J'y partage mes entraînements, mes courses, parfois mes réflexions, mais toujours en rapport avec la course à pied.
Ben voilà, je suis très empruntée. J’ai reçu hier mon plan d’entraînement que m’a concocté Chantal Daucourt (qui m’avait fait passer mon test de lactate le 9 juin dernier). Je voulais l’annuler puisque j’ai celui de Raymond, mais j’ai oublié. Et voilà, il est arrivé hier par mail.
Et je dois dire que ma foi, il m’a l’air très bien fichu ! Il est progressif, il comprend des cycles et des semaines allégées, les compétitions que j’ai prévues de faire, les allures précisément indiquées (avec indication des vitesses ou pulsations, sauf pour la VMA où seule la vitesse est indiquée).
Pour les 1000 et 2000 mètres, c’est la même allure que le plan de Raymond, à savoir 12 km/h, donc pas de contradiction à ce niveau-là (c'est là que je réalise que j'ai décidément vraiment couru trop vite mes 1000 m samedi !). L’objectif est 3h50 (5:27/km), ce qui me paraît tout de même plus raisonnable que 3h45 (5:20/km). A trop en vouloir, je crains de me planter, et 3h50 c’est déjà un sacré défi !
Une des différences, c’est l’allure pour les séances VMA : 16 km/h pour les intervalles courts (30/30), 14 km/h pour les intervalles longs (400 et 800 m). Raymond lui m’a indiqué une vitesse de 14.5 km/h pour la VMA … En principe, il n’y a que du 30/30, ou alors des 1000 ou 2000 m dans le plan de Raymond, alors que celui de Chantal comprend de la VMA longue.
Bon, pour la VMA, elle s'est trompée je pense, car ma VMA selon le test est de 15 km/h, pas 16 ! Je vais lui poser la question. Car si 400 m à 14 km/h, ça me paraît encore faisable, 800 m c'est
autre chose
!
Autre différence : les sorties longues se font en endurance de base, avec des fractions à allure marathon qui s’allongent peu à peu. Mais pas de sortie longue entièrement à allure marathon comme dans le plan de Raymond, séances qui me font un peu peur je dois dire .... Ces 20 km à 11.25 km/h à faire toutes les 3 semaines, ça me paraît assez énorme ! N’y a-t-il pas un risque d’engendrer de la fatigue ? Est-ce utile d’en faire autant à allure marathon ? Bon, si je dois tenir 42 km à cette allure, je dois facilement pouvoir en tenir 20, mais est-ce la bonne méthode ?
Bon, le plan Daucourt comporte également de très grosses séances (normal : c'est un marathon que je prépare !), comme par exemple celle-ci : 20’ de footing lent, puis 3 x 3000 m en 15’ (r=2’30), puis 2 x 2000 m en 10’ (r=2’30), puis 10’ de footing lent. La sortie la plus longue consiste en 10’ de footing lent, puis 140’ d’endurance dont 2 x 45’ à vitesse marathon (ce qui fait tout de même 1h30 à allure marathon sur une sortie de 2h30).
En comparaison, la sortie la plus longue du plan de Raymond, c’est 2h15 … à allure marathon, en terrain vallonné, en tenant la vitesse dans les montées
, mais sans la dépasser dans les descentes.
En outre, en comparant les deux plans, j'ai constaté qu'il manque une semaine dans le plan de Raymond (une semaine au lieu de deux entre les courses de Lutry et Renens). Pourtant,
nous l'avons établi ensemble, et aucun des deux n'a vu l'erreur ... Bon, ça se rectifie, ça
L’avantage du plan de Raymond, et c’est LE point fort qui me fait hésiter, c’est qu’il me permet de continuer à suivre les entraînements du club. Car il faut être honnête, le club m’apporte beaucoup, et ça m’ennuierait de leur faire « faux-bond » …
Le plan structuré et personnalisé à réaliser en solo me tente pourtant bien, j’aurais vraiment l’impression d’avoir quelque chose de totalement adapté.
Bref, je m’interroge ! J’ai mes vacances pour réfléchir, j’espère que j’y verrais plus clair. Le plan de Raymond me semble plus empirique, basé sur sa longue expérience, mais moins structuré aussi (peut-être juste une impression ?). Le plan Daucourt est peut-être très théorique ... L'un a l'expérience, l'autre la science ... J’hésite à mixer un peu les deux, mais est-ce raisonnable ? Je pense à garder la plupart des séances du club (qui ne sont pas toutes fixées pour l’instant, donc il y a une part d’inconnu dans ce plan), et compléter en piquant dans le plan Daucourt … Mais ça ne sera pas évident, et peut-être risqué …
C'est terrible quand le doute commence à s'insinuer. La confiance, c'est primordial ! Quelle que soit la solution choisie, il est impératif que je sois convaincue de mon bon choix, sereine. C'est une des clés de la réussite je pense.
En attendant, c’est l’automne ici, on se gèle, le ciel est tout gris, et ce matin il y avait un épais brouillard ! Pour dire, hier soir, on s’est fait un feu de cheminée, qui a très bien passé !
Je vais aller de ce pas faire un footing, sans grande conviction. Mais je sais que je me sentirai si bien après