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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:13

Bon, d'accord, ça peut paraître un peu exagéré dit comme ça, mais c'est un peu le sentiment que j'ai. Cette semaine a commencé en douceur par trois sorties tranquilles : lundi (1h15), mardi (48'), et jeudi (1h), pour bien récupérer de Morat-Fribourg.

Lundi, j'étais en pleine forme, de bonnes jambes, des pulsations bien basses et une pêche d'enfer. Sans doute encore l'effet des endorphines de la veille .

Mardi, de bonnes jambes toujours, mais une légère fatigue tout de même. Le repos de mercredi fut bienvenu, et j'ai profité d'une des dernières belles et douces journées de ce début octobre, avant le froid et la pluie annoncés pour ce week-end !

Et ce matin, j'ai profité d'une modification ponctuelle de mon horaire au boulot pour faire mon footing à jeun. J'adore ça, mais je me refuse d' y aller de nuit. Alors il me faut des journées comme celle-ci pour pouvoir le faire, où j'attends la lumière du jour. De bonnes jambres toujours, mais des pulsations un tantinet plus hautes dans les montées par rapport à ces derniers temps. Les sensations étant bonnes, je ne m'en fais donc pas.

Demain, ce sera repos à nouveau. Et il faudra bien recharger les batteries, car viennent ensuite 4 jours avec une charge certaine. En effet, j'arrive dans la phase finale de mon plan marathon, la dernière montée en puissance avant la récupération active qui précède le marathon. Nous sommes à J-24, ça devient du sérieux !

Donc au programme :

Samedi : 5 x 1000 m
Dimanche : 1h50 dont 10' de tempo soutenu
Lundi : 1h d'endurance
Mardi : 1h10 dont 30' de tempo soutenu (celle-là, je la redoute !)

Et il faudra profiter des journées de repos de mercredi et vendredi, car les deux séances suivantes sont loin d'être tranquilles, avec 10 x 1'/1' et 6 x 1000 m ! De quoi m'amuser donc . Mais je me réjouis, j'aime ça, j'adore ce plan, j'aime les préparations marathon, bref, je me sens très, très bien

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 11:16

Autant le dire tout de suite : c'était juste extraordinaire ! Après un très mauvais début de semaine, les bonnes sensations sont revenues depuis jeudi, mon estomac s'est complètement rétabli, et tout cela s'est confirmé dimanche, qui a été pour moi une journée juste parfaite !

La météo, tout d'abord : idéale, avec du brouillard jusqu’à la montée de la Sonnaz, qui nous a permis de bénéfier d’une température des plus agréables (même si je transpirais bien quand même), puis du soleil en fin de parcours, qui n’a pas eu le temps de trop chauffer. Il faisait juste super bon, un bonheur. Et pas de vent, ce qui est très appréciable aussi.

Avec une météo pareille, le public a bien répondu présent, et il y avait de l’ambiance aux endroits clés du parcours.

Mais commençons par le début ! Donc comme je l’avais prévu, j’ai testé mes ravitaillements, et mon alimentation en général, en faisant déjà le plein de sucres lents depuis deux jours. Petit déjeuner au Gatosport d’Overstims : consistance un peu collante mais goût agréable, facile à manger. J’en ai mangé à peu près 1/3 du gâteau, et mon homme lui aussi 1/3, le reste a été congelé.

Pendant le trajet (en voiture jusqu’à Fribourg, en compagnie de Jacky que nous avons transporté), puis dans le train spécial jusqu’à Morat, j’ai bu de l’eau d’abord, régulièrement et à petites gorgées, puis une boisson d’attente de Powerbar (Powermax je crois), à petites gorgées également. En sortant du train, j’ai cru que ma vessie allait exploser, et il m’a fallu trouver des toilettes de toute urgence. Le problème, c’est que tous les passagers du train spécial arrivant en même temps, nous avions tous la même envie ! Sur le trajet jusqu’au point d’information (où il y a les vestiaires, les camions pour emporter nos sacs jusqu’à l’arrivée, etc.), pas moyen de trouver un petit coin intime. Là, il y a clairement inégalité entre hommes et femmes, il faut bien l’avouer ! En arrivant aux vestiaires, mon chéri, qui n’y tient plus non plus, va me laisser pour aller chez les hommes. A tout hasard, je lui demande mon dossard, des fois qu’on ne se retrouve pas … (nous avons pris un sac pour les deux). Bien m’en a pris ! Car je ne l’ai retrouvé que dans le bloc de départ ! Je suis partie donc de mon côté pour faire la queue aux toilettes installées sur la place. Mais ça n’avançait pas, incroyable ce que les gens sont lents ! N’y tenant plus, je suis repartie à la recherche d’un petit coin à l’écart, et faute d’en trouver un, je me suis accroupie entre 2 buissons, pas vraiment à l’abri des regards, mais au point où j’en étais, je m’en fichais complètement !

Je me suis ensuite rendue à l’information pour voir s’ils donnaient des sacs spéciaux pour le transport, ou des étiquettes : eh bien rien, nada, on donne juste son sac tel quel au camion qui correspond à notre bloc de départ, sans contrôle aucun (et il n’y y en aura aucun non plus pour les récupérer à l’arrivée). Je dois dire que ce sont deux points qui m’ont déçue dans cette organisation par ailleurs parfaite : le cruel manque de toilettes, et l’absence de contrôle des sacs où n’importe qui peut finalement se servir, on n’a pas intérêt à y laisser des valeurs !

L’heure est déjà bien avancée, il faut commencer l’échauffement, mais je n’ai pas revu mon homme. Je vais donc trottiner en partant à sa recherche. Il était facile à reconnaître, avec un T-shirt technique jaune fluo bien pétant. Pourtant, pas moyen de le voir, ni vers les camions des sacs, ni vers les toilettes, ni vers l’information. Tant pis, je trottine gentiment une vingtaine de minutes, et désinhibée par ma première expérience, je refais un 2e pipi sauvage entre une voiture et un mur (cette fois mieux protégée visuellement), et je me rends vers le départ. J’ai bien fait, car je crois que je n’aurais juste pas pu m’échauffer si j’avais voulu aller aux cabines WC proposées par l’organisation !

Et là, ô miracle, je vois enfin mon mari ! Nous allons pouvoir prendre le départ de la course ensemble, puisque nous avions indiqué le même temps (1h30). Il reste encore quelques minutes, alors j’avale vite mon premier gel Energix (pour l’endurance, à prendre toutes les 45’), comme on me l’a recommandé au magasin New Concept Sports où je les ai achetés. J’entame ma 1ère gourde (j’en porte 4 autour de la taille), car il est important de boire quand on prend des gels.

Le départ est donné, nous sommes plutôt à l’arrière de notre bloc (je ne voulais pas me faire entraîner par un départ rapide, estimant déjà être dans un bloc trop rapide pour moi). Ça part gentiment, je ne cherche cette fois pas à dépasser et perdre inutilement de l’énergie sur le premier kilomètre, je sais que nous allons progressivement prendre notre allure de croisière. Mon genou droit va me chicaner sur quelques centaines de mètres (ça m’arrive parfois, ce doit être un nerf, mais ça ne dure jamais). Je me sens tout de suite bien (j’étais déjà bien à l’échauffement, avec des jambes légères). Très vite, la première montée arrive, puis un replat, puis la deuxième, qui est la première vraie difficulté du parcours : environ 2 km de montée, mais très régulière et pas raide. Je cours aux sensations, en recherchant l’aisance, le souffle va bien, je ne suis pas du tout dans le rouge, et les jambes suivent bien. Je ne cherche pas la vitesse dans cette première montée, ce serait idiot de se griller en début de parcours. J’en vois autour de nous qui soufflent déjà bien fort, je me dis que ce n’est pas bien malin ! Je ne regarde pas ma montre, je ne veux pas me mettre la pression. De toutes façons, je n’ai pas ma ceinture cardio (elle était dans le sac que mon mari a remis au camion), ce qui n’est pas plus mal finalement.

Je suis très bien sur ce début de parcours, mon homme et moi courons côte à côte (enfin, presque, parce qu’il y a du monde, et qu’il faut parfois serpenter pour garder une allure constante). J’évite les brusques accélérations pour dépasser, j’y laisserais inutilement de l’énergie. Avec plus de 17 km à courir, je me dis que l’important est de prendre mon rythme de croisière, et de m’y tenir, de ne pas me laisser influencer par les gens qui m’entourent. Je suis presque dans ma bulle, du reste mon mari et moi ne parlerons pas (eh oui, croyez-le ou non, c’est possible !). Malgré le brouillard, il ne fait pas froid, et je n’ai absolument pas froid malgré ma tenue d’été, je transpire même !

Nous arrivons sur le plat, c’est déjà le 5e km, et ça va être roulant sur 5 autres km maintenant ! Premier ravitaillement, je prends un verre d’eau en courant (je garde mes gourdes pour dépanner si besoin, et pour les gels). Je vais laisser le profil de la course guider mon allure, et donc j’accélère naturellement gentiment, sans forcer, je suis juste super bien ! Certains au contraire choisissent de mettre le turbo et dépassent en trombe … pour caler quelques centaines de mètres plus loin ! Décidément, je me demande vraiment des fois comment certains gèrent leur course ! Je passe Daniel, du club, et je le salue, il a toujours un gentil mot d’encouragement, c’est un « ancien » du club, et il participe à toutes les courses (ou presque).

Nous passons Courtepin, départ du parcours court (les « Joggers » je crois), autre ravitaillement. Là, je me dis que je suis peut-être partie un tantinet vite finalement, c’est un peu moins facile : pas le souffle qui va toujours bien, mais les jambes un peu moins légères. Pas lourdes, je suis toujours bien, mais moins facile. Difficile à expliquer, je me comprends. Je choisis donc de toujours me laisser guider par mes sensations et je ne force pas. Légère remontée avant un long plat et la descente de Pensier. Je pense soudain que ça fait plus de 45’ que je cours, alors j’avale mon 2e gel Energix, et je bois (je profiterai en fait du ravitaillement de Courtepin). Je perds toujours un peu de temps en avalant ces gels en courant, je ralentis pour boire, j’ai eu une fois un point de côté en voulant faire tout ça trop vite, depuis, je me méfie !

Dans la descente de Pensier, je laisse l’accélération naturelle venir, mais je ne force pas, car il y a droit derrière la fameuse montée tant redoutée de la Sonnaz, « celle qui tue » ! Or, arriver en pleine vitesse dans une montée, ce n’est franchement pas top, le meilleur moyen de se griller sur les premiers mètres. A l’approche de la montée, mon homme me dit « Ah, c’est l’heure de vérité ! ». C’est vrai. Cette montée est en deux parties. Une première qui coupe bien le rythme, plus raide et plus courte que la deuxième partie, qui suit un petit bout de plat. Dans cette première partie, je ne vois plus mon homme à mes côtés, je crois qu’il a ralenti, mais je ne m’en occupe pas. Nous n’avons rien convenu, et chacun va à son rythme. Ravitaillement avant la 2e partie, je suis bien, je prends comme toujours mon verre d’eau, tiens non, ce sera du Sponser cette fois, quelques gorgées et c’est tout. Au début de la montée, il y a un DJ qui met de la musique très dynamique à fond, c’êst génial. Je vais littéralement me laisser porter par cette musique qui rythme ma foulée, et je sens comme une nouvelle énergie m’inonder. Ça peut paraître bête dit comme ça, mais c’est vraiment l’impression que j’ai eue ! Il y a un public énorme ici, on se croirait presque sur le tour de France, la moitié de la route est occupée par les spectateurs qui nous encouragent à toute voix, c’est génial ! Un peu incommodant pour dépasser, car ça se rétrécit avec toute cette foule, mais électrisant ! J’accélère, je dépasse, je suis presque en transe ! Je n’en reviens pas d’avoir une forme pareille en montée, cela veut dire que j’ai bien géré mon début de course finalement. Raymond se tient comme prévu sur le haut de la montée à gauche, il me salue et m’encourage, ça fait du bien.

A partir de ce point, je vais monter en intensité, il ne reste plus que 5 km environ, et Teresa nous a dit qu’on pouvait se donner sur la fin. J’accélère donc sur le plat, mais toujours progressivement, sans à-coups. Je sens une légère fatigue tout de même, mais je suis toujours très bien, un peu dans le rouge, mais sans que ce soit gênant. Je me dis que je devrais pouvoir tenir ainsi jusqu’au bout … en espérant que la dernière montée dans Fribourg n’aura pas raison de moi !

On traverse la zone industrielle de Granges-Paccot, et dans la descente sur Fribourg, je vais avaler mon gel « Coup de fouet ». Si je veux le tester, les 2 derniers km sont idéaux avec la montée finale dans Fribourg. Je m’énerve un peu, car je tombe sur une gourde qui ne laisse pas passer l’eau (je dois aspirer comme une dingue pour quelques gouttes !), et je fais tourner mon porte-gourdes dans tous les sens sans trouver de bonne gourde. Heureusement, il y a un mini-ravitaillement, je prends en vitesse un verre d’eau. Je pense avoir perdu un peu de temps et d’énergie, alors je me recentre sur ma course, il faut garder la concentration jusqu’au bout. Les deux derniers kilomètres seront moins faciles, mais je ne cale pas. Je me motive : « c’est bientôt fini, pense à ton bonheur à l’arrivée ». Je garde un bon rythme, je vais y arriver, super ! Arrive la terrible dernière montée, avec son public de folie ! Au milieu, une arche gonflable a eu des problèmes visiblement, et deux hommes la supportent en son centre pour laisser les coureurs passer ! C’est assez bizarre, je me dis qu’ils doivent avoir mal aux bras, les pauvres, à les tenir comme ça en haut sans pouvoir les baisser dans ce flot ininterrompu de coureurs. Car ce qu’ai oublié de préciser, c’est que ce flot a été dense du début à la fin !

Je tire, je tiens bon, j’accélère un peu sur les 50 derniers mètres de plat juste avant l’arrivée. Ça y est, j’y suis, j’arrête mon chrono : 1:26:22 (en fait, ce sera 1 sec de plus au chrono officiel, j’ai dû l’arrêter trop tôt). Je n’en reviens pas ! Moi qui espérais mais doutais de pouvoir passer sous les 1h30, me voilà confortablement en-dessous. Ben oui, pour moi, 3’24", c’est juste énorme !!! Je suis heureuse. Je m’arrête tout de suite pour attendre mon mari qui ne devrait pas tarder. Il arrivera quelques minutes plus tard en 1:29:10, content car il ne s’entraîne régulièrement que depuis peu, l’été n’aura pas été très sportif pour lui …

Nous allons récupérer notre T-shirt bien mérité, de l’eau et des pommes. Nous y retrouvons d’autres membres du club : Alain (qui a fait un chrono d’enfer en 1h16), Linda, Julie, Geneviève, Cécilia, Rachel, Patricia, et d’autres encore, je ne me souviens plus de tous. Et là, je suis très surprise de voir que je m’en sors plutôt bien avec mes 1h26, Linda et Geneviève ont fait 1h27 (habituellement bien plus rapides que moi), Patricia et Cécilia 1h30, Julie 1h33, bref, je tombe des nues ! Bien sûr, Rachel est loin devant avec 1h18, et d’autres ont fait également nettement mieux, mais je ne les connais pas personnellement.

Je suis vraiment très contente de moi, de ma bonne gestion de course. J’ai eu de super sensations, ce n’était pas une course dans la souffrance comme certaines auxquelles j’ai participées où j’étais fière de mon résultat mais dont je garde un souvenir mitigé pour avoir souffert. La fin a été plus dure tout de même, mais sans souffrance excessive, j’ai trouvé un bon compromis dans la dose de résistance que j’étais apte à supporter pour mener à bien ma course. Jamais je n’aurais osé espérer un résultat pareil, surtout pas avec le début de semaine que j’ai eu ! Incroyable retournement de situation, c’est d’autant plus gratifiant !

Après cela, Evaristo est allé récupérer notre sac pendant que je m’étirais et attendais Jacky (qui a terminé en 1h35), et je suis allée trottiner une dizaine de minutes pour décrasser les jambes. Nous sommes ensuite alllés boire une bonne bière avec des membres du club sur une terrasse, il faisait tellement magnifique et doux, c’était super agréable après cette belle course.

Quant aux tests de ravitaillement, je dirai qu’ils ont été très concluants : d’une part, mes sensations excellentes, d’autre part aucune gêne au niveau de l’estomac, tout a très bien passé et été bien digéré. J’ai donc adopté ces produits que j’utiliserai pour mon marathon dans 4 semaines.

Ma course en chiffres :

Mon allure est 5:01/km, soit presque du 12 km/h sur un parcours plutôt montant. Pour moi, c'est déjà énorme ! Et c'est 5'18" de mieux que mon meilleurs temps sur ce parcours (1:31:41 en 2005). Sinon, j'avais mis 1:37:11 en 2009 et 1:38:40 en 2008. Une nette amélioration donc, sans pour autant avoir eu l'impression de courir si vite ! C'est ça le plus étonnant, pendant ma course, j'étais bien mais je n'avais pas l'impression d'aller particulièrement vite (pour moi, s'entend !)

Temps de passage (que j'ai découverts après ma course) :

km Allure Remarque
1  5:01 faux-plat descendant 
2  5:19  montée
3  4:57  
4  5:35  montée
5  5:39  montée
6  4:50  
7  5:04  
8  4:57  
9  4:53  
10  4:54  
11  4:33  descente de Pensier
12  4:53  
13  5.58  montée de la Sonnaz ! Suis pas descendue sous les 10 km/h !!! Yesssss !
14  4:45  
15  4:41  descente sur Fribourg
16  4:47  
17  4:58  dernière montée !!!
17.170  4:41  

Je dois dire que quand j'ai vu ces laps, j'ai vraiment été étonnée. Car j'ai donc couru sans regarder ma montre, entièrement au feelign, sauf au passage des 10 km où je voulais quand même voir où j'en étais : 51'12", c'était déjà ... très encourageant, avec 2 km de montée déjà dans les pattes !

Voilà pour les news. Cette semaine va commencer de façon assez légère avec trois footings, avant d’attaquer du plus dur et plus long le week-end prochain. Aujourd’hui, je me sens en pleine forme, mes jambes vont bien, aucune courbature. J’ai déjà hâte d’aller faire mon footing !

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 10:07

Que ça fait du bien ! Hier soir, sortie légère et dynamique avec le club : 45’ dont 6 x 40"/40". Elle a bien passé, cette séance. Et c’est tant mieux, car je commençais à voir les doutes s’insinuer dans mon esprit ! Oui, je sais, ce n’est pas bien, il ne faut pas douter, pas paniquer dès qu’il y a un coup de moins bien. C’est plus facile à dire qu’à faire ! Autant je peux être euphorique quand tout baigne, autant je peux vite m’inquiéter dès que ça va moins bien. Là, avec Morat-Fribourg dimanche et mes sensations désastreuses de début de semaine, je commençais à broyer du noir ! Et même à douter de mon marathon, qui mine de rien est dans 4 bonnes semaines déjà ! Me trottaient dans la tête : « en ai-je trop fait ? », « mon objectif n’est-il pas trop ambitieux ? », « ai-je fait la même erreur que l’an dernier ? », et j’en passe …

Hier donc, j’ai couru avec le club. Ça explique peut-être aussi mes meilleures sensations : en groupe, on papote, on ne reste pas centré sur ses impressions. C’était une très bonne chose de faire une sortie en groupe, ça tombait à pic. Et comme il s’agissait d’une séance allégée (en vue de la course de dimanche), c’était parfait aussi. Pile ce qu’il me fallait.

Mon estomac va mieux, ce n’est pas encore du 100%, mais les aigreurs ont pratiquement disparu. Ne restent plus que de fréquents renvois (désolée pour les détails). J’ai aussi allégé mon alimentation. Je m’explique : après ma course samedi dernier, où en plus d’être mal, j’étais manifestement mal alimentée (quasiment pas mangé la veille et le jour même, à cause de mes problèmes gastriques), et j’ai mis mon manque de jus pendant la course sur ce compte-là. Alors j’ai décidé de manger plus pour me refaire un stock. Parce qu’il faut dire que j’ai quand même perdu beaucoup de poids depuis le début de l’année (volontairement, je le précise), et que ma foi je mange nettement moins qu’avant (on n’a rien sans rien). J’essaie d’équilibrer, mais on ne peut pas dire que je force sur les hydrates de carbones ! Donc depuis le week-end dernier, j’ai adopté un régime riche en sucres lents, histoire de tester aussi pour le marathon. Seulement, avec mes problèmes gastriques, ce n’était peut-être pas le moment. Je pense que ça n’a pas aidé. Et hier, j’ai dit stop, on revient à du plus léger. Et bingo : je me sens nettement mieux ! Alors je vous rassure, je ne vais pas éliminer les sucres de mon alimentation, surtout pas aujourd’hui ni demain, puisqu’il y a la course dimanche. Mais il me faut trouver un juste milieu, et je me sens assurément mieux avec l’estomac plus léger !

Bon, aujourd’hui, c’est à nouveau repos ! Je vais donc véritablement pouvoir me refaire une petite santé ! Et demain, sortie très légère de 30’ avec 6 accélérations, du type 30"/30". La confiance revient, je redoute déjà moins Morat-Fribourg (mardi soir, après ma sortie désastreuse, je n’en menais pas large !), je commence même à me réjouir ! Il va faire beau et chaud, on va sans doute souffrir de la chaleur (course en rase campagne, avec un départ vers 10h30 pour arriver aux alentours de midi), mais la campagne sera belle, le public sera plus enthousiaste que jamais, et on va s’éclater !!! Nous sommes pas mal de membres du club à y aller, on forme 6 équipes de 7-8 coureurs, sans compter ceux qui courent individuellement. Et mon chéri court aussi, c’est la première fois que nous ferons cette course tous les deux ! Je ne sais pas encore si on courra ensemble ou non, pour ma part, je vais à mon rythme, et lui décidera s’il veut s’ajuster au mien ou aller au sien (c’est un peu égoïste, mais comme c’est lui le plus rapide, je ne peux pas vraiment m’ajuster à lui !).

Pour les équipes, ça me met quand même un peu la pression, car je suis avec de bonnes coureuses, des meilleures que moi ! Or, d’une part, je ne dois pas courir à fond, mais faire la première partie dans le confort (la prépa marathon va battre son plein dans les semaines suivantes, il faut donc en garder pour après), et d’autre part je me suis un peu avancée en indiquant un temps estimé de 1h30 ! J’avais alors suivi les consignes de Raymond, qui disait que je devais pouvoir le courir dans ces temps là, voire moins, mais c’était dans la perspective de courir pour le chrono ! D’autre part, on meilleur temps est de 1h31, et je m’étais donnée, j’étais en super forme ! Là, je ne cours pas pour le chrono, enfin si, quand même un peu (je ne vais pas me promener), mais ce n’est pas mon objectif. Si je dois pouvoir finir fort (pour autant que j’en sois encore capable), je dois me préserver aussi sur la première moitié. Et comme il s’agit d’un parcours montant, ce n’est pas facile !

M’enfin, je me fais du lavage de cerveau, je me dis que mon but est avant tout de faire une bonne course, avec de bonnes sensations. Que les moins bons résultats sont éliminés, et le mien le sera assurément (pour l’équipe s’entend, pas en individuel, nan mais !), alors ce n’est pas bien grave. D’autres du club sont malades ces jours, c’est la vie, on ne peut pas toujours être au top. Et puis on court pour le fun, on n’est pas des pros, on est là avant tout pour se faire plaisir. Il y a les équipes qui y vont pour un classement, et il y a les autres. Je n’y vais certainement pas pour le classement, j’en suis très, très loin ! Alors zut, je ne vais pas me mettre la pression pour ça !

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 09:42

Dernière sortie hier avant mon premier jour de récup depuis que j'ai mes problèmes gastriques. Ce sera une bonne chose, j'en ai bien besoin. La sortie d'hier contenait pourtant ce que j'apprécie habituellement : 10' de tempo (163 puls) après 30' de footing, et 20' de footing pour terminer. Rien de bien méchant, nous avions fait 20' de tempo la semaine dernière, c'est donc allégé cette semaine.

Alors déjà quand je suis partie, j'avais encore l'estomac lourd, l'impression de n'avoir pas digéré mon repas de midi alors que cela faisait plus de 4h que j'étais sortie de table ! Gênant pour le footing d'échauffement mais sans plus, puisque l'allure est tranquille.

Par contre, les 10' de tempo furent pénibles. J'ai eu de la peine à faire monter les pulsations, ce qui m'a obligée à trop accélérer (4:44/km de moyenne, c'est trop vite). Alors déjà que ce n'est pas la grande forme, là, je n'étais pas du tout dans la zone confort. Je suis une idiote, car j'aurais dû m'écouter et ne pas courir aux pulsations. Je sais bien que dans le doute, mieux vaut en faire moins que trop. Donc là, j'ai tiré pendant 10 minutes, avec des aigreurs toujours, et des jambes lourdes. J'étais bien contente d'arriver au bout, je n'aurais pas tenu 20' ou 30' comme ça aurait dû être le cas si il n'y avait pas eu Morat-Fribourg le week-end prochain. C'est bien la preuve que ce n'est pas la bonne allure !

Pour les 20' restantes de footing, les plusations sont bien redescendues, mais j'avais l'estomac tout retourné, et je me sentais vidée.

Donc aujourd'hui, journée de repos plus que bienvenue ! J'espère que ça permettra aussi à mes problèmes gastriques de donner le tour, car je me vois mal courir dimanche comme ça.

Demain, c'est une séance light de 45' avec 6 x 45"/45", où cette fois je n'irai certainement pas à fond ! Vendredi, à nouveau repos. Et samedi une autre sortie légère de 30' avec 6 accélérations juste pour se mettre en jambes pour dimanche. Voilà qui devrait me permettre de récupérer et reprendre des forces.

Sinon, je suis allée acheter les ravitaillements que je veux tester dimanche : un gatosport du commerce (Overstims pour ne pas les nommer) à la saveur brownies (miam !), des gels Energix (endurance) à prendre toutes les 45', et un gel "Coup de fouet" pour les derniers kilomètres. Je prendrai mon porte-gourdes, ce qui me permettra de bien m'hydrater en prenant mes gels, ou si j'ai soif, car la journée s'annonce belle et chaude, comme tous ces jours du reste !

Pour mes précédents marathons, j'ai toujours fait un gâteau-sport maison (selon la recette de Sydoky), qui est efficace et digeste je dois dire, mais dont le goût et la consistance collante (à cause du miel) ne me plaisent pas trop. J'avais envie de changer, et j'aimerais voir ce que donne le célébrissime Gatosport d'Overstims (qui sent diantrement bon, j'ai eu droit aux effluves quand mon neveu le préparait).

Idem pour les gels, je vais troquer mes gels Powerbar contre ceux d'Overstims, plus petits et plus fluides paraît-il. On verra bien. J'espère juste que je pourrai me rendre véritablement compte de leur effet (ou non) avec mon estomac tout retourné ! Si ça ne va pas mieux, ce ne sera pas évident de savoir si un produit ne m'a pas convenu ou si c'est à cause de mon estomac ...

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 10:48

Ce n’était pas la grande forme pour cette fin de cinquième semaine de préparation. Vendredi (jour de repos), j’ai eu des problèmes gastriques : la nourriture ne passait pas. A peine je mangeais, que j’avais une barre dans l’estomac, des nausées, et je ne me sentais vraiment pas bien. Du reste j’ai quitté le travail à mi-journée, première fois que ça m’arrive depuis que j’ai repris le boulot en 2009 !

Samedi, ça allait déjà nettement mieux. J’ai pris un bon petit déjeuner vers 9h que j’ai pris soin de bien mastiquer avant d’avaler, histoire de faciliter la digestion, et il a passé ! Sans me sentir pour autant en grande forme, j’ai décidé donc de participer à la course du jour, un 10 km vallonné en 4 boucles. Le départ ayant lieu à 14h, je n’ai pas mangé à midi, mais j’ai avalé une powerbar à 13h. Là aussi, ça a passé, tant mieux.

J’ai retrouvé plusieurs membres du club, c’était une magnifique journée douce et ensoleillée. Pas trop d’énergie, mais il s’agissait plus d’un entraînement que d’une compétition dans ma tête, donc je ne m’en faisais pas trop, sans pour autant me réjouir !

avant la course, de gauche à droite : Elisa - moi - Linda - Philippe - Teresa
Renens1.JPG

Je suis partie à l’arrière du peloton, pas la peine de se bousculer, je n’avais aucune prétention. Je suis partie gentiment comme prévu, mais très vite, je n’ai pas eu de bonnes sensations. Côté souffle, c’était ok, je pense que j’étais à la bonne allure, par contre je n’avais pas de jus. Au premier tour, ça allait encore, mais aux tours suivants, chaque montée me vidait un peu plus de mon énergie. Le parcours consistait donc en 4 boucles de 2.5 km, avec beaucoup de virages et petites montées pour couper le rythme, et une bonne descente à la fin de la boucle. Varié, mais pas évident, surtout quand on ne tient pas la grande forme !

J’ai fait presque toute la course avec Jacky, un membre du club qui avait pour « mission » de me suivre afin de ne pas aller trop vite (il a tendance à partir fort et à câler ensuite). Il a été adorable, m’attendant alors que ça n’allait pas fort, allant jusqu’à me tendre un verre d’eau aux ravitaillements. J’ai eu un début de point de côté sur la 2e boucle et une partie de la 3e, ce qui ne m’était plus arrivé depuis longtemps.

Au dernier tour, malgré mes mauvaises sensations, je n’ai pas pu m’empêcher d’accélérer. C’était sans doute idiot, car si j’ai pu terminer à bonne allure, j’y ai laissé toute mon énergie, et j’ai eu droit au retour des problèmes gastriques. Pas de vomissements, fort heureusement, mais une barre à travers l’estomac vraiment très désagréable. Je n’ai du reste pas pu faire le footing de décrassage avec les autres, j’ai dû attendre encore une dizaine de minutes avant de pouvoir trottiner. Puis ouf, ça a donné le tour, je me sentais à nouveau mieux. Au fait, j'ai terminé en 50'04".

J’espère n’avoir pas trop puisé dans mes réserves, car le week-end prochain, c’est la fameuse Morat-Fribourg, qui fait office pour moi de semi de préparation (17.17 km avec 320m D+), et là il faudra quand même assurer un peu, même si je dois courir la première partie en confort toujours !

Samedi soir, j’ai pu bien manger (il me fallait reprendre des forces !), et j’ai passé une bonne nuit. J’avais rendez-vous avec quelques membres du club dimanche matin pour une sortie de 1h15 en endurance, mais étant donné les circonstances, j’ai préféré aller courir seule à mon rythme, quitte à abréger si je ne me sentais pas bien.

Je suis partie à jeun (je n’avais aucun appétit), tout doucement, sans vraiment d’envie ni de jus. Et à mon agréable surprise, les sensations se sont améliorées, pour même devenir bonnes. J’avais toujours de temps à autres cette barre dans l’estomac, mais un gêne très légère, rien de plus. J’ai donc pu faire ma sortie jusqu’au bout, avec une moyenne de 129 puls, donc vraiment sur les graisses. Ah oui ! Parce que cette fois, j’ai mis la ceinture cardio de mon mari, et ô miracle, pas de valeurs fantaisistes cette fois !

Bref, bilan mitigé pour ce week-end. Certes, j’ai suivi le plan, j’ai retrouvé de bonnes sensations hier (enfin, sensations correctes par rapport à ce que j’étais en mesure d’espérer et pour un footing léger). Mais j’ai quand même le sentiment d’avoir fait une bêtise en participant à cette course samedi …

Ce soir, il y avait un footing de 50' au programme. Séance faite, bonnes pulsations bien basses et jambes ok, mais toujours encore les aigreurs fort désagréables qui ne m'ont pas quittée.

Mon estomac n’est toujours pas remis à 100%, j’ai toujours cette sensation de barre dans l’estomac, et l’énergie me manque. Heureusement, cette semaine présente un programme allégé, en vue de la course de dimanche prochain. J’espère que je me remettrai complètement d’ici là, car il s’agit d’un bon test pour le marathon. Je compte m’alimenter cette semaine comme en semaine pré-marathon, et tester mes ravitaillements aussi (petit-déjeuner, gels, barres, porte-gourdes, etc.). Alors il FAUT que je me sente mieux et que je puisse m’y rendre dans les meilleures conditions !!!

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 08:50

J'avais quand même les jambes un peu lourdes hier. Je ne pouvais pas aller au club hier soir, car j'avais un repas pour mon travail, alors je suis allée faire ma séance en solo. Au programme, il y avait 8 x 1'/1' (vma).

Je suis donc partie assez doucement (échauffement 30' de footing), j'ai fait quelques exercices de coordination, histoire de bien reproduire la séance en club  et de me préparer à l'effort.

Sur les deux premières répétitions, j'ai modéré mon allure, comme Teresa nous le recommande toujours, et ceci d'autant plus que je ne me sentais pas aussi en forme que les jours précédents. J'ai bien fait, car ensuite, j'ai facilement pu enchaîner les répétitions suivantes, en augmentant progressivement l'intensité.

Allure sur ces répétitions : 4:16 (plat), 5:02 (faux-plat montant), 4:04 (plat), 4:03 (plat), 3:39 (faux-plat descendant), 3:37 (faux-plat descendant), 4:03 (faux-plat montant), 3:57 (faux-plat montant).

Finalement, je suis plutôt satisfaite de ma sortie, qui s'est très bien déroulée. J'ai bien étiré mes muscles ensuite, et ce matin, mes jambes semblent à nouveau "normales".

Demain, je vais donc participer à cette course à Renens (10 km) qui fait partie du Trophée lausannois, non pas pour la participation au trophée, car j'ai déjà le nombre de courses requises pour pouvoir être classée (classement qui soit dit en passant m'importe bien peu ), mais parce qu'elle fait partie du plan marathon, en tant que course d'entraînement, à allure modérée. En effet, la semaine prochaine, il y aura Morat-Fribourg, et il faut garder de l'énergie pour cette dernière (17.17 km avec 320 m de D+), qui fait office de "semi de préparation" pour le marathon.

Ah oui ! Dernière précision : j'ai pris le Garmin de mon mari, mais en mettant ma ceinture cardio (la nouvelle). Résultat : c'est bien la ceinture cardio qui a des problèmes, les valeurs affichées étant totalement fantaisistes. Me voilà donc fixée sur ce point.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 08:05

Mardi, nous nous sommes à nouveau retrouvés au bord du lac pour une sortie à plat avec du "tempo". Nous n'étions que trois cette fois, les obligations professionnelles et géographiques des uns et des autres ne leur permettant pas de nous rejoindre.

Cette fois, mon cardio a déraillé du début à la fin, je n'ai jamais eu de valeurs normales. Cela m'a obligée à courir à mes sensations ... ce qui est ma foi un bon exercice, fort utile de surcroît.

Echauffement en mode footing durant 30 minutes. Là, je me connais bien maintenant, et je suis certaine d'avoir bien couru en endurance. Pour les 20 minutes de tempo, j'ai essayé donc de viser une allure de 12 km/h, afin d'être quand même un peu moins vite que dimanche. Je m'y sentais bien, en résistance douce mais en confort, ce qui correspond à l'intensité recherchée. Teresa nous a bien dit qu'il ne s'agissait pas de courir à allure marathon mais à une allure légèrement plus élevée, sans toutefois entrer en résistance dure.

Finalement j'aurai couru ces 20' à 4:50/km, très régulièrement (ce qui est assez facile sur du plat je dois dire).

De bonnes sensations et de bonnes jambes pour cette sortie. Nous avons terminé par 10' de footing et un peu de stretching et de gainage. Il faisait quasiment nuit quand je suis rentrée, qu'est-ce que les jours raccourcissent, c'est terrible !

Mercredi, c'était un simple footing de 50' à 1h. Cette fois, j'ai mis mon ancienne ceinture cardio. Les valeurs étaient également incohérentes au début (15 minutes environ) avant de devenir normales. Bon, le problème, c'est que j'ai changé de ceinture justement parce que celle-ci déraillait. Reste à savoir maintenant si c'était la ceinture ou la montre !

Or, en rentrant et en consultant mes données, j'ai été étonnée de voir une distance plus courte sur ce circuit que je connais bien. Il fait 9.2 à 9.3 km, et là, le GPS m'affiche 8.9 km. Pas une différence énorme, mais vu les petits couacs techniques de ces derniers temps, ça m'a interpellée. J'ai donc visualisé mon parcours sur Google Earth en zoomant (on voit bien si on suit la route ou le chemin), et là, j'ai pu constater que le GPS a passablement déraillé aussi. A certains endroits, je suis à plus de 200 mètres du tracé réel, il y a des sauts, des zigzags, enfin des trucs bizarres. Je commence à mettre en doute la montre elle-même, je crois bien qu'elle commence à rendre l'âme ... Evidemment elle n'est plus sous garantie !

Donc pour la sortie d'aujourd'hui, je prendrai la montre de mon mari, avec ma nouvelle ceinture cardio, pour voir ce que ça donne.

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 15:47

Samedi matin, on s'est retrouvés avec quelques membres du club (qui préparons tous le marathon) à Vidy - bord du lac - pour 4 x 1000 mètres, histoire de les faire sur du plat. J'ai avalé en vitesse un powerbar et bu 2 grands verres d'eau avant d'y aller,  j'était tout juste réveillée !

Après 30' d'échauffement en mode footing, je ne sentais pas trop d'attaque pour des 1000 mètres. Départ prudent pour me mettre en route, en 4:28 (déjà rapide en fait, mais ça c'est l'émulation de groupe). Je trouve toujours difficile de démarrer sur les premières répétitions, le temps de faire monter le cardio. Deuxième en 4:25, troisième et quatrième en 4:21 chacun (là, j'ai bien trouvé le rythme et j'étais enfin "dedans"). Le temps de récup était de 2'. Je suis contente, je vois que je progresse, c'est gratifiant. Notre groupe était assez homogène, et si j'étais dernière sur la première répétition, ce n'était plus le cas après la dernière (pas grand chose, mais cela signifie juste que je ne suis plus larguée, et ça fait ma foi plaisir ). Je me concentre toujours pour bien aller à mon rythme, être régulière et maintenir l'allure jusqu'au bout sans câler. Mais il est indéniable qu'il y a un effet émulation de groupe .

Retour au calme en mode footing (10') suivi de bons étirements tout au bord du lac, avec vue splendide sur la Haute-Savoie, et le mur de pluie qu'on voyait nous arriver dessus juste à la fin de notre stretching !

La seule contrariété du jour fut ma ceinture cardio : mon Garmin m'affichait des valeurs au-dessus de 200 puls (jusqu'à 247 !) durant les 20 premières minutes. Pourtant ma ceinture est neuve (achetée il y a un mois et demi), elle est ajustée (ce n'est pas une ceinture rigide comme les anciennes) et je veille  à toujours bien l'humecter avant de la mettre. Je ne comprends pas ... J'étais inquiète pour la sortie de dimanche qui devait se faire aux pulsations.

Ce matin donc, rebelotte : rendez-vous au bord du lac pour la sortie longue dominicale, soit 1h40, dont 10' à 160-169 puls après 1h20. Nous étions les mêmes qu'hier moins deux, soit 4 au total. J'avais prévu de les suivre dans la mesure de mes possibilités, à savoir tant que je restais sous 140 puls. Au début, ce fut au feeling, car mon cardio a de nouveau déraillé , heureusement seulement le premier quart d'heure environ. Comme nous sommes parties très gentiment (eh oui, que des femmes ce matin !), je sais que j'étais dans la bonne zone. Quand les valeurs sont enfin devenues normales, j'étais effectivement à la bonne fréquence. Comment je sais si ces valeurs sont fiables ou non ? C'est une bonne question, en effet ! C'est que ça correspond à mes sensations d'une part, et que c'est régulier à quelques battements près pour un effort égal. Dans les premières minutes, il y a des sauts invraisemblables, et surtout des valeurs débiles largement au-dessus de 200 bpm, alors que ma fcm (réelle, pas thélorique) est de 183 !

J'en reviens à ma sortie. A force de papoter, mes pulsations commençaient à être limite, alors je suis restée un peu en retrait, pour bien rester à mon rythme. Il est très important de ne pas s'emballer sur ces soties longues, de bien puiser sur les graisses, pour apprendre au corps à préserver le stock de glycogène. Je suis donc rigoureuse, au risque de paraîre extrémiste, mais c'est comme ça. Et rien que le fait de ne plus papoter m'a permis de maintenir un écart stable avec les autres, une dizaine de mètres derrière. Bien sûr, c'est moins amusant, mais je ne me sentais malgré tout pas seule. Au bout de 55 minutes, nous avons fait demi-tour. J'étais à nouveau avec le groupe, sauf pour de petits moments. Ce sont des détails, mais ça me rassure beaucoup, car je vois que j'arrive maintenant à les suivre ou presque, ce qui était impossible il y a quelques mois. Pourvoir maintenir une allure moyenne de 9.8 km/h pendant 1h20 est un sacré progrès pour moi, qui tournais autour de 8-8.5 km/h en début d'année ! L'effet des entraînements du club, des kilos perdus, de la régularité se font sentir, et que ça fait du bien !!!

Après 1h20 donc, il fallait courir 10' à 160-169 puls. C'est plus que l'allure marathon (même si j'ai couru mon 1er marathon à 165 de moyenne, il y avait là la dérive cardiaque due à la fatigue et l'effet de l'excitation aussi), mais c'est voulu. Teresa nous a toutefois indiqué qu'il fallait rester en zone de confort et ne pas entrer dans le dur.

Je suis partie avec un peu de retard sur les autres (qui avaient pris un peu d'avance sur le dernier kilomètre), et j'ai essayer de ne pas démarrer trop vite (je visais 12 km/h environ). Seulement je n'étais pas assez haut dans les puls, et mom cardio me disait d'accélérer. J'ai peu à peu rattrapé les autres, ce qui m'inquiétait un peu : elles sont nettement meilleures que moi ! Tant pis, j'ai suivi les indications du plan jsuqu'à la fin, ce qui m'a fait aller mine de rien à 13 km/h pendant ces 10' ! J'étais quand même au-delà de la zone de confort, mais dans la cible côté pulsations. Et largement au-dessus des 11 km/h que je pense pouvoir espérer maintenir pendant mon marathon (à confirmer encore avec les entraînements à venir). Du coup j'ai fini devant !?

Les sensations étaient bonnes, mais j'ai la certitude d'être allée trop fort. On en a discuté avec Teresa ensuite, qui m'a félicitée pour avoir bien géré, mais qui pense en effet que c'était trop rapide. C'est le défaut des entraînements aux pulsations : ça ne joue pas toujours, et il faut savoir écouter ses sensations et ne pas hésiter à ralentir en cas de doute.

Il aurait été indiqué de courir à 12 km/h je pense. C'est un peu plus rapide que l'allure marathon, mais ce n'est pas excessif non plus. Et sur du plat, l'allure est un élément assez fiable.

Enfin, je suis contente de moi, même s'il faudra corriger le tir pour les sorties à venir. Je me sens toujours super en forme, la sortie a passé comme une lettre à la poste, les pulsations sont vite et bien redescendues ensuite. Les jambes sont bonnes, bref, tout va pour le mieux pour l'instant. Pourvu que ça dure !

Je vais finalement quand même participer à la course de Renens samedi prochain (10 km je crois), sans grand enthousiasme, mais c'est dans le plan. En mode entraînement, pas en mode course, pour le travail du tempo.

Sinon, en rentrant, j'ai eu la désagréable surprise de voir que mon Garmin n'a enregistré que les totaux, par lap heureusement : les 1h20 d'échauffment, les 10' à 160-169 puls (courus finalement à 161 puls), et le retour au calme. Pas de carte GPS et donc de tracé, pas de courbe (fc, vitesse, altitude), NADA ! Là, c'est le big BUG !!! J'espère pas que c'est mon Garmin qui est en train de rendre l'âme, alors que j'aurais pu en racheter un neuf aux States il y a quelques semaines à très bon prix, vu le cours du dollar ! Frustrant. J'espère que ce n'est qu'une mauvaise alerte ...

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 14:50

Me voilà dans ma 5e semaine de préparation pour mon marathon, la 4e du plan que je suis, et cela se passe très bien jusqu’ici. J’adore cette prépa, je me sens bien, je me réjouis chaque fois de la prochaine sortie. Ceci est dû sans doute au fait que je m’entraîne souvent avec d’autres et que le plan est bien varié. Pour l’instant, la météo a été plus que clémente, cela aide aussi. Si je devais m’entraîner chaque fois sous des trombes d’eau, avec du vent ou du froid, je serais sans doute moins enthousiaste … Enfin, ce qui compte, c’est que là, je suis en confiance, mes sensations sont bonnes.

Je n’ai jamais couru autant, c’est la première fois que je suis à 5 séances hebdomadaires. Je pensais que ça ferait beaucoup, mais non. En tous cas pour le moment. Il me semble que je récupère bien d’une séance à l’autre, bref, pour l’instant, c’est un peu l’euphorie !

Cette semaine a bien commencé avec un petit footing de récup lundi (57’ tout tranquillement - 131 puls de moyenne), de bonnes jambes après le 10 km de la veille, mais un estomac qui n’avait pas terminé sa digestion, pas terrible le ballonnement, mais comme j’allais tout doux, ça ne m’a pas autrement gênée.

Mardi (4e jour consécutif !), une sortie avec d’autres membres du club qui préparent le marathon de Lausanne, nous sommes allés faire 30’ de footing, suivies de 15’ en endurance extensive (pas plus fort car en mode récupération après la course de dimanche), puis 15’ de footing. Tout ceci au bord du lac, par une magnifique soirée et une température des plus agréables. Quelle chance nous avons tout de même d’avoir un cadre pareil pour courir : la vue sur le lac et les montagnes avec le soleil couchant était juste magnifique, la luminosité exquise. Sensations excellentes pour cette sortie.

Mercredi, c’était repos. Et hier, sortie avec le club pour faire une fois encore des côtes. A nouveau 10 répétitions, mais un peu plus longues cette fois, car il ne s’agissait plus de faire 1’ comme les fois précédentes, mais d’aller jusqu’à un certain point, qui pour certains correspondait à 1’ d’effort, mais dans mon cas c’était plutôt 1’10" ! Manque de bol, moi qui aime bien faire joujou avec ma montre, je l’avais programmée pour 10 x 1’. Du coup, je n’ai pas démarré les circuits (car une fois que c’est lancé, il bipe automatiquement toutes les minutes, et tout aurait été faussé), avec comme résultat que je n’ai pas mes laps. Bon, franchement, ce n’est pas bien grave, juste une anecdote !

Nous avons comme toujours fait une trentaine de minutes d’échauffement, avec des éducatifs et exercices de coordination comme chaque jeudi. Je n’aime pas trop ça, mais je suis bien obligée d’admettre que c’est utile et nécessaire. Surtout pour moi qui court tellement au ras du sol (je dois avoir la foulée la plus économique au monde, on ne peut pas dire que je gaspille mon énergie à rebondir !). Enfin, ça commence à venir, je me sens un peu moins gauche dans certains exercices. Ça fait aussi monter un peu les pulsations, après nous sommes d’attaque pour les côtes.

Pour les côtes justement, Teresa nous recommande toujours de commencer doucement les deux premières. J’ai donc attaqué gentiment, bonne dernière du groupe comme d’hab. Je trouvais la côte un peu longue, mais ça allait, les pulsations montaient (normal), mais le souffle était bon, je gérais bien. J’ai peu à peu augmenté l’allure dans chaque côte, surtout à partir de la 6e (c’est psychologique : une moitié de faite, il en reste chaque fois moins, c’est plus facile mentalement). Et étonnamment, les sensations étaient chaque fois meilleures. Sur les deux dernières, j’ai carrément bien tiré (en me concentrant toujours sur ma foulée légère et en tirant sur les bras), et ça allait super ! Je me sentais légère dans les montées, oui, moi qui me sens toujours lourde, j’avais l’impression de voler un peu ! Du jamais vu ! C’est peut-être aussi parce que je savais que c’étaient les dernières, mais quand même, les sensations étaient vraiment bonnes. Pour quelqu’un qui n’aime pas les côtes, c’est une sacrée satisfaction. Teresa nous a dit de penser à cette montée et à la façon de l'aborder lorsque nous serons sur celle de la Sonnaz (la fameuse !) à Morat-Fribourg, je tâcherai de me remémorer mes bonnes sensations de ce jour, j’espère que ça m’aidera !

Le travail paie donc, il n’y a pas à dire, et je suis sur mon petit nuage. J’espère que je n’aurai pas la désagréable surprise d’avoir un coup de fatigue ou de moins bien dans les semaines à venir, et que la progression suivra son cours. L’an dernier, ça m’était tombé dessus d’un coup, je sais donc que rien n’est jamais gagné d’avance. De petits excès accumulés peuvent mener au désastre, il faut donc rester vigilant et ne pas vouloir en faire plus que prévu. Les conditions l’an dernier étaient certes différentes, ma préparation préalable nettement moins bonne, mais il faut tout de même savoir tirer les leçons de ses expériences, sinon à quoi bon ?

Aujourd’hui, c’est un autre jour de repos, avant les deux sorties du week-end : des 1000 mètres demain matin (en groupe au bord du lac, donc à plat), et une sortie longue dimanche (1h40) au bord du lac et en groupe toujours, avec 10’ de tempo. Chacun ira à son propre rythme. Je me réjouis déjà, même si la météo s’annonce maussade avec un net rafraichissement des températures !

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 16:21

Comme annoncé, la chaleur était au rendez-vous ce dimanche. Si hier, j'ai pu aller courir au petit matin par une agréable fraicheur, là ce je fut pas le cas : départ de la course à 12h00.

J'ai retrouvé pas mal de membres du club. Et c'est en groupe que nous sommes allés nous échauffer tout doucement 13 minutes, le temps de parcourir la boucle de 2 km du parcours. J'ai pu constater que c'était effectivement bien plat. Par contre, il y a plusieurs virages avec de bons angles, notamment deux à 180°. Certains passages sont assez étroits, mais c'est tout de même très roulant, faut pas chinoiser non plus !

Nous avons ensuite attendu une quinzaine de minutes avant de prendre le départ. Sur les consignes de Teresa, je suis partie prudemment. Elle m'a recommandé de courir à l'aise les 3 premiers tours, pour pouvoir ensuite bien me donner sur les deux derniers. M'étant mise à l'arrière du peloton pour partir tranquillement, ça piétinait quand même pas mal au début, et je me suis rapidement mise à dépasser : courir doucement d'accord, mais faut quand même pas exagérer. Et comme toujours avec ces dépassements intempestifs, je me suis vite rendue compte que j'étais peut-être un tantinet vite. Comme je me sentais bien, j'ai maintenu l'allure (autour des 12 km/h).

Au 1er km, il y avait ravitaillement en eau et éponges. Et une fontaine à la fin de la boucle, où je trempais mon éponge. J'ai donc pu me rafraichir tout au long du parcours, ce qui est top ! J'avais emporté une bouteille d'eau, mais je l'ai jetée à mon mari - mon fidèle supporter - au passage de la 2e boucle, c'était vraiment superflu.

A partir du 3e tour, il était temps d'accélérer un peu. Mais mine de rien, je n'étais pas si fraiche que ça, le départ a certes été modéré, mais pas autant qu'il l'aurait dû (pas si évident décidément de partir doucement !). Si j'ai pu accélérer, ce n'était pas non plus le décollage de la fusée Ariane ! Et avec la chaleur, ma "fraicheur" commençait à être entamée. Mais je commençais à doubler du monde, et ça fait un bien fou au moral.

Au début de la dernière boucle, j'étais seule un moment, avec personne pour faire le lièvre, et là ce n'était pas facile de maintenir l'allure. Heureusement, j'ai bientôt eu une fille du club en point de mire, et je me suis fixée, sinon de la rattrapper, du moins de m'en rapprocher. Nous courons dans le même groupe le jeudi, mais elle est meilleure que moi. Ce n'est que très, très gentiment que je m'en suis rapprochée. Dans le dernier virage à 180° (à env. 800 m de l'arrivée), elle s'en est rendu compte et a légèrement accéléré. Je me suis accrochée, mais ce n'était pas facile. C'est bien d'avoir quelqu'un comme ça devant soi, c'est bien plus stimulant que de courir seule. A 50 m de l'arrivée, j'ai tenté un dépassement en sprintant, mais elle m'a coiffée sur le poteau, comme on dit, quelques fractions de seconde tout au plus. Elle le méritait bien ma foi, mais je suis super contente d'avoir pu m'accrocher comme ça !

Au final, un chrono de 47'46", mon record sur 10 km ! J'en suis ravie, d'autant plus que j'y suis allée plus détendue que jamais, sans prise de tête, et sans même penser à me dépasser. Les sensations sur la course étaient bonnes, ceci malgré la chaleur, et j'ai bien géré (merci Teresa !). J'étais super bien après la course, j'avais les jambes légères pour le petit footing de décrassage que nous avons à nouveau fait en groupe, avec une super explication de Teresa sur le massage du tendon d'Achille.

Décidément, il n'y a pas à dire, la tactique du départ prudent, ou de la course en "negative split", est payante. En regardant mes temps de passage, je suis passée de 12 km/h sur le 1er km à 13 km/h sur le dernier (le 9e à 12.8 km/h). Une bonne accélération quand même finalement.

Cette semaine était allégée : petite sortie hier (30 minutes et 6 x 30/30), et un 10 km aujourd'hui, pas de sortie longue. Plus de compétition avant 3 semaines maintenant, on va pouvoir rallonger les sorties, il le faut bien !

Et pour finir, une petite photo souvenir d'après la ligne d'arrivée, comme la semaine dernière : on prend les mêmes et on recommence !

TFL-0011.jpg 

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