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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 13:04

Et voilà, une page est tournée, adieu 2011, bonjour 2012 !

C’est avec un brin de nostalgie que je tourne cette page, car 2011 a été merveilleuse pour moi. C’est l’année de mon entrée en club, et marquée par une nette progression. Si j’espère progresser encore, je pense que ce ne sera plus aussi marqué, et je devrai certainement me battre plus. Alors je savoure cette année si particulière, qui m’a fait dépasser mes rêves.

Tout n’a pas été facile non plus, certaines courses m’ont fait souffrir : mon premier cross à Chavannes (je me suis dit « plus jamais ! »), la course des Traînes-Savates début avril où nous avons subi une extrême douceur, puis « A Travers Romanel » en juin que j’ai très mal gérée en partant bien trop vite. Même mon 1er grand objectif de l’année, le Zermatt marathon en relais avec ma sœur, fut une épreuve pour moi où j’en ai bavé. Enfin, la course de Renens (fin septembre) a été extrêmement pénible, j’ai dû composer avec des problèmes gastriques qui avaient puisé toute mon énergie. Malgré tout, sur toutes ces courses, j’ai été satisfaite de mes résultats, et la souffrance a été ainsi récompensée. Il ne s’git pas d’échecs, c’est important de le souligner.

Parlons plutôt des beaux souvenirs, ceux qui m’ont laissée sur un petit nuage : ma première participation à la Kerzerslfauf (15 km) en mars, que j’ai beaucoup aimés et qui m’ont donné confiance pour la suite. J’espérais moins d’1h30, j’ai fait 1h17 …

Puis les 20 km d Lausanne, première participation également, jusqu’alors, je m’étais toujours contentée des 10, trop effrayée par le parcours très vallonné (on monte depuis le bord du lac jusqu’au-dessus de la cathédrale, pour ceux qui connaissent Lausanne, ça leur donne une idée). C’est tôt dans la saison, et jusque là, je n’avais jamais été prête à cette période de l’année pour oser m’y attaquer. Et j’ai finalement été très agréablement surprise par ce profil somme toute tout à fait gérable, au parcours très varié et avec une ambiance du tonnerre. J’espérais moins de 2h, je rêvais d’1h50, j’ai terminé en 1h45 …

Beaucoup de plaisir à Pully aussi (10 km vallonnés), que j’appréhendais également pour son profil. Je crois que quand on s’attend au pire, on est souvent surpris en bien, car on est prêts à souffrir, et on gère sans doute mieux du coup !

Puis ce fut à l’occasion de ma préparation marathon dès fin août que j’ai vu ma forme grimper.

J’ai beaucoup apprécié la Foulée de Bussigny, malgré la forte chaleur, j’ai battu mon record sur 10 km lors de la course des Singes à Lutry (47’46" temps brut) malgré la forte chaleur, et alors j’ai adoré Morat-Fribourg, en battant là aussi mon record (1h26:22) avec un plaisir qui n’a été surpassé que sur le marathon de Lausanne, record pulvérisé en 3h38:30 !

Maintenant que j’ai pris un peu de recul et que je repense à cette deuxième moitié de l’année, je me rends compte qu’en plus de ma progression (dont j’espère que je n’ai pas perdu tous les bénéfices !), j’ai appris bien malgré moi à gérer mes courses : en suivant les instructions de notre coach et en partant toujours sur la retenue (avec un œil sur les pulsations), préparation marathon oblige, j’ai appris à ne pas me griller d’entrée, et à déguster le plaisir de pouvoir finir « fort » sans être cuite. Les fois où j’ai réussi à le faire avant ça, c’était uniquement lorsque j’appréhendais une course, et du coup je partais prudemment. Mais chaque fois que je pensais le parcours « facile » ou que je cherchais à battre mon record, c’était le départ trop rapide et toute la souffrance qui va avec lorsque les kilomètres s’accumulent. Il faudra que je m’en souvienne cette année et que je veille à partir à allure raisonnable …

On croit toujours gagner des secondes en partant fort, alors que c’est tout le contraire. Et la fraicheur en début de course est trompeuse et mauvaise conseillère. Toute la difficulté, c’est évidemment de trouver le bon compromis, sans se promener non plus ! Mais franchement, le risque est plutôt l’inverse LOL.

Bref, bilan plus que positif pour cette année 2011, à tous points de vue. A tel point que j’appréhende un peu 2012, car ce sera une autre affaire si je cherche à faire mieux cette fois ! Déjà qu’avec mon arrêt forcé de 4 semaines, puis ma reprise avec des sorties presque exclusivement en endurance quand je ne fais pas n’importe quoi (hum !), 3 kg de repris (!) et une bonne crève qui me laisse sans voix (au sens propre), j’ai l’impression d’avoir bien régressé … J’espère qu’avec la reprise au club prochainement, ça reviendra vite et que je récupérerai sinon tout, du moins une bonne partie.

Et pour 2012 alors ?

Outre les grands classiques chez nous (Kerzerskauf, 20 km de Lausanne, Grand Prix de Berne) et quelques courses locales du Trophée lausannois, il me faut un à deux grands objectifs.

Comme je ne suis décidément pas une montagnarde, mon relai à Zermatt me l’a prouvé, j’ai comme qui dirait une revanche à prendre ! Je songe donc me relancer un défi et apprivoiser un peu les montées, en tentant par exemple le semi de l’Aletsch fin juin ! Je sais le parcours difficile, la fin surtout terrible, mais tellement magnifique avec cette superbe vue sur ce fameux glacier (que je n’ai encore jamais vu en vrai, le prétexte est donc tout trouvé). Sierre-Zinal ne me tente décidément toujours pas, peut-être changerai-je d’avis après avoir une fois réussi un défi plus abordable déjà … Je sais que c’est un « must » au cub, mais je ne me sens pas encore de le faire.

Quant au marathon d’automne, je ne sais pas encore. J’en ferai un, c’est certain, mais ici ou ailleurs, je me tâte.

En tous les cas, je vous souhaite à toutes et tous
une excellente année 2012
pleine de succès, tant sur le plan sportif que personnel !

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Published by valcox - dans divers
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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 16:21

Eh oui, je me rends compte qu'un mois complet est passé depuis mon marathon, et même plus ! Et que je ne suis pas revenue sur over-blog depuis !!! Honte à moi ...

Tout d'abord, merci à tous pour vos nombreux compliments, ils m'ont vraiment beaucoup touchée ! J'ai été quelques jours sur mon petit nuage, encore tout étonnée de mon résultat. Car maintenant encore plus qu'après ma course, je peine à réaiiser que j'ai réussi à aller aussi "vite" ! Ce chiffre de 3:38:30 me paraît totalement irréel. D'autant plus qu'il correspond dans mon esprit à un exploit, alors que j'ai eu au contraire l'impression d'un marathon assez facile ... Il y a comme une contradiction, là !

Je suis vite redescendue de mon nuage, mon intervention m'ayant ramené à des considérations plus terre à terre, et moins joyeuses. Tout s'est très bien passé, je vais bien, rien à dire de ce côté là. Seulement j'ai dû faire 4 semaines d'arrêt complet, ce qui ma foi est bien long ... J'ai bien marché après 2 semaines (6-7 km chaque jour), puis j'ai fait une première tentative de footing après 3 semaines, mais ça n'a pas du tout été, c'était trop tôt. J'ai donc encore attendu une semaine supplémentaire, et là c'était la bonne, ouf ! 40 minutes de bonheur de ressentir à nouveau son corps en mouvement, par une superbe journée comme on en a eues à la pelle cette année, et tout ce mois de novembre.

J'ai remis ça 3 fois la semaine dernière, en rajoutant 5 lignes droites jeudi dernier, et 10' de tempo samedi : j'avais besoin de me dérouiller les jambes. Quel bonheur de pouvoir à nouveau accélérer ! J'ai bien perdu la forme, bien sûr, après tant de semaines à ne rien faire, mais les sensations sont néanmoins bonnes, et le plaisir bien présent. J'espère pouvoir retrouver une forme correcte d'ici à la fin de l'année.

Cet après-midi, c'est sous les premiers flocons que j'ai fait mon footing (40' toujours). Le froid est enfin arrivé, et il va falloir s'y habituer, après toutec cette douceur ! Du plaisir encore, même si j'ai retrouvé une allure d'escargot en endurance. Mes jambes et ma tête ont envie d'aller plus vite, mais je me modère et je tâche de rester en endurance, c'est nécessaire je pense. Eh oui, toujours aussi carrée 

Maintenant, je me dis qu'il me faut me fixer quelques objectifs en 2012 pour garder une bonne motivation à l'approche de l'hiver. Je pense déjà à la Kerzerslauf au mois de mars, aux 20 km de Lausanne en avri, er au Grand Prix de Berne en mai (que je n'ai pas pu faire en 2011). Quoi d'autre ?  Quelques courses du Trophée lausannois, même si je ne pense pas m'y inscrire cette fois. Un semi peut-être, comme celui de Genève ? A voir si ça joue question enchaînement, entre Lausanne et Berne ... Bref, il faut déjà songer à la saison prochaine. Quant au marathon annuel (d'automne en ce qui me concerne), je ne sais pas encore lequel.

Jeudi, soirée avec le club. Je me réjouis de revoir tous ces coureurs, ça fait si longtemps ! Il est encore un peu tôt pour reprendre les entraînements avec eux, mais je le ferai dès la rentrée de janvier.

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Published by valcox - dans entraînement
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 18:03

Par où commencer ? Ça bouillonne dans ma tête, et j’ai mille chose à raconter, tout est encore un peu pêle-mêle dans ma tête ! Le plus simple est sans doute d’aller dans l’ordre.

La dernière semaine

Elle a été légère, avec une sortie de 40’ mardi, idem jeudi, et 30’ samedi dont 6 x 30/30, juste pour faire un petit rappel aux gambettes. Les sensations étaient bonnes, rien de particulier à signaler.

La diététique

nutrition_sport_-proteines5.jpg

Histoire de vraiment mettre tous les atouts de mon côté, j’ai suivi le régime recommandé par notre coach, qui n’est autre que le fameux RDS, mais sans les sorties longues intenses visant à vider le stock de glycogène (on va laisser ça aux pros) ! J’ai comme toujours été très stricte, donc priorité aux protéines les 3 premiers jours, aucun sucre d’aucune sorte, pas de pain, pas même un fruit. Je dois dire que le 3e jour, je commençais à en avoir assez, moi qui ai tendance à ne pas manger assez de protéines, là, j’étais presque en overdose ! Heureusement, les légumes et les salades sont permis, et je ne m’en suis pas privée !

Dès jeudi, c’était l’inverse : priorité aux glucides, de préférences lents (sauf le 1er repas jeudi matin où on peut faire la part belles aux sucre rapides), des protéines en quantités raisonnables et peu de lipides. Quel bonheur de pouvoir se "gaver" de bonnes choses ! Bon, je ne me suis pas empiffrée, je vous rassure, mais j’ai quand même fait 5 repas par jours, les 3 principaux plus 2 collations. J’avais préparé un Gateausport maison (selon la recette de Sydoky, en y rajoutant des amandes moulues et une bonne cuiller de cacao en poudre, et en remplaçant le jus d’orange par du lait de soja). J’en ai mangé du jeudi au samedi, pour les en-cas, et parfois comme dessert. Sinon, du riz complet, des pâtes à farine intégrales, du pain multi-céréales, des fruits frais (jeudi surtout, moins vendredi, et juste une pomme samedi) et en tarte, de la viande maigre, des légumes digestes (courgettes, tomates, concombre cuit, salade sauf le samedi). Bref, que de bonnes choses, c’était une plutôt agréable !

Et j’ai bu, beaucoup bu ! Les 3 premiers jours pour "nettoyer" les reins mis à rude épreuves par l’excès de protéines et l’absence de sucres, et les 3 jours suivants pour bien assimiler et stocker les sucres : 1 g de sucre nécessite 3 g d’eau paraît-il. Donc une bouteille d’eau en permanence avec moi pour ne pas oublier de boire.

Ainsi, je devais arriver le jour J avec un stock de glycogène maximal et une hydratation optimale. De quoi repousser le mur si celui-ci se décidait à venir jouer les trouble-fête !

On positive !

Côté mental, j’ai tout fait pour rester positive, et ne pas laisser le doute s’insinuer en moi. Pas toujours évident, car l’objectif me paraissait quand même énorme ! Je gardais en tête ma priorité qui consistait à faire moins de 4 heures, en me disant que ce serait déjà une très belle victoire. Je sais que sur marathon, rien n’est jamais gagné d’avance, tout peut arriver, et j’avais par moments crainte qu’à vouloir être trop gourmande, je risquais de rater cet objectif là, qui me semblait tout de même tout à fait à ma portée ! Car j’en ai vu au cours de mes 3 premiers marathons, des gens qui s’écroulent sur le 2e semi, pour avoir mal géré et payé un départ trop rapide … Ça fait peur quand même. Alors je me répétais que j’avais mis tous les atouts de mon côté : la prépa suivie avec sérieux, l’alimentation, le poids. Et je ne cessais de me répéter que si notre coach me disait que je pouvais le faire, c’est que je le pouvais. Ce qu’il faut préciser quand même, c’est que mes progrès sont très récents, tellement récents que je ne réalise pas encore. Je n’ai quasiment pas de résultats en compétition qui confirment cette progression, ce sont surtout mes entraînements qui se sont très bien passés. Alors d’un côté, je me disais que j’étais folle d’y croire, et d’un autre côté, j’y croyais malgré tout. J’ai donc finalement réussi à arriver le jour J dans un état d’esprit plutôt positif.

Une belle rencontre

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Le marathon de Lausanne propose plusieurs distances, dont également un semi-marathon. Et justement, Sandrunning venait le courir en préparation pour son marathon de Nice-Cannes qui aura lieu dans 3 semaines. Le timing était assez serré, puisqu’elle ne venait que pour le week-end : arrivée samedi en fin d’après-midi, et départ dimanche en début de soirée. Finalement, nous avons décidé de nous retrouver à son arrivée à Lausanne, histoire de ne pas se rater, car il est difficile de se retrouver à l’arrivée des courses tant il y a de monde.

C’était vraiment très sympathique, j’ai été enchantée de faire sa connaissance, elle est aussi sympa en vrai que le laisse transparaître son blog ! Nous avons eu le temps de papoter un peu samedi, je l’ai accompagnée au retrait des dossards (j’avais retiré le mien la veille), puis nous sommes allées boire un café. Et puis du coup, moi qui avais l’intention de manger au calme chez moi le soir, j’ai rejoint mon "équipe marathon" à la pasta party, c’était très sympa. Quant à elle, elle a retrouvé ses collègues qui couraient également.

Le marathon

Vue-rivaz.JPG 

Tout comme pour le marathon de New York, celui de Lausanne coïncide avec le passage à l’heure d’hiver chez nous. Aucun stress à avoir donc le matin, le départ a lieu à 10h10 (10h14 pour moi qui suis dans le 2e bloc, il y a 2 blocs en tout), ce qui correspond à 11h10 pour nos organismes encore à l’heure d’été !

Mon mari (qui participait au semi) et moi avons eu le temps de manger tranquillement notre Gatosport (la version industrielle cette fois, testée à l’occasion de Morat-Fribourg) et de vérifier qu’on n’avait rien oublié (porte-gourdes, gels, sac pour l’après-course, dossard, etc). Nous nous sommes rendus en métro à la Place de Milan où avait lieu le départ. Nous avions environ trois quarts d’heure devant nous, ce qui est largement suffisant puisque je ne comptais pas m’échauffer plus que 10 minutes en trottinant, juste histoire de ne pas partir à froid. Quant à mon homme, son départ avait lieu l’après-midi, il avait donc tout le temps.

Nous y avons vus tous ceux avec qui je me suis préparée, ainsi que Philippe, Linda et Alain. Linda, qui était de retour du Canada, participait au 10 km (elle a fait un super chrono malgré le jet lag !), quant à Alain, il a décidé de prendre le départ du marathon malgré une bonne crève, c’était bien courageux ! Il terminera avec même pas un quart d’heure de plus que son objectif initial, chapeau bas, je ne sais pas comment il a fait dans son état ! Sûr qu’il aurait pulvérisé son record en temps normal, ce n’est vraiment pas de chance …

Sandrunning m’avait informée par SMS qu’elle viendrait au départ du marathon (son hôtel n’était pas loin), je ne l’ai hélas pas aperçue, bien qu’elle ait filmé le départ de mon bloc.

Comme prévu, j’ai trottiné 10 petites minutes pour m’échauffer, puis après un dernier pipi "préventif", je me rends dans le bloc de départ, où j’avale un gel en attendant le coup de feu. Il y a donc deux blocs pour la distance marathon (il y en a 5 pour le 10 km et 7 pour le semi), et je suis dans le 2e. J’ai en effet indiqué un temps de 3h59 à l’inscription, et même s’il y a deux blocs, je sais qu’il n’y a pas foule non plus, et que ce ne sont pas les quelques secondes "perdues" au départ qui vont changer quelque chose, bien au contraire. Seul Jacky est dans le même bloc que moi, tous les autres sont dans le 1er. Eh bien ça peut paraître bizarre, mais je préfère, car je suis certaine de ne pas être influencée et de partir à mon rythme. Je ne veux m’occuper de personne, et me concentrer sur ma course. Suivre un ballon ne m’intéresse pas non plus, je préfère me fier au temps au km et tâcher d’être la plus régulière possible.

L’objectif qui avait été fixé après notre petit 5 km de samedi dernier était donc de 3:39:00, ce qui correspond à du 5:11/km, allure à tenir dès le début selon les indications de notre coach. Je préfère ne pas trop penser à ce chiffre, le voir me fait peur, il y a quelques mois encore, je tenais tout juste un 10 km à cette allure ! Alors je préfère ne pas trop réfléchir et "obéir bêtement", ça vaut mieux pour mon stress ! Je me dis que j’ai tenu du "tempo" bien plus rapide sur des durées assez longues à l’entraînement, ça devrait donc le faire, il faut y croire.

Je décide de ne pas m’inquiéter du chrono sur le 1er km, il sera assurément plus lent, mais il y en a 41.195 de plus pour rattraper, j’ai largement le temps, j’ai même prévu une allure un peu plus lente sur les 5 premiers, histoire de partir en douceur. Dans les faits, je courrai bien le 1er en 5:25, ce qui me va très bien, mais le deuxième sera déjà en 5:01 ! Pas de panique, c’est bien normal, il est en descente ;-) Je me suis juste laissée porter par le poids de mon corps, sans forcer, ce n’est pas une accélération au sens propre, juste un allongement naturel. Je veille par contre à ralentir quand on revient sur le plat, car le danger est souvent là, on est faussé par le rythme de la descente. Teresa (notre coach) nous a avertis qu’il ne fallait pas accélérer de plus de 7 secondes au kilomètre sur marathon, pas de brusque changement d’allure donc. Or, je suis fraiche – forcément – et il serait très tentant de me laisser emporter. Dans ce 2e km, j’en aurai profité pour dépasser le ballon de 4 heures, les gens agglutinés autour prennent toute la largeur de la route, alors mieux vaut les avoir derrière !

Bon, je vous rassure, je ne vais pas vous passer en détails tous les kilomètres, mon récit sera déjà bien assez long comme ça !

Donc pour résumer, il m’a fallu me retenir – eh oui ! – sur les 10-15 premiers kilomètres, j’avais tendance à aller trop vite. Normal, on est toujours bien sur le début, il y a intérêt d’ailleurs, sinon c’est plutôt mal barré ! Dire que j’en voyais qui soufflaient déjà au bout de quelques kilomètres, je me demande comment ils auront fait pour terminer, les pauvres …

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vers Rivaz à l'aller (km 13 environ)

Grâce à l’allure moyenne par circuit (donc par kilomètre dans mon cas), ma Garmin me permet de contrôler très précisément mon allure. C’est quand même des bijoux de technologie, ces GPS ! J’arrive donc à corriger rapidement quand je vois que je m’emballe, et je rentre vraiment dans un rythme très régulier. Ce n’est pas évident, car si le parcours est plat, il y a quand même de nombreux faux-plats, montants ou descendants, et l’allure change vite. Ma tactique à moi est de ralentir naturellement dans les "montées", c'est-à-dire de ne pas forcer pour maintenir l’allure, et de la même manière d’accélérer naturellement en descente. Le tout se compensant à merveille, ça évite une fatigue inutile sur ces petites montées, laissons faire les lois de la physique ! C’est marrant, parce qu’on fait le yo-yo ainsi avec les autres coureurs, mais je pense que je dépense moins d’énergie que les autres avec ma technique

Entre le 15e et le 20e, on approche de Vevey – La Tour-de-Peilz, et tout en étant toujours facile, je me dis que ce sera moins évident de tenir la cadence au retour. Je dois maintenant veiller à ne pas "m’endormir" dans mon allure, je me surprends par moments à être au-dessus des 5:11/km, pas de beaucoup, quelques secondes, mais au final, ça s’accumule et on est vite à quelques minutes. Alors si je perds déjà des minutes au 1er semi, ça ne va pas le faire. Grâce à ma Garmin donc, j’équilibre et n’ai qu’une vingtaine de secondes de retard au 20e, c’est parfait.

A mi-parcours, j’ai le grand plaisir de voir mon cher et tendre, qui est sur place pour le départ du semi une heure et demi plus tard. Il courra quelques dizaines de mètres avec moi, me laissera partir, et comme on fait demi-tour peu après, rebelotte au retour. Un coup de baume au cœur. Il me dit qu’il me sent bien, qu’il a un bon pressentiment. Je sais qu’il allait forcément dire quelque chose de positif, mais quand même, ça fait du bien. Il y a aussi des amis là qui sont venus exprès pour m’encourager, c’est vraiment super. Déjà qu’il y a de l’ambiance dans "l’entre-deux villes" comme on dit (agglomération Vevey – La Tour-de-Peilz), ça en rajoute encore ! On est aussi encouragés de toutes parts par les participants au semi qui sont déjà sur place (ils prennent le départ à La Tour-de-Peilz), c’est vraiment très animé ici.

Donc je suis toujours bien, les orteils qui chauffent un peu, mais trois fois rien. Il fait beau, si beau, et bon, si bon ! C’est magnifique. Je sens quand même que tenir l’allure est moins facile, et je sais que le plus dur reste à venir, car le retour n’est pas tout plat non plus, forcément. Et avec la fatigue, eh bien les plats paraissent moins plats, les faux-plats paraissent des montées, bref, tout s’amplifie. Je dois parfois donner un petit coup d’accélérateur pour maintenir l’allure, mais je suis soulagée de voir que je rattrape facilement en fait. Il faut juste que je surveille ma montre pour ne pas ralentir sans m’en rendre compte, c’est plus facile de maintenir que de rattraper ! Quand je veux relancer un peu (je parle de petites variations d’allures), je vois avec plaisir que les jambes et la tête suivent, alors c’est tout bon !

Après le semi, j’ai dépassé Philippe et aperçu Cecilia en la croisant. Je la dépasserai peu après la sortie de Vevey, et j’espère qu’elle tient bon. Je suis partie 4 minutes après eux, puisque dans le 2e bloc, et j’espère qu’elle n’est pas en train de caler, qu’elle est simplement partie plus tranquillement. Cette année, la montée à la sortie de Vevey a bien passé, elle m’a paru plus facile que les autres années. Il faut dire que je m’y attendais, et j’ai une fois de plus naturellement ralenti, sans m’inquiéter du retard pris à ce moment, on perd moins à ralentir sans se griller qu’à forcer et le payer ensuite … C’est à la fin de celle-ci que j’ai rattrapé Cecilia. Un peu plus loin, ce sera Michel que je vais dépasser (qui m’a interpelée, je ne l’ai pas vu, trop occupée à viser quel verre j’allais attraper au ravitaillement).

Après la montée de Vevey, je m’envole un peu, le léger faux-plat descendant qui suit me paraît tellement roulant, je dois me freiner, mais c’est plus fort que moi, je ferai deux kilomètres un peu rapides en 5:05 puis 5:01. Oups, presque 12 km/h, c’est trop vite et surtout trop tôt, le 30e n’est pas encore là, je dois me méfier. Je reprends mes esprits et ralentis.

vers le 30e km2143174_orig.jpg

C’est marrant ça aussi : on a des hauts et des bas, des moments de creux où on est un peu moins euphorique, et l’énergie revient en force sans qu’on s’y attende. C’est bon pour le moral, car si ça arrive une ou deux fois, je me dis au prochain creux qu’il va passer aussi, que ce n’est que passager. C’est avec des petites pensées positives telles que celles-là que j’ai pu maintenir mon allure tout du long, à peu de choses près.

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Et puis il y a eu quand même des passages avec les jambes un peu douloureuses. A partir du 25e, j’ai senti l’ischio droit qui commençait à tirer un peu. Comme j’ai déjà vécu cela sur mon 2e marathon (douleurs non-stop dans les fesses et les ischios depuis le 15e km jusqu’à la fin), je sais que je peux faire avec, qu’il faut serrer les dents et continuer. Mais cette fois-ci, fort heureusement, la douleur ne va pas s’amplifier, elle reste légère et va même disparaître, pour revenir brièvement par moments et repartir, tout comme mes moments de creux. Là encore, ça me rassure.

Et puis les kilomètres s’additionnent, arrivent le 30e, le 35e, je maintiens toujours, je dépasse du monde, les crampes commencent à faire leurs ravages autour de moi, le mur aussi, mais moi je continue comme un métronome. Je me dis que je n’ai qu’à maintenir le rythme, même si ça fait un peu mal et que ce n’est pas toujours facile, ce n’est pas une folle allure, elle n’a rien d’inhumain, il faut juste que je reste vigilante. Le plus dur est fait, une fois le 35e passé, tout se joue dans la tête, maintenant je sais que j'y arriverai et que rien ne m’arrêtera. Ce ne sont plus les kilomètres qui s’additionnent mais le compte à rebours qui commence. Je fais la même chose quand on fait des séries : je compte à l’endroit (1-2-3-4-5), puis à l’envers (5-4-3-2-1), ça fait la moitié moins, 5 c’est pus facile à gérer que 10. Je sais que quoi qu’il arrive maintenant, je serai sous les 4 heures. Je pourrais même terminer en marchant. Cette pensée m’enchante !

A Cully (32 ou 33e km, je ne sais plus, désolée si je ne suis pas parfaitement chronologique), il y a Raymond, le président du club, qui nous encourage et nous éponge. C’est un bon endroit stratégiquement parlant, et ça redonne du punch. Et là, je vois juste devant moi Geneviève, à quelques mètres. C’est la plus rapide de notre groupe, je ne devrais pas la rattraper (elle a 4 minutes d’avance également au départ), et puisque je suis dans mes temps, c’est donc qu’elle a dû ralentir. Quand je la dépasse, je vois qu’elle est en légère difficulté, mais sa foulée est très bien, on s’encourage mutuellement, et je continue. J’espère de tout cœur qu’elle tiendra bon jusqu’au bout, elle a été si sérieuse aussi dans sa préparation, et c'est une super coureuse !

Ah oui, j’ai oublié de parler des ravitaillements : j’ai pris à boire à chacun d’eux (tous les 2-4 km, c’est selon), toujours de l’eau sauf une fois où j’ai pris une boisson énergisante, quelques gorgées sans plus, et en courant toujours. Pas question de m’arrêter, ni même de marcher, ça coupe le rythme, et après il faut relancer. Je préfère continuer à courir, et pas besoin de boire des litres, du moment que je m’hydrate régulièrement. Quant aux gels, j’en aurai pris un tous les 5 km sauf au 5e. Uniquement des miens, que j’ai testés à l’entraînement, et à Morat-Fribourg. Je m’arrangeais pour avaler ces gels un peu avant les ravitaillements, de manière à pouvoir boire ensuite. J’ai également bu mes deux gourdes (1.5 dl chacune). Pas eu soif, pas eu de coup de barre, donc bonne tactique je pense.

A partir du 35e, je n’ai plus trop regardé ma montre, je me suis concentrée sur mes sensations, en veillant à maintenir un bon rythme. Il y a plus de faux-plats montants sur les derniers kilomètres, et je ne veux pas voir ma vitesse baisser. Alors j’y vais, je me donne du courage en me disant que c’est presque fini. Et puis je sais qu’il y a Teresa Au 40e pour nous encourager, je veux tenir bon ne serait-ce que pour elle, pour tout ce qu’elle a donné pour nous coacher, le meilleur remerciement que je puisse lui faire est d’atteindre mon objectif ! Effectivement, elle est là, elle me félicite et m’encourage à ne pas lâcher sur ces deux derniers kilomètres. Voilà qui me donner des ailes jusqu’à la fin. Je ne vais pas sprinter, quand même, mais forcer un peu, c’est presque fini, et puis finalement je suis bien. Mes jambes vont bien, et franchement, c’est euphorisant de dépasser tout ce monde, je me dis que j’ai bien géré. Car au fond, ce n’est pas tant moi qui ai accéléré (1er semi en 1:49:44, et 2e semi en 1:48:46), que les autres qui ont ralenti, pourtant la différence d’allure me donne l’impression de voler (comique de dire ça, moi qui ai une foulée des plus rasantes !)

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Dernière ligne droite sur les quais d'Ouchy

N’empêche, elle est longue cette dernière ligne droite ! Mon neveu est là qui me pousse à accélérer sur les derniers hectomètres, et ça y est, c’est l’arrivée ! J’arrête ma montre, et je vois mon chrono : 3:38:35 (je l’ai démarré 5 secondes trop tôt), j’aurai plus tard mon chrono officiel à la puce par SMS : 3:38:30 ! Le bonheur total, je suis HEUREUSE !!!

Mon récit – euh, pardon : mon roman ! – est déjà bien assez long, je vous passe les retrouvailles à l’arrivée. Je dirai juste que mes jambes se sont très vite raidies, je me suis dit que j’allais déguster lundi. Et puis après étirements doux (sans forcer) et avoir marché jusqu’à la tente où nous attendaient nos sacs, et retour, ça m’a fait le plus grand bien et les jambes allaient nettement mieux. Et hier, j'ai été agréablement surprise : certes, les muscles étaient un peu douloureux, mais pas plus que ça ! Et aujourd'hui, je ne sens quasiment plus rien.

Mon homme quant à lui a pris beaucoup de plaisir sur son semi, son genou l’a laissé tranquille, et il signe un super chrono de 1:42:20 ! Un grand bravo à lui qui n’a pas toujours l’occasion de s’entraîner régulièrement.

Encore quelques mots pour dire que Sandrunning nous a retrouvés (ma famille et moi) sur une petite terrasse après la course (nous nous sommes jointes par téléphone portable, c’est bien utile !) où nous buvions une bonne bière bien méritée ! Je n’ai malheureusement pas vu son arrivée, pourtant elle était dans les temps de mon mari, à quelques minutes près. J’ai dû la voir sans la voir ! Pas étonnant avec tout ce monde !

Nous avons eu donc encore eu l’occasion de bavarder un peu et d’échanger nos impressions. Elle a bien sûr survolé son semi en 1:43:50. Elle est tout à fait étonnante de facilité (elle se sous-estime beaucoup), et je suis ravie qu’elle ait apprécié le parcours et la région.

Résultat en chiffres

J’ai donc couru ces 42.195 km en 3:38:30, soit une allure de 5:11/km (11.58 km/h), pile dans l’objectif, avec des victoires à tous les niveaux : la barre des 4 heures est bien tombée cette fois, et même celle des 3:40:00, ce qui est énorme pour moi ! Et pour l’anecdote, puisque nous parlions qualifications la semaine dernière, ce chrono suffirait à me qualifier pour Boston 2013 (3:55:00 pour ma catégorie d’âge), mais je manque de 30 secondes la qualif pour New York 2012 (pour 2013 on oublie : il faudra désormais faire 3:21:00, c’est hors de portée !). Honnêtement, je ne pensais pas m’en approcher tant !

Côté classement, je termine 16e / 106 de ma catégorie (dames III : 40-49 ans), et 35e / 230 femmes toutes catégories confondues. Le classement scratch hommes/femmes n'est pas indiqué (il y a 1057 hommes classés).

Voili, voilou, j’en termine enfin !!! J’aurai peut-être dû publier en plusieurs épisodes, ça aurait été plus digeste !

Demain, je dois subir une petite intervention (rien de grave, je vous rassure), et je serai hospitalisée 2 nuits. S'en suivront 3 semaines de convalescence où je ne pourrai malheureusement pas courir. Repos forcé donc, ce sera ma récup post-marathon ET ma pause annuelle

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 21:11

Petit article éclair, juste pour déjà vous remercier pour vos encouragements qui m'ont beaucoup touchée ! Et ensuite pour vous dire que ça s'est super bien passé ! Des conditions météo parfaites, tout aura vraiment été parfait jusqu'au jour J, c'est incroyable. J'ai osé, risqué mon objectif fou ... et j'ai réussi !!! Un chrono visé (par la coach) de 3:39:00, et un chrono effectif de 3:38:30, avec 58" de négative split. Je n'osais l'espérer, je peine encore à  croire !

Plus de détails tout bientôt, promis !

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 22:12

Et voilà, la 9e semaine de ma préparation s’achève. Il restait 2 sorties à faire ce week-end, dont le fameux test de 5k samedi. Notre coach était là et a couru avec nous.

Nous avons commencé par 30’ de footing, puis fait 3 lignes droites pour préparer le cœur à l’effort. Il fallait essayer de ne pas partir trop fort, aller au niveau seuil sur la première moitié, et accélérer ensuite. Nous sommes partis trop fort bien sûr, et un bref coup d’œil à ma montre m’a tout de suite fait ralentir : on était à plus de 14 km/h, impossible de tenir cette allure sur 5 kilomètres en ce qui me concerne. J’ai vu que je tournais à plus de 13 km/h quand même, mais j’ai tenté de maintenir ce rythme, tout en voyant les autres filer devant. Et effectivement, au bout de quelques kilomètres, j’ai senti que ça devenait difficile, mais j’ai peu à peu rattrapé les autres qui m’avaient bien distancée. J’en ai dépassé un d’abord après environ 3 km, puis la deuxième peu avant la fin. Cela n’a au fond aucune importance, mais ça m’a un peu rassurée quant à ma gestion, car je me suis demandée si j’avais bien fait de ralentir. Nous sommes d’un niveau très proche, donc théoriquement, je devrais pouvoir plus ou moins les suivre. Mais n’ayant jamais couru de 5k, je n’avais aucune idée de l’intensité que l’on peut soutenir sur cette distance.

Résultat du test : 21’52", soit 4:22/km (13.7 km/h), un résultat auquel je ne m’attendais pas je dois dire ! Jamais je n’aurais pensé pouvoir tenir cette vitesse sur 5 km, c’est en gros la vitesse que je tenais sur mes 1000 m il y a 2 semaines !

Bref, notre coach nous a ensuite réunis pour analyser ce test. Le chrono potentiel sur marathon est estimé à partir de ce résultat … et ça me donne quelque chose de très ambitieux !!! Cette extrapolation n’a de sens que si l’on a suivi un entraînement rigoureux, et qu’on le fait en fin de prépa.

Je choisis de lui faire confiance, d’ailleurs j’ai confiance, même si ça me fait franchement peur … Jusque là, tout s’est super bien passé, je sens très nettement mes progrès, et ma foi, je ne risque pas ma vie ! Il s’agira donc de partir dès le début à l’allure cible, et de la maintenir tout au long du parcours. Qui ne tente rien n’a rien … Le seul moyen de savoir si je le peux est d’essayer.

D’ici là, je vais tâcher de travailler mon mental pour arriver forte dans ma tête. Je ne veux pas me laisser submerger par le doute, ni ronger par l’angoisse. C’est peut-être de la folie, mais je me dis qu’il faut assumer ses choix jusqu’au bout et y croire.

Étonnamment, j’ai assez bien dormi ! Et ce matin, nous avons fait une dernière sortie en groupe, un petit footing d’une heure tranquille. Les sorties de la semaine prochaine sont courtes et légères, et chacun les fera pour soi. Je sens que ça me manquera, on a formé une super équipe, on a passé de très bons moments ensemble, c’était d’ores et déjà une magnifique expérience.

Demain, j’attaque donc le régime RDS, avec un maximum de protéines (et de graisses, beurk) et un minimum de glucides. J’ai mangé mon dernier petit chocolat ce soir, il me faudra attendre 3 jours avant d’y regoûter !

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 09:12

L'an dernier à la même époque, je m'apprêtais à partir pour New York pour y courir le marathon. Un an après, je n'ai pu m'empêcher d'aller me promener sur leur site internet, avec un brin (c'est peu dire) de nostalgie. Et j'ai voulu voir quelles étaient les exigences pour un dossard garanti par qualification. Eh oui, tout comme à Boston, on se qualifier pour New Yrok. Et si la qualification pour Boston constitue la quête du Graal pour tout coureur sur le continent nord-américain, il faut savoir que les exigences pour une qualification new yorkaise sont pourtant bien plus élevées.

Exemple : pour l'édition 2012, pour une femme de ma catégorie (45-50 ans), il faut avoir couru un marathon en 4 heures pour Boston, mais en 3h38 pour New York ! Différence notable, vous l'admettrez.

Mais avec le succès grandissant de ces deux épreuves mythiques, ils ont dû revoir leur exigences à la hausse. Pour la même catégorie toujours, il faudra donc pour se qualifier pour 2013, avoir couru un marathon en 3h55 pour Boston (ce qui reste très raisonnable), mais en 3h21 pour New York !!! Là, ça devient franchement du costaud ! Si à Boston, il faut gagner 5 minutes en un an, c'est 20-25 minutes de mieux qu'il faut faire à New York !!! Juste énorme.

Donc autant dire qu'il me faudra toujours passer soit par la loterie, soit par une agence, si je veux à nouveau courir à New York !

Dès lors, je dois dire que je comprends mieux pourquoi tout le monde cherche à se qualifier pour Boston : c'est tout de même plus accessible (encore que déjà très méritoire) !

Pour satisfaire votre curiosité, voici un tableau comparatif des chronos requis pour ces deux marathons sacrés :

Age

New York

Boston

2012

2013

2012

2013

M

F

M

F

M

F

M

F

18-35

2:55

3:23

2:45

3:00

3:10

3:40

3:05

3:35

35-39

2:55

3:23

2:45

3:00

3:15

3:45

3:10

3:40

40-44

3:10

3:38

2:50

3:10

3:20

3:50

3:15

3:45

45-49

3:10

3:38

2:58

3:21

3:30

4:00

3:25

3:55

50-54

3:30

3:52

3:06

3:35

3:35

4:05

3:30

4:00

55-59

3:30

3:52

3:14

3:49

3:45

4:15

3:40

4:10

60-64

3:45

4:13

3:24

4:06

4:00

4:30

3:55

4:25

65-69

3:45

4:13

3:35

4:26

4:15

4:45

4:10

4:40

70-74

4:00

4:35

3:46

4:50

4:30

5:00

4:25

4:55

75-79

4:00

4:35

3:46

4:50

4:45

5:15

4:40

5:10

80+

4:00

4:35

3:46

4:50

5:00

5:30

4:55

5:25

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 10:30

Après mon footing de lundi (55'), j’ai ma cheville gauche qui m’a chicanée. Elle n’était pas douloureuse, mais sensible, si vous voyez ce que je veux dire. Je ne me la suis pas tordue (quoique je me souviens avoir eu quelques mauvais appuis sur un chemin tortueux et bourré de racines), je pense que ça vient de mes runnings. La paire que j’utilise pour mes sorties longues et/ou lentes, qui est une paire assez lourde mais très amortissante, arrive au bout je pense. J’avais déjà un petit doute avant de les enfiler, car la cheville était très légèrement sensible après la sortie longue de dimanche. Mais j’avais mis ça sur le compte des kilomètres accumulés. Or, lundi, ça s’est confirmé, ma cheville proteste. Il faut dire que j’avais envie de me faire plaisir en parcourant plein de jolis petits sentiers dans ma forêt, mais avec beaucoup de passages caillouteux ou racineux, irréguliers et pas franchement top pour les appuis … Ce n’était pas une brillante idée !

J’ai bien glacé et mis de la pommade (Perskindol pour ceux qui connaissent) lundi soir, encore de la pommade mardi avant d’aller courir. Car oui, hier j’avais encore une sortie, la 4e consécutive depuis samedi, ce qui constitue la plus lourde charge pour mes gambettes depuis le début de la prépa : 57.8 km en 4 jours. J’appréhendais donc un peu, et pour la cheville, et pour le contenu : 40’ à 90% fcm après 30’ de footing, en terminant par 10’ de footing. Soit 10’ à 90% de plus que mardi dernier. Je suis allée retrouver notre équipe au bord du lac, pour toujours les mêmes raisons : du plat ! Nous avons pu ainsi profiter de la dernière belle journée avant la dégradation annoncée dès aujourd’hui et la dégringolade du thermomètre. Il faisait vraiment magnifique, et je me répète, le cadre était magnifique, je ne m’en lasse pas.

J’ai mis mes nouvelles Asics Sky Speed 2, celles que j’ai déjà portées pour mes dernières compétitions et qui vont très bien. Ce sont celles que je mettrai aussi pour le marathon. Nous sommes partis tranquillement pour les 30’ de footing, et ma cheville ne s’est pas manifestée. Il faut dire qu’il n’y a pas de pièges à chevilles là-bas ! Je vais du reste éviter les chemins instables jusqu’au jour J.

Nous étions partagés quant à la façon de courir ces 40 minutes. Pour ma part, j’avais l’instruction de les faire à 90%, mais les autres qui accusent une légère fatigue se sont vus indiquer de les faire plus doucement, autour des 12 km/h. Après réflexion, j’ai décidé de m’aligner sur eux, à ce stade, on risque plus en en faisant trop que pas assez. En plus, je ne me sentais pas trop de forcer, 40 minutes, ça me paraissait une éternité ! Nous avons donc démarré autour des 12 km/h comme prévu, plutôt 11.8, puis 12, puis 12.2 … Mine de rien, on vite fait d’aller plus vite. A ma grande surprise, je me sentais super bien. Un peu malgré moi au début, puis en sentant que ça passait, volontairement, j’ai progressivement accéléré. Oh, pas mis le turbo, non, mais gentiment été un peu plus vite. Les autres sont restés en arrière, se tenant à leur (sage) décision. Qu’est-ce que je me sentais bien ! Avec en plus cette vue magnifique sur le lac et les montagnes, cette température idéale, un léger vent mais pas suffisant pour être gênant, c’était juste parfait.

Finalement, j’aurai couru 8.44 km en 40’, soit une allure moyenne de 4:44 au km. En étant super bien. D’abord bien en-dessous des 90%, puis pile dedans. Et ma cheville, eh bien elle n’a pas protesté, elle s’est fait oublier, et je l’ai oubliée ! Je pense donc que ce sont bien les chaussures, et sans doute le terrain aussi. Encore 10 minutes de retour au calme, et la séance était déjà terminée. J’ai vraiment eu du plaisir à courir hier, et je m’étonne de la forme que je tenais après 4 jours consécutifs. J’espère juste ne pas en avoir trop fait. Mais finalement, je n’ai fait que suivre les instructions qui m’étaient données, donc ça devrait aller je pense. En tous cas, ça fait du bien pour la confiance. Tenir du 12.7 km/h pendant 40 minutes, voilà quelque chose dont j’étais bien incapable il y a quelques mois encore !

La perte de poids y est aussi pour quelque chose : c’est tellement plus facile de courir plus vite quand on est plus légère ! Je me sens si bien dans mon corps maintenant, qu’est-ce que ça change ! 14 kg quand même depuis le début de l’année, ça fait une différence. Je vous rassure, je stabilise depuis 2 mois, je ne fais donc pas de régime à l’aube de mon marathon, j’ai même repris un petit kilo, mais comme je ne fais pas d’excès, je ne m’en inquiète pas.

Pour la suite du programme, il y a encore une séance de VMA jeudi (la même que jeudi dernier), et samedi un test de 5 km. Ce que je redoute un peu : courir 5 km à fond (enfin, plutôt au plus vite pour la distance), je n’ai jamais fait, et ça me paraît long ! Et je ne sais pas trop sur quelle base partir. Ose-je tenter 13 km/h ? Vais-je tenir ? Bon, ce n’est pas une compétition, il n’y a pas d’enjeu, mais je n’aimerais pas finir dans la douleur et m’effondrer sur la fin, j’aimerais bien gérer et finir fort si possible. Eh oui, même sans enjeu, j’aime bien faire.

Après, il y aura 1h de footing le dimanche, puis plus que de petites sorties de 40’ maximum (mardi, jeudi et un dernière petite samedi, veille du marathon).

On arrive déjà au bout, mais qu’est-ce que j’ai aimé cette prépa ! Je n’ai pas encore couru mon marathon que j’ai déjà presque hâte de préparer le suivant ! Dingue, non ?

Ah ! J’allais oublier : ma cheville va nettement mieux ce matin !!! Je ne l’ai apparemment pas malmenée hier avec ma sortie !

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 11:54

J’ai terminé ma 8e semaine de prépa. Que cela passe vite ! Je me sens plutôt bien, en forme et assez confiante. Pour l’instant, la préparation s’est déroulée à merveille. Il y a eu un petit creux lors de la semaine où j’ai eu mes problèmes digestifs, mais la forme est revenue en force derrière. Je n’ai sauté aucune séance, je les ai toutes faites en suivant scrupuleusement les consignes. C’est bon pour la confiance de voir qu’on peut tenir le programme (même quand ça va moins bien), surtout lorsqu’il s’agit de séances que l’on redoute comme celle de mardi dernier (avec 30’ à 90%).

Hormis l’an dernier où c’était une catastrophe (j’en porte l’entière responsabilité), j’adore les prépas marathon (c’est donc ma 4e) ! J’aime cette augmentation progressive du volume tout en ayant des sorties très variées. Je cours en fonction d’un but qui me motive, c’est structuré, et je sens l’effet positif des entraînements. Avoir le sentiment de progresser est galvanisant ! J’espère que mon résultat sera à la hauteur de mes attentes, mais même sans cela, cette préparation aura été extrêmement positive. Et c’est déjà énorme. Car après tout, le marathon n’est que l’aboutissement de plusieurs mois d’entraînement. Reste ensuite à croiser les doigts pour que tout se passe bien, et mettre tous les atouts de son côté : alimentation, hydratation, gestion de la course, ravitaillements. Restent bien sûr les impondérables : crampes, mur, blessure, météo …

Et puis cette année, pour la première fois, j’ai bénéficié de la compagnie d’autres coureurs. Un petit groupe avec le même but, tous d’un niveau très proche, une super équipe, vraiment ! J’ai été agréablement surprise de voir que je pouvais courir avec eux tout en étant à mon rythme, moi qui craignais tant le décalage. Et il y a tout ce partage, cet esprit d’équipe qui se renforce, c’est vraiment super. Enfin et surtout, il y a bien sûr notre coach qui nous suit de près, nous connaît et nous conseille de façon très appropriée. C’est très rassurant de se sentir ainsi suivi et guidé. On se surprend tous à déjà se demander comment on va pouvoir s’en passer après le marathon, à se dire que tout cela va nous manquer ! Mais on est aussi contents bien sûr d’arriver au bout, de voir l’échéance arriver. Car il faut l’avouer, une prépa marathon, c’est aussi contraignant sous certains aspects : le temps qu’on y consacre, notamment le week-end, au détriment de la famille, les pensées qui tournent parfois à l’obsession (enfin, je parle pour moi, là) et qui commencent à saouler nos proches (même si j’essaie de ne pas trop en parler). Mais c’est ponctuel, et je dois dire que j’ai la chance d’avoir pour ma part un adorable mari très compréhensif à ce niveau-là.

Pour en revenir à la prépa, je pensais que la charge allait diminuer dès cette semaine, mais en fait, elle sera encore bien active ! Les 3 premières séances ressemblent furieusement à celles de la semaine dernière (avec 40’ à 90% demain !), et il y aura encore un test sur 5 km samedi (donc à allure 5k), qui devrait permettre de déterminer l’allure marathon qu’on devrait pouvoir tenir. Dès dimanche par contre, ce sera très nettement allégé.

Notre coach recommande le régime RDS (dissocié scandinave), où on fait la part belle aux protéines et légumes durant 3 jours, en supprimant les glucides, afin de créer un manque qu’on (sur-)compensera les trois jours suivants en faisant le plein de glucides (sucres lents principalement). Je connaissais ce régime, mais je ne l’ai jamais pratiqué. Je vais essayer, on verra comment ça passe …

En bref, les trois dernières séances de la semaine 8 (toutes avec notre "équipe marathon") :

Jeudi : 10 x 1'/1' après 30' de footing, et en terminant par 10' de footing. Sortie faite au bord du lac et en groupe. De bonnes sensations, avec une allure moyenne de 15 km/h sur mes répétitions, ce qui correspond à ma vma.

Samedi : 6 x 1000 m (4:20 - 4:14 - 4:16 - 4:18 - 4:14 - 4:13) après 30' d'échauffement toujours et 10' de retour au calme. Très bonne séance, mes 1000 m les plus rapides depuis que j'en fais, et de bonnes sensations (sauf sur le 1er 1000 m où je dois toujours me mettre en route)

Dimanche : sortie longue de 2h05, avec 15' à 90% après 1h40 de course. Très sympa, bien papoté, et une bonne allure sur les 15' (4:32/km).

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 09:51

Après les deux grosses sorties du week-end, j’avais les jambes lourdes lundi pour mon footing d’une heure. Sinon, paradoxalement, les sensations étaient bonnes. J’ai bien fait mes étirements à la fin (ce sont surtout les ischios qui accusent un peu le coup).

Hier, c’était la 4e sortie consécutive, celle que je redoutais le plus, 1h10 avec 30’ de tempo soutenu (163-166 puls, soit 90% de ma fcm). A mon grand soulagement, je n’avais plus les jambes lourdes. Il faisait magnifique et doux, et je suis allée faire ma séance au bord du lac, pour pouvoir être sur du plat, c’est bien plus facile pour maintenir un effort constant. Après 30’ de footing où mes pulsations étaient un tantinet hautes à mon goût, j’ai attaqué prudemment les 30’ de tempo. En effet, il faut laisser le temps aux pulsations de monter, ça ne se fait pas en 30 secondes, et il faut ensuite tenir la durée ! Etonnamment, ça s’est très bien passé. J’ai démarré à 4:55/km avant de progressivement m’installer à une allure de 4:40, avec au final une allure moyenne bien régulière de 4:44/km (12.7 km/h). Moins vite que dimanche donc pour les 10’ de tempo (ça, c’était prévisible), mais malgré tout à un bon rythme. Avec de bonnes sensations, et surtout de bonnes jambes ! J’ai terminé par 10’ de footing, puis n’étant pas encore de retour à mon point de départ, j’ai marché : pas question cette fois de dépasser la durée prévue, si je rallonge chaque fois, ça ne va pas, et j’estime que la charge était assez importante comme ça après 4 jours consécutifs bien remplis !

Leman
Vue depuis le parking sur le lac et la Haute-Savoie après mon entraînement

C’est donc satisfaite et rassurée que je suis rentrée chez moi. J’encaisse finalement bien la charge, et un footing semble suffire à me faire récupérer d’une sortie plus conséquente. Aujourd’hui c’est repos, et je n’ai aucun doute que je serai d’attaque pour les 10 x 1’/1’ demain. Je suis contente aussi de voir que je supporte bien les 5 séances hebdomadaires. C’est la première fois que je cours autant, et je m’en porte à merveille !

Sinon, je me suis amusée à faire quelques statistiques sur ma préparation. J’en suis à 383.54 km parcourus en 41 séances sur 7 semaines et demi, soit une bonne cinquantaine de kilomètres en moyenne par semaine. Durée totale des entraînements : 39h58, je frôle les 40 heures. La semaine dernière a été la plus chargée avec 60.12 km. Et cette semaine sera le point culminant avant l’affûtage progressif.

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 09:30

Il me restait donc deux sorties à faire pour terminer la semaine, et non des moindres : des 1000 m le samedi, et la sortie longue dominicale.

La météo a drastiquement changé, et c’est dans le froid et sous la pluie que nous avons couru samedi. Nous étions un petit groupe de quatre à nous retrouver au bord du lac. Je dois dire que c’était nettement plus motivant de faire cette sortie à plusieurs, car le changement de température a été vraiment brutal ! Après 30’ de footing, nous avons attaqué les 5 x 1000 m au programme du jour (récup 2’), les premiers 1000 m ayant été étalonnés par mes soins à l’aide de mon Garmin. Pour ma part, j’avais programmé ma séance, ce qui est tout de même bien pratique. J’ai réalisé mes 1000 m en 4:23 – 4:16 – 4:20 – 4:20 – 4:21. Je suis assez contente de moi, je suis maintenant régulièrement sous les 4:30 pour sur ce type d’exercice. Nous avons ensuite terminé par 10’ de footing.

Autant dire que nous étions trempés et gelés ! Ma veste de pluie soi-disant "storm shelter" (traduction : coquille contre les tempêtes) a été vaincue par la pluie. Tant qu’on court, ça ne dérange pas, mais dès qu’on s’arrête, on a très vite froid ! Heureusement, j’avais pris des habits de rechange, et nous sommes allés boire un café bien chaud chez l’un des coureurs, qui nous a servi plein de petites gâteries pour nous requinquer : pain, fromage, biscuits et chocolat ! C’était vraiment très sympa.

Dimanche, à nouveau sous la pluie mais moins forte, nous nous sommes à nouveau retrouvés pour la sortie longue cette fois : 1h30 de footing, suivi de 10’ de tempo (intensité visée pour moi : 163 puls), puis 10’ de footing, soit 1h50 en tout. On a bien papoté en courant, c’était fort sympathique. La pluie ne nous a même pas gênés, elle a d’ailleurs fini par cesser pour les 20-30 dernières minutes. Quant aux 10’ de tempo, j’ai couru à une allure de 4:31/km, soit 13.3 km/h. Pour 10’, ça va, mais mardi, il va falloir tenir 30’ à cette allure, ou tout du moins à cette intensité (163 puls), ça va être rude ! Je pense que je vais aller moins vite, sinon je ne tiendrai pas la demi-heure !

Nous avons un peu débordé en terminant par 15’ de footing au lieu de 10’, car nous n’étions pas au point de départ. J’ai hésité à marcher après les 1h50 prévues, mais je me suis dit que finalement, pour quelques minutes, ça n’était pas trop grave, d’autant plus qu’on trottinait. J’avais quand même les jambes un peu lourdes sur la fin. Sinon, très bonnes sensations, et beaucoup de plaisir. Décidément, j’adore cette préparation marathon ! J’aime cette montée en puissance, je me sens en forme, même si je dois dire que j’étais bien fatiguée hier soir, mais d’une bonne et saine fatigue.

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