J'y partage mes entraînements, mes courses, parfois mes réflexions, mais toujours en rapport avec la course à pied.
Après tout, on est encore en janvier, je peux donc encore le faire
.
2010 a en gros été une année un peu n'importe quoi, néanmoins mémorable !
Tout d'abord, après une pause hivernale comme toujours (sauf cette année j'espère !) trop longue, la reprise fut difficile. Mais j'étais motivée, j'ai bien couru, participé à quelques courses jusqu'au Grand Prix de Berne mi-mai. La forme revenait peu è peu pour être enfin correcte.
Puis ce fut le relâchement. Etonnemment, quand on sait que j'avais New York en perspective. J'aurais dû continuer sur ma lancée, j'aurais pu aborder le plan NY dans de bonnes conditions, et la suite aurait certainement été tout autre.
Seulement voilà, j'ai levé le pied, et j'ai passé l'été à faire des footings tranquilles, plutôt 2 fois par semaine que 3 ou 4, avec même parfois une semaine sans rien faire du tout. Avec en conséquence logique une baisse de ma forme (sans compter la reprise des kg perdus au printemps).
Arriva le moment d'attaquer mon plan, généreusement concocté par Caliméro. Il me croyait sans doute mieux préparée, car j'ai honteusement tu ma paresse sportive ... Il m'a donc proposé un plan à 4 séances par semaine (ce que je lui avais initialement demandé), puis avec une option à 3 séances sur les premières semaines (quand je lui ai laissé entendre que je n'étais peut-être pas au top de ma forme).
Moi qui suis toujours plutôt très prudente, j'ai attaqué directement avec 4 séances, avide de me préparer pour ce grand événement. Caliméro a essayé de modérer mon enthousiasme, je suis restée sourde à ses avertissements ... et ce qui devait arriver arriva : un effondrement après quelques semaines. Parce que non seulement je suis toujours restée à 4 séances hebdomadaires, mais j'ai poussé jusqu'à cumuler 3 séances dont 2 dures sans jour de repos, ça a été la goutte qui a fait déborder le vase.
J'ai enfin entendu raison ... mais un peu tard ! J'ai dû me reposer une semaine en ne courant preque pas, puis je suis passée à trois séances par semaine, en enlevant presque toute forme de résistance. La forme ne revenait pas : pulsations hautes même à allure escargot, pas de jus, pas de jambes, la cata ...
Si ça n'avait pas été New York et pour les 50 ans de mon homme, franchement, j'aurais renoncé. Mais voilà, ça faisait 2 ans qu'on s'était inscrits, ça coûte son prix, on n'annule pas comme ça. Et puis je ne pouvais pas faire ça à mon chéri. J'ai donc essayé de positiver les 2-3 dernières semaines, et ça marché. Grâce notamment à la lecture de nombreux récits enthousiastes d'autres coureurs ayant participé à ce merveilleux marathon, et bien sûr grâce aussi à vos encouragements.
Nous y sommes allés, nous l'avons couru, et ça a été une véritable fête. J'avais abandonné bien évidemment tout objectif chronométrique (mon rêve de passer sous les 4 heures étant carrément utopique), je m'étais mis dans la tête de finir et si possible sans souffrance. Et ô surprise, ce fut le cas. Au-delà de mes espérances. Si je l'ai couru en mode footing ou presque, j'ai eu la forme du début à la fin, portée par cette foule délirante et unique, le beau temps, la magie des lieux. Moi qui 2 semaines avant calais au bout d'un heure ! Hélas mon mari a eu sa défaillance au genou qui nous a contraints à trottiner sur les 7 derniers kilomètres, mais pendant ce temps, dans ma tête, je pensais déjà à revenir, à courir d'autres marathons. Quelques jours avant, je m'étais jurée que ce serait le dernier, je me préparais au calvaire. Et finalement, ce fut le bonheur total. 100% du plaisir sur 42.195 km, alors que tout laissait présager le contraire. Une chance énorme, un cadeau du ciel.
Et depuis, je surfe sur mon petit nuage. J'ai plein d'objectifs en tête, je persiste à courir malgré la météo pas toujours clémente, moi qui ai une fâcheuse tendance à hiberner. New York a été un véritable coup de baguette magique.
Donc cette année, je ne tiens pas du tout à répéter mes erreurs de l'an dernier ! Et puis à bientôt 46 ans, je ne peux plus jouer à m'arrêter - reprendre - m'arrêter - reprendre ... J'y perds chaque fois, la reprise est toujours plus rude, je ne récupère jamais complètement mon niveau d'avant, et comme on dit : je n'ai plus 20 ans !
Avec mon inscription en club - enfin, ce n'est pas encore fait, mais en bonne voie, j'attends de voir demain - la régularité devrait être assurée, et la motivation bien entretenue.
Il me reste un point non négligeable : le poids ! Je sais, je dois vous paraître un disque rayé, je me plains toujours de mes quelques kilos en trop, je les perds, je les reprends (tiens, tiens, c'est comme la cap !). Mais ce n'est pas de la coquetterie : j'ai vraiment du poids à perdre, minimum 7 kg, jusqu'à 9-10 pour être à mon poids de forme de 2005-2006 (et je n'étais pas maigre). Eh oui, ils sont bien là et bien installés aussi. Si j'ai réussi ces dernières années à en perdre, c'était maximum 3-4 ... pour mieux les reprendre ensuite.
Car après l'objectif phare 2011 qui est le marathon de Zermatt en relais (donc un semi), un deuxième commence à se profiler dans ma tête : courir le marathon en moins de 4h ! Eh oui, j'y reviens. Après tout, j'ai manqué mon objectif d'un peu moins de 3 minutes en 2009, j'estime donc que moyennant un entraînement bien géré et des kilos en moins, et sauf accident, c'est tout à fait envisageable. Mais il ne faudra pas me relâcher.
Donc, 2010 : une année chaotique qui s'est miraculeusement bien terminée. A moi de faire en sorte que 2011 soit meilleure !