 17h, original ! Puis retour sur Lausanne, mon neveu a conduit, il était à peine fatigué ! Incroyable.

Une magnifique journée au final, malgré mes souffrances. Seul petit bémol : le Cervin qui n'a pas daigné se montrer entièrement (carrément invisible vendredi, on a pu en apercevoir un bout samedi). Dommage pour cette 10e édition, car c'est vraiment la carte de visite de la région !

Quant à l'organisation, comme je l'ai dit, elle était top ! Entre les volontaires à profusion, tout qui roule sans accrocs, les trains gratuits sur 3 jours dans la région (quand on sait que la seule montée au Görnergrat coûte dans les CHF 70.- !), un magnifique T-shirt de finisher (différencié pour le marathon ou l'ultra), la médaille, vraiment, rien à dire, rien du tout, que du parfait ! Même les WC au départ étaient super propres à encore 10 minutes du départ !

Je suis très fière de mon neveu et de ma soeur, épatée par leur performance, un exploit à mes yeux. Peut-être que j'ai un peu sous-estimé l'effort, et ne me suis-je pas assez spécifiquement préparée. Je ne m'explique quand même pas ce manque de jus, car ça a commencé tôt dans la course, avant les "vraies" difficultés ...

J'oubliais : j'ai quand même réussi à faire 2h13 (je visais 2h15 à 2h30). Mais avec une forme normale, j'aurais facilement mis quelques minutes en moins, et surtout j'aurais moins souffert ! Peut-être dois-je aussi revoir ma gestion de course ...

Mais rassurez-vous, cela restera comme je l'ai dit un très beau souvenir. De la faire "en famille" aussi, c'était très sympa. J'étais tellement heureuse pour eux deux, du bonheur partagé et ça, ça n'a pas de prix !

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 10:56

Eh oui ! C'est un peu toujours la même chose avec moi : quand les beaux jours sont là, je préfère en profiter que de surfer sur le net . Je suis quand même allée lire de temps à autres mes blogs préférés, passée en vitesse sur Facebook, mais rien de plus !

Alors je vous rassure tout de suite : j'ai couru, et tout va bien . Je suis toujours très motivée, et je continue à aller au club, les mardi et jeudi, et je cours pour moi (seule ou accompagnée) les week-ends. Pas de club hier par contre, où sur le conseil de plusieurs personnes, j'ai sauté la séance afin de ne pas risquer d'en faire trop avant samedi. Car c'est déjà dans trois jours qu'a lieu le tant attendu marathon de Zermatt (en relais pour ce qui me concerne, donc un semi pour moi). J'ai remplacé par un footing à jeun ce matin avant d'aller au boulot, où je me suis payée une belle chute. Résultat : genou, cuisse, hanche, coude et main gauche bien égratignés, c'est le top pour aller à la plage .

Maintenant, repos, peut-être encore un petit footing demain, à voir. J'étais quand même un peu fatiguée ces derniers temps, je sens que j'ai moins de jus, alors autant ne pas trop en faire, ça ne sert à rien. On recharge les batteries ! Mais j'avance bien dans mes sorties en endurance, je vois malgré cette petite fatigue que j'ai progressé un peu.

Départ vendredi midi pour Zermatt, avec ma soeur (ma co-équipière pour le relais), et mon neveu, qui lui s'attaque rien moins qu'à l'ultra-marathon : "seulement" 3.4 km de plus que le marathon ... mais avec 514 mètres de dénivelé en plus (qui en compte déjà 1900), et une arrivée à 3089 m d'altitude !

Pour moi, ce ne seront que 600 m de D+, j'ai la partie la plus facile et la plus régulière. Il y a juste une montée plus raide (mais courte) vers les 8e km, et une autre très raide mais très courte avant d'arriver à Zermatt (profil ici). Mon timing me permettra, une fois arrivée, de me rendre au Görnergrat (en train) voir arriver mon neveu, puis de redescendre 3 km plus bas pour voir ma soeur arriver. Avec en principe même le temps de prendre une douche avant de prendre le train .

Donc je vous dis à la semaine prochaine !

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 11:50

J’ai donc vu Raymond hier, le président et coach du club, pour discuter des résultats de mon test de lactate, comme il me l’avait si gentiment proposé. Je dois dire qu’on est gâté avec un coach pareil, très disponible et passionné, particulièrement doué pour motiver ses troupes ! En bref, il a fondé ce club il y a 42 ans et en est toujours le président. Il a une grande expérience (inutile de préciser qu’il était coureur d’élite en son temps), et a pu vivre de sa passion en ouvrant le magasin « New Concept Sport », spécialisé dans la vente de chaussures de runnings, réputé loin à la ronde. Il a pris sa retraite il y a quelques années, mais reste l’âme de notre club, j’espère pour quelques années encore !

Pour en revenir à mon test, il pense que mon allure de seuil anaérobie à 13 km/h est effectivement surévaluée. Il l’estime plutôt autour des 12-12.5 km/h, ce qui me semble plus juste également. Cela est dû au fait que ces programmes qui analysent les résultats des tests sont réalisés à partir des performances des coureurs d’élite, qui eux sont capables de tenir des valeurs beaucoup plus élevées (% de leur vma) que les populaires. Par contre, il estime lui aussi que je devrais pouvoir courir un marathon entre 3h50 et 3h40. Il m’a très généreusement concocté sous mes yeux un plan axé sur un objectif de 3h45, soit une allure de 5:20/km ou 11.25 km/h.

Je dois dire que cet objectif me paraît quand même ambitieux, mais il m’assure qu’au vu de mes résultats, de ma progression et en m’ayant vu courir, c’est tout à fait réalisable. A condition de s’y préparer avec sérieux, bien évidemment. Bon, ben je ne demande qu’à le croire, n’empêche, ça me met un peu la pression !

Donc ce plan, il l’a établi devant moi, en tenant compte du programme du club (déjà établi dans les grandes lignes et axé sur le marathon de Lausanne justement), et en y intégrant les courses auxquelles je vais participer. C’est génial, je ne pouvais demander mieux ! En plus, il y a possibilité de le réajuster si nécessaire.

En gros, pour faire bref, il voit deux grandes phases de deux mois chacune : la première est axée sur le volume, la deuxième sur le travail spécifique (vitesse). Il m’a même indiqué que faire pendant mes vacances (3 semaines, qui coïncident avec celles du club à une semaine près), à savoir deux sorties par semaine : une sur les graisses et une tonique. Histoire de se reposer sans perdre les acquis.

Pour la première phase axée sur le volume, il me suffit d’aller courir avec le club les mardi et jeudi, de compléter par un footing lent sur les graisses (1h15), et pour la 4e sortie de faire un autre sport (marche, VTT, vélo, …), mais avec toutes les 3 semaines une sortie de 20 km à allure marathon.

Quant au plan, il concerne la partie spécifique et débute fin août. Il a prévu au moins deux moments clé où on fera le point pour éventuellement réajuster le tir. Il a déterminé précisément à quelles allures je devrai courir les séances de vma, les 1000 m, les 2000 m, les footings sur les graisses, les footings normaux et les sorties longues. Tout est axé sur la vitesse, qu’il juge bien plus précise que les pulsations, qui elles peuvent varier en fonction de l’humeur, de la fatigue, du stress, etc. Selon lui, le test lactate permet de déterminer ces allures de façon très fiable.

Ce qui change par rapport à ce que j’ai fait jusque là, ce sont les longues sorties à allure marathon. Je les avais toujours faites sur les graisses dans mes préparations précédentes, avec des phases à allure marathon. Là, les sorties sur les graisses sont à part. Je n’aurai donc jamais fait autant d’allure marathon ! J’ai confiance, je vais suivre ces consignes à la lettre.

Je suis enchantée, c’est juste parfait. Un plan qui me permet de suivre les entraînements du club, qui est personnalisé et axé sur un objectif précis, que demander de plus ? Un grand merci à notre dévoué coach et président !

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