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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 20:48

Samedi dernier a eu lieu le Traîne-Savates, une course vallonnée de 10,3 km en nature, sur routes et chemins forestiers. Située deux semaines avant les 20 km de Lausanne, elle constitue une préparation idéale.

Sans être réellement difficile, elle n’est pas facile non plus. Les premiers kilomètres sont descendants, il faut faire attention à ne pas partir trop vite. Toute la partie en forêt est bien vallonnée avec notamment une montée au 7e (douce mais qui entame), et le retour sur bitume avec les deux derniers kilomètres en faux-plat montant sont longs et généralement face à la bise. En soi un très joli parcours en pleine campagne, très bien organisé il faut le dire. Mais voilà, j’en ai toujours bavé dessus. Ma dernière participation datait de 2011, où j’avais péniblement terminé en 53:32, souffrant de la chaleur inhabituelle pour la saison. C’était malgré tout mon meilleur temps sur ce parcours.

Cette année, où j’essaie de gagner un peu en vitesse sur les distances plus courtes, mon objectif était de terminer en moins de 50 minutes. D’après mon résultat à la Kerzerslauf, c’était tout à fait jouable. Mais je me méfie de ce parcours qui ne m’a jamais convenu jusqu’ici, et il suffit parfois de pas grand-chose pour se trouver en difficulté, rien n’est jamais acquis.

Samedi a été une manifique journée printannière, très douce. Des conditions qui faisaient penser à celles de 2011, et donc me faisaient craindre de souffrir à nouveau de la chaleur … Alors cette fois, j’ai décidé d’emblée de mettre la tenue d’été : short et T-shirt sans manches ! Fort heureusement, quelques nuages sont venus atténuer la chaleur et ont rendu les conditions vraiment très agréables. En plus, nous n’avons pour une fois pas eu droit à la bise sur le retour, ouf !

Avec le succès croissant de cette manifestation, l’organisation a décidé de mettre en place des blocs pour fluidifier le départ. M’étant inscrite avant qu’ils ne prennent cette décision, je n’ai pas pu indiquer de chrono, et je me suis retrouvée dans la zone C, soit les « moins de 58 minutes » (4 blocs prévus : <42’, <50’, <58’ et >58’). Pas mal au fond, car je n’étais pas sûre de réussir mon pari. Je me suis dit qu’en me plaçant tout à l’avant de ce 3e bloc, je ne serais au moins pas gênée. Sauf que sur place, quand j’ai demandé combien de temps séparait les blocs, on m’a dit qu’il s’agissait en fait uniquement de placer les coureurs selon leur vitesse (idée louable au passage) mais qu’il n’y aurait qu’un seul coup de pistolet ! Voilà qui changeait la donne. En étant dans la 2e moité des participants, j’allais être passablement gênée au départ. La bonne nouvelle étant que ce placement n’avait rien de contraingnant, et que je pouvais sans autres changer de bloc.

Je me suis donc mise aux côtés de mes copines et copains du club avec qui je cours habituellement.

Départ très rapide (euh … c’est pas ce que je voulais ?), je passe le 1er kilomètre en 4:04, c’est beaucoup trop vite, même si ça descend ! Je me reprends et ralentis un peu. Même comme ça, je suis déjà bien assez vite, il me faudra tenir les 10 kilomètres et je ne suis pas sûre d’y arriver. Je trouve quand même rapidement un rythme qui semble me convenir. Les kilomètres s’enchaînement et je suis assez bien, dans un effort soutenu mais maîtrisé.

A la montée du 7e, je suis dans le dur, bien sûr, mais elle passe bien. De manière générale, je remonte du monde (mais pas que !), je me suis fait pas mal doubler quand j’ai ralenti après le 1er kilomètre, mais là ça s’inverse. J’ai successivement en ligne de mire des coureurs/euses que je connais et qui courent en principe mieux que moi, je m’y accroche et en dépasserai ainsi plusieurs. Je ne regarde plus ma montre et me fie uniquement à mes sensations. De toutes façons, comme ce n’est pas plat, ça ne veut pas dire grand chose. Maintenir l’effort, tenir bon et ne rien lâcher. Le fait de s’accrocher à un(e) coureur(euse) devant soi est indéniablement une aide. Souvent, l’espace entre nous ne s’amenuise que très lentement, mais ça motive. Je ne veux pas faire d’accélération brusque, ce serait suicidaire, et puis de toutes façons je ne pense pas que je l’aurais pu ;-)

Arrivent les deux derniers kilomètres qui me paraissent comme toujours interminables. Un peu de public nous encourage sur ce dernier tronçon, c’est sympa. Je franchis la ligne d’arrivée en 46:34 (3 secondes de moins qu'à mon chrono que j'ai arrêté un tantinet trop tard), super contente ! Je n’aurais sincèrement jamais cru pouvoir faire un chrono pareil sur ce parcours. Si la distance annoncée est exacte, ça me fait du 4:31 au kilomètre, ce qui est incroyablement rapide pour moi ! J’ai quand même un doute, parce que ma montre indique seulement 10.05 km, soit 250 mètres de moins qu’annoncés … Même comme cela, ça me donne une super allure moyenne de 4:38 qui me comble au-delà de mes espérances ! Jusque là, mon meilleur chrono sur 10 km était de 47:49 en 2011 sur un parcours entièrement plat ...

Autre source de grande satisfaction : c’est la première fois que je ne subis pas ce parcours. Que j’ai le sentiment de l’avoir géré correctement. Je me suis ressaisie suffisamment tôt après mon départ trop rapide pour que je n’aie pas eu à en payer le prix.

Voilà donc qui me donne confiance. Les entraînements paient, mes progrès se confirment. Les risques que je prends en osant un peu plus sont récompensés. Je commence à croire que j’ai vraiment gagné un peu en vitesse comme je le souhaitais.

On verra maintenant ce que ça donne sur les 20 km de Lausanne. Les 1h40 que je vise sont à priori à ma portée. Il me faudra toutefois gérer les nombreuses montées et ne pas y perdre trop d’énergie. Mais je prends confiance, et ça fait du bien.

Relevé Garmin

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Published by valcox - dans Courses
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