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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 15:36

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De retour hier (nous avons prolongé notre séjour jusqu’à la fin de la semaine), je prends enfin la plume … oups, pardon, le clavier !

Que de choses à raconter, je ne sais pas par où commencer !

Tout d’abord, merci à tous pour votre soutien, vos encouragements … et vos félicitations ! Philippe vous a donné mon résultat, vous savez donc que j’ai passé la ligne d’arrivée, c’est le principal. Avant d’entrer dans les détails (ça risque d’être long), je tiens à vous dire que ce fut une véritable fête et un pur moment de bonheur ! Mission accomplie donc, place au récit.

Le voyage

Étant donné que nous avons pris l’option « vol + dossard », nous avons été contraints de voler sur Lufthansa, avec donc escale en Allemagne, à Düsseldorf pour l’aller, Francfort pour le retour. Énervant quand on sait qu’il y a des vols directs depuis Genève, avec Swiss ou Continental. Vols à l’heure, nourriture correcte, rien à dire. Sauf que nous avons dû faire un détour au niveau de Boston environ pour cause de fortes perturbations, ce qui nous a fait perdre une bonne demi-heure (et passer un moment assez désagréable, je déteste quand ça secoue pareillement !).

C’était amusant, il y avait plein de coureurs, facilement reconnaissables avec leurs runnings aux pieds (j’ai fait de même, mon homme lui les a mises dans son sac à dos). En effet, si nos bagages devaient s’égarer, le plus important pour courir un marathon, c’est d’avoir ses runnings ! Nous avons donc déjà repéré quelques suisses (ayant pris la même option que nous avec TPT), puis plein d’Allemands dans le vol Düsseldorf-New York. Ils me semblent tous très affûtés, le vrai look des coureurs, tout minces, je me sens un peu décalée avec mes kilos en trop … Mais je ne m’affole pas, je sais que New York est un marathon très populaire et que je ne serai pas larguée.

Longue journée au final, car après nous être levés à 4h30, nous n’irons pas au lit avant 22h30 (il faut rajouter à cela les 5 heures du décalage horaire : en effet, aux USA, ils ne passent à l’heure d’hiver que le 1er week-end de novembre, donc le jour du marathon). Nous sommes arrivés à Newark en pleine heure de pointe et avons eu droit aux bouchons : 1h30 au lieu de 30-45 minutes normalement pour rejoindre Manhattan. Il faisait nuit, il tombait des cordes, il fallait encore rejoindre l’hôtel et aller manger. Nous sommes allés au « Planet Hollywood » pile en face manger un bon plat de pâtes (eh non, nous n’avons pas craqué sur le hamburger / frites !).

Retrait des dossards

Après la longue journée d’hier, nous nous réveillons à vers 7h, on peut presque dire qu’on est déjà à l’heure américaine, qui dit mieux ? Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement, puis nous nous rendons au Jacob Javits Convention Center, où se trouve la marathon expo. Evidemment, pleins de coureurs affluent de tous les côtés, et il y a déjà une bonne queue pour le retrait des dossards (nous sommes arrivés une demi heure après l’ouverture). Mais alors quelle discipline ! Tous à la queue-leu-leu, sans dépassements intempestifs, dans le respect et la bonne humeur.

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Nous retirons chacun notre dossard, puis nous allons demander comment faire pour courir ensemble : on nous confirme ce que nous avions déjà lu, à savoir que le plus petit numéro peut rejoindre le plus grand. Ce sera donc départ sur le tablier inférieur, mais on s’y était préparés. Nous recevons le pull technique du marathon, que je trouve pas mal du tout. Là, nous retombons sur les Suisses de l’avion, décidément, le monde est petit, parce qu’avec la foule qu’il y avait, c’était pas gagné d’avance.

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Passage obligé ensuite par la boutique du marathon, où nous craquons sur plusieurs articles … Ma foi, ce n’est pas tous les jours qu’on court New York !

La suite de la jour sera consacrée à (re-)visiter la ville.

Pasta party

Après une journée de shopping où nous avons fait personnaliser nos T-shirts pour le lendemain (prénom + « Switzerland »), nous décidons de nous rendre assez tôt (vers 17h) à la pasta party, car j’ai lu sur le net qu’il y a beaucoup de queue. Elle est « offerte » à tous les participants, et est ouverte de 14h à 20h si je ne dis pas de bêtises. Elle a lieu à Central Park, sous une grande tente dénommée « Tavern on the Green ». Et miracle, pas de queue, mais déjà du monde quand même ! Il faut dire que question organisation, ils sont top, les Américains ! Nous sont servis des lasagnes, du riz au poulet et de la salade. A gogo. Mais on ne va pas s’empiffrer, ça ne sert à rien, une bonne portion est largement suffisante. Un film passe en boucle sur des écrans à chaque extrémité de la tente. A notre table, deux français et un couple de Canadiens anglophones. Très sympa, mais on s’entend difficilement dans le brouhaha .

A un moment, l’animateur annonce les différents pays en demandant aux gens se manifester, je m’aperçois que nous sommes assis juste à la table à côté de Pascal et de sa femme. On se connaît par blogs interposés, on s’est brièvement croisés déjà une fois à l’arrivée d’une course, et il faut aller à New York pour les revoir, assez amusant quand on y pense.

Nous retournons à notre hôtel pour une soirée tranquille, la nuit sera courte (lever à 4h45, mais on gagne une heure grâce au passage à l’heure d’hiver). Nous préparons avec soin toutes nos affaires, celles que nous laisserons sur place pour des œuvres de charité, celles que nous mettrons dans le sac qui nous attendra à l’arrivée, et celles qu’on portera sur nous pour la course. Ils annoncent grand beau mais froid, on prépare donc les couches. Nous avons prévu des manchons, des gants, et je mettrai deux T-shirts techniques, et un pantalon trois-quarts. Un porte-gourdes que portera mon chéri, avec des aspirines (pour le genou de mon mari), quelques gels et une power bar chacun (hormis les boissons à chaque mile, seuls des gels seront distribués 18e mile).

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Le jour J

Après un petit déjeuner « in the room » avec du gâteau-sport (selon la recette de Sylvie), nous nous rendons à l’hôtel Fairfield, à quelques blocs du nôtre, où nous attend le bus (deux en fait) réservé par TPT. Heureusement qu’il y a plein d’autres coureurs dans l’ascenseur, car je m’aperçois alors que j’ai oublié le sac pour l’après course ! Demi-tour et retour en courant, ce sera l’échauffement du jour (un peu tôt je vous l’accorde).

On retrouve bien entendu nos Suisses de l’avion, et on revoit Pascal et son épouse. Le bus part finalement avec un quart d’heure de retard, j’en suis ravie, c’est tout ce temps que nous ne passerons pas à attendre dehors dans le froid, parce qu’il fait très froid ! Le trajet dure bien trois quart d’heure, car il y a des bouchons à l’approche du pont Verrazano, je m’en réjouis encore, même si ma vessie réclame des toilettes !

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Quand enfin on nous « lâche », nous tenterons bien de suivre les Suisses (l’accompagnateur porte un drapeau rouge à croix blanche), mais nous sautons sur les premières toilettes, nous ne pouvons plus attendre ni l’un ni l’autre ! Et ô surprise, qui a fait de même ? Nos deux Suisses, Jacques et Christophe pour ne pas les nommer ! Et comme le hasard fait bien les choses, ils sont tous deux dans la zone verte, tout comme nous. Nous resterons donc ensemble jusqu’aux départs successifs, puisque Jacques part dans la première vague, nous dans la deuxième, et Christophe dans la troisième.

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Nous laisserons mon mari déposer son sac pour l’arrivée dans le bus UPS qui lui est attribué dans la zone bleue, nous tentons de déjà prendre une boisson chaude dans cette même zone, mais il y a tellement de queue que nous y renonçons. Nous nous rendons dans la zone verte, où il y a nettement moins de monde pour l’instant : en effet, c’est la dernière, et tout le monde s’arrête avant !

Il y a des toilettes partout, avec des files d’attente très variables suivant l’endroit, il suffit de bien choisir. Des stands où nous sont donnés des bagels (je n’en goûterai que quelques morses, je ne veux pas prendre de risques, mon gâteau-sport suffit), des powerbars (là, j’en prendrai une, car l’attente est tout de même longue, et c’est mon carburant habituel avant-course), des boissons d’attente Gatorade (j’en boirai une dans le corral), et de l’eau bien sûr (que je prendrai aussi, en la buvant à petites gorgées, elle est froide).

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Le jour s’est levé et il fait grand beau, comme annoncé. On se gèle, mais je suis bien couverte avec mes deux couches de polaires et mon coupe-vent. Sur les jambes, je porte encore un collant par-dessus mon corsaire et un vieux pantalon de training. Mon mari s’était moqué de moi, mais là, il m’accorde que j’ai eu raison ! J’avais aussi pris une couverture de survie que j’ai mise au sol pour nous asseoir dessus, c’est bien isolant.

Finalement, le temps passe assez vite. Le vent s’est bien levé, et quand on enlève nos couches pour entrer dans les corrals, glaglagla ! Vive les manchons !

Les corrals, c’est assez approximatif. En fait, ce sont différents points d’entrée dans la zone de départ même, qui sont disposés en fonction du numéro de dossard. Mais comme ils contrôlent les coureurs un à un, les premiers du dernier corral entrent dans la zone avant les derniers du premier. La répartition est donc toute relative.

Le marathon

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10h10 : le départ est donné pour notre vague ! Dommage, sur le tablier du dessous, nous n’entendrons rien de l’hymne national (chanté sur le pont supérieur), seul le coup de canon nous indique que c’est parti, et nous entendons quand même les notes de « New York, New York ». Déjà que nous avons le désavantage de partir dessous, je trouve qu’ils pourraient mettre des haut-parleurs pour nous ! Ce sera le seul reproche que je leur ferai.

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Nous partons tranquillement, de toutes façons ça monte. L’ambiance est superbe, la vue sur Manhattan encore plus, ça y est, on y est !!! Nous courons sur la partie gauche du pont, et à droite, nous voyons passer les camions UPS qui emmènent nos sacs à Central Park. Je me sens bien, Evaristo (mon mari) est enthousiaste et prend des photos. Déjà ça descend, et nous quittons le pont. Les 5 premiers kilomètres ont passé très vite, c’est incroyable.

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Je dois tout le temps freiner. Au vu des 6 dernières semaines (la moitié du plan quand même !), je préfère jouer la carte de la prudence, et je ne veux pas dépasser les 10 km/h, je cherche plutôt à courir autour des 9-9.5 km/h. Mais ce n’est pas évident, mes jambes demandent à aller plus vite, et mon homme aussi ! Ma foi, je l’avais averti, et il se calque sur moi sans rechigner. Je suis très facile, mais je sais que sur marathon, il faut l’être sur la première moitié au moins, sinon c’est mal barré. Et avec les pannes de jus que j’ai connues toutes ces dernières semaines, je me méfie terriblement, j’ai peur de soudain perdre mon énergie.

 

L’ambiance est absolument extraordinaire, la foule est massée le long des rues depuis la fin du pont Verrazano jusqu’à l’arrivée, nous sommes acclamés et encouragés comme des stars, c’est incroyable. Avec nos T-shirts, nous sommes couverts de « Evaristo ! », « Valerie ! », « Great job », « go Switzerland », et j’en passe. J’avais beau avoir lu cela, y être est indescriptible, c’est tout simplement grandiose.

Une chose me frappe : ce marathon n’est vraiment pas plat ! On dit de Lausanne qu’il ne l’est pas, mais alors je me marre, ce n’est juste rien en comparaison à New York ! Mais peu importe, l’ambiance est telle qu’on en oublie le profil, et puis j’ai définitivement renoncé à un quelconque chrono : je suis venue pour me faire plaisir, et c’est le cas !

Après avoir pris mes marques, je cours plus au feeling qu’à la vitesse, c’est juste un long footing, c’est l’impression que j’ai. Je bois à tous les ravitaillements, tantôt de l’eau, tantôt de la Gatorade, juste quelques gorgées à chaque fois, en courant. Juste après le passage du semi, arrivent successivement deux ponts. La rampe du Pulaski est déjà bien pentue (pour un marathon), mais alors le Queensboro est carrément horrible ! La montée semble interminable, c’est sinistre, le public n’est plus là, on entend seulement l’écho de nos pas et la vibration des voitures qui passent au-dessus. Quel contraste ! Je cours toujours, car je me suis fait un point d’honneur de ne pas marcher, si je le peux bien sûr. Et puis à part ce côté sinistre, tout va toujours bien.

L’arrivée dans Manhattan est sublime, c’est le retour des acclamations. Toute la First sera au soleil (ce qui n’est pas évident à Manhattan, avec la hauteur des buildings). J’ai mangé une première moitié de powerbar au 20e, je prends l’autre moitié au 25e, et j’avale un gel dilué au 30e, mais la gourde semble coincée, et je me bats pour aspirer quelques gorgées. Du coup, je ne prendrai pas le 2e au 35e, na ! Brève incursion dans le Bronx, par le passage des deux derniers ponts, mais ceux-ci sont faciles.

On revient dans Manhattan, nous approchons du 35e, je me sens toujours bien, je décide qu’il est temps d’accélérer. Bizarre, Evaristo est derrière moi, sans doute prend-il des photos. Je me retourne à plusieurs reprises, je le vois grimacer, il me fait signe que ça ne va pas, son genou lui fait mal. Il va progressivement ralentir, puis alterner marche et course, dans la souffrance. Il me fait signe de partir, de terminer ma course seule, mais il n’en est pas question ! Il m’a attendue jusque là, il voulait qu’on coure ensemble, c’est son cadeau des 50 ans, je ne l’abandonnerai pas ! Bien sûr, je ressens une légère déception, mais avec cette foule, cette magnifique journée ensoleillée, je ne peux que profiter de l’instant présent. Et puis nous ne sommes de toutes façons pas partis sur des bases rapides, alors qu’est-ce qu’on s’en fout ! Je trottine, je me refuser à marcher, quitte à trottiner sur place. Ce sera dit : je ne marcherai pas, pas une seule foulée ! Je l’encourage, je tente de lui donner la force de continuer. Ce sera difficile, mais il y arrivera, boiteux, mais heureux de l’avoir fait. Dans les deniers 500 mètres, il sort son drapeau suisse, retrouve la force de trottiner, et nous franchirons ensemble la ligne d’arrivée, dans la même seconde, heureux ! 4h37:50 de pur bonheur.

 

 

 

La sortie de Central Park sera longue ensuite. Nous recevons notre médaille, un sac avec de quoi se ravitailler, des pommes, à boire. Je ne veux que de l’eau, je suis écoeurée par le goût sucré. On nous tend des couvertures de survie, on pose pour la photo des finishers (ensemble), et on avance tout doucement, il y a tellement de coureurs, on avance à peine. J’ai eu une petite chute de pression qui m’a obligée à m’asseoir quelques minutes, sous peine de tomber dans les pommes ! J’ai longtemps été sujette à ces chutes de presssion, mais ça faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé. On repart et tout va bien. On récupère nos sacs respectifs. Il nous aura fallu en tout près d’une heure pour quitter le parc. Evaristo avance difficilement, même marcher lui est douloureux. Nous devons encore marché jusqu’au métro, eh non, nous ne rentrerons pas à pied ! Cette année, mes jambes ne sont pas « tétanisées » à l’arrivée, juste un peu lourdes, je suis agréablement surprise.

Le bilan

Je suis tout simplement enchantée ! Dès notre entrée dans Central Park (il restait alors quelques kilomètres), je me faisais déjà la promesse : ce ne sera pas le dernier, je reviendrai, ici ou à Chicago, pour l’ambiance, mais d’abord près de chez nous. Oui, je veux refaire un marathon, moi qui m’étais jurée pendant cette préparation catastrophique que ce serait le dernier. Mes jambes ont suivi, jusqu’au bout, je n’ai jamais eu une fc aussi basse : 153 seulement, contre 165 pour le 1er que j’ai pourtant facilement couru, et 160 pour le 2e où mes jambes m’avaient fait souffrir dès le 15e km. Normal, non seulement nous avons été tranquillement, mais les derniers kilomètres étaient carrément en sous-régime, hélas, car mon chéri a diablement souffert.

Sans le genou défaillant de mon mari, nous aurions facilement terminé en moins de 4h30 (d'autant que je comptais bien accélérer depuis le 35e, comme à Lausanne), ce que je n’osais même pas espérer il y a quelques jours encore. Ma forme était au plus bas, mon poids au plus haut, tous les facteurs étaient contre moi, et pourtant … Je suis loin de mon meilleur temps de 4h02 de l’an dernier, mais les conditions sont sans comparaison, et le bonheur inversement proportionnel !

Je suis complètement rassurée sur mes possibilités, moi qui doutais tant. Avec une bonne préparation et des kilos en moins, je me dis que je peux faire un résultat tout à fait honorable, et qui sait un jour passer sous les 4h.

Un grand merci à tous, et en particulier à Caliméro pour son plan et ses précieux conseils.

Et un immense merci à mon cher et tendre époux, qui pour son 50e anniversaire, m’a permis de vivre un vieux rêve : le marathon de New York ! C’est à se demander qui faisait cadeau à qui …

 

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Published by valcox - dans compétitions
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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 21:29

Parce que je veux passer encore quelques minutes avec mes enfants avant de les laisser 10 jours, je passe en vitesse. Merci à tous pour vos chaleureux encouragements, ça me touche beaucoup !

Tout est prêt, j'ai préparé du gateau-sport pour que nous puissions en manger dès demain (une partie dans le bagage à main, mais pas trop, sinon il faudra le jeter au passage de l'immigration). Merci à Sylvie pour sa recette , je l'avais déjà testée pour mes deux premiers marathons, c'est nickel.

Demain, départ à l'aube. Je penserai bien à vous pendant ma course dimanche, et je tâcherai de vous tenir informés dès que possible !

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Published by valcox - dans divers
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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 20:34

Ouh la la, le compte à rebours avance sec !

Samedi, nous avons fait une sortie de 1h15 en endurance (prévue par le plan. Là, les sensations étaient moins bonnes (sans être mauvaises non plus), tout comme les jambes et les pulsations plus hautes : j'ai dû marcher dans des faux-plats, pas terrible pour la confiance ...

Aujourd'hui, à J-6, nous sommes allés courir 40 minutes tout doux, dans une douceur surprenante pour ce premier jour de novembre et avec un beau soleil . Bonnes sensations, bonnes jambes, pulsations toujours un peu hautes à mon goût, mais c'est normal : je ne vais pas passer d'une forme misérable à une forme d'enfer, je garde les pieds sur terre. Mais ces bonnes sensations sont plus que bienvenues, car mon optimisme est parfois perturbé par les doutes ... et je préfère faire taire ces derniers, je n'en ai pas besoin !

Plus qu'une sortie de 20' mercredi, et jeudi à l'aube, on s'envole pour New York, via Düsseldorf. La météo s'améliore, si tout va bien, on courra au sec dimanche et même sous le soleil, pourvu que ça se confirme !

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Published by valcox - dans entraînement
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 14:36

A 8 jours du marathon, me voilà (presque ) déjà partie ! Je ne pense plus qu'à ça, j'ai peur d'oublier quelque chose, je me baigne de l'ambiance en lisant les récits que le net offre à profusion (dont celui - magnifique - de mon ami Caliméro : ici). Et partout le même enthousiasme contagieux, j'ai tellement hâte d'y être maintenant.

Hier soir, nous avons re-visionné "The spirit of the marathon" qui suit six coureurs de tous niveaux (8 si on compte la parenté) sur leur préparation du marathon de Chicago, tout en retraçant par bribes l'histoire de cette discipline. Génial, j'adore. Et tant à New York qu'à Chicago, ce qui me frappe, c'est cet enthousiasme du public américain en général. Rien à voir avec le très calme marathon de Lausanne (que j'ai donc couru 2 fois), néanmoins magnifique, faut pas cracher dessus quand même !

Et plus le temps passe, plus je me fiche pas mal tu temps que je pourrai mettre à le courir, j'ai envie de profiter de cette ambiance magique, de cette grande fête. Ma seule crainte : l'attente dans l'aire de départ, s'il fait froid et qu'il pleut. ça risque d'être très long (pour rappel, le bus nous prend à 5h45 pour un départ à 10h10) ... Tout ce que je demande, c'est qu'on n'ait pas des trombes d'eau qui nous tombent dessus. Pour le reste, ça n'a que peu d'importance (je fais des progrès, hein  ?)

Question (c'est la mode, on voit que la pression monte ) : en cas de pluie, disons soutenue, que conseillez-vous : courir avec ou sans veste (respirante et perlante, cela va sans dire) ? Pas de risque d'avoir trop chaud ? Pas de risque d'être trempée et de prendre froid si je ne mets rien qu'un T-shirt technique (à manches longues ou courtes, je ne sais pas encore, ça dépendra de la température) ?

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 09:29

Hier, en fin d'après-midi, nous sommes allés faire une sortie en endurance (70%).

Durée : 1:02:23

Température : 10°C

Sensations : bonnes

Jambes : bonnes

Allure : toujours lente ... mais je m'en fous !!!

Météo : grand soleil

Paysage : splendide

Yessssssssssss !   

Sinon, petite infection urinaire, je suis sous antibiotiques pour 5 jours.

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:34

Pas couru depuis samedi. Je voulais y aller hier, mais j'étais fatiguée et mon homme m'a convaincue de reporter. J'irai sans faute aujourd'hui, il ne faut quand même pas exagérer dans l'autre sens .

En examinant le plan de la zone de départ, j'ai vu que le "corral" vert est celui qui par sur le tablier de dessous . Eh oui, le pont Verrazzano est sur deux niveaux. On s'imagine tous qu'on partira sur celui du dessus, avec cette vue imprenable sur ce pont incroyable, et bien non, ce ne sera pas pour nous. En fait, un tiers des coureurs passent dessous, et nous en ferons partie. Mon chéri est bien dans le corral bleu, mais étant donné que son numéro de dossard est inférieur au mien, c'est lui qui devra me rejoindre. Dommage ...

Sinon, mon toubib du sport a annulé le rendez-vous cet après-midi. Apparemment, il est soit malade, soit il prolonge ses vacances. Bref, pas de rdv possible avant le 8 novembre, voilà qui me fait une belle jambe  ! Bon, honnêtement, je ne pense pas qu'il aurait pu faire grand chose, à part éventuellement une injection de fer (les avis sont très partagés sur ce point : même au sein du département de la médecine du sport, certains disent qu'avec 45 de ferritine, il faut prendre du fer avant un marathon, et d'autres disent que ce taux est acceptable).

Comme je l'ai déjà dit, je pense plutôt que ma méforme est due à une mauvaise gestion de mon entraînement : je n'en ai pas assez fait cet été, puis j'ai subitement brusquement augmenté la charge, en passant directement à 4 séances (malgré les avertissements de Caliméro), et à moment donné, il y a eu rupture. La crève n'est rien venu arranger (sans doute la fatigue a-t-elle aussi favorisé ce refroidissement). Ajoutez à cela une alimentation pas idéale (manque de protéines, beaucoup de grignotage ), et voilà. Je crois qu'il ne faut pas chercher plus loin.

Maintenant, si je gère bien ces deux semaines restantes (euh, pardon, 10 jours), je pense que je peux limiter les dégâts, et pourquoi, même me faire plaisir sur le marathon, si j'y vais sans ambition autre que celle de finir ... en bon état , et de profiter un max de cette course mythique ! Depuis samedi, je me nourris bien (j'ai puisé dans mes hors-série marathon de JI), je dors assez bien, je me suis bien reposée, c'est déjà un bon point. Je vais continuer comme ça, faire encore 4 sorties en endurance (aujourd'hui, samedi, lundi et mercredi), et puis jeudi, on s'envole pour New York !

D'ici là, je vais me faire du lavage de cerveau pour y aller avec plein de pensées positivies, et me réjouir de ce grand jour au lieu de l'appréhender

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Published by valcox - dans entraînement
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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 09:30

Nous avons choisi de faire notre sortie longue samedi (1h45), car la météo pour dimanche s'annonçait mauvaise ... et nous avons bien fait ! Nous avons même eu droit à de très belles éclaircies. La forêt est décidément magnifique ces derniers temps, et quand le soleil est de la partie, c'est encore mieux. Je suis partie avec de bonnes jambes cette fois, enfin au début tout du moins. Il faut dire que la première partie de notre sortie était plutôt descendante, ça aide. Puis une fois à Montheron, il a fallu tout remonter. La première partie en léger faux-plat, ça allait encore. Les plusations toujours un peu élevées, je devais donc veiller à courir très lentement, voire à marcher. Mais je voulais profiter de cette sortie, et j'avais toujours du plaisir avec ces belles couleurs.

Puis la pente a augmenté, juste au moment où nous devions passer à l'allure marathon (que j'ai convertie en 80% de ma fcm en fait). Bon, je ne savais pas trop si j'allais accélérer ou non, j'avais donc programmé mon Garmin avec une limite haute, mais sans limite basse, afin qu'il ne "chante" pas tout du long si je me décidais à rester en endurance. Les sensations étant encore bonnes, j'ai donc tâté le terrain en essayant d'accélérer légèrement pendant 1-2 minutes. Peine perdue, mes quadriceps sont devenus comme du coton, et ma belle forme envolée, d'un coup  ! Pourtant, je n'ai vraiment pas forcé, et surtout pas longtemps. Du coup, j'ai dû marcher presque toute la montée, puis alterner marche et course jusqu'à la fin. Le souffle était ok, c'était vraiment au niveau des jambes : aucun jus. Ma belle humeur s'est peu à peu envolée, difficile de garder l'esprit positif dans ces conditions. Je ne vous raconte pas les idées qui m'ont traversé l'esprit à ce moment-là ... A deux semaines du jour J, ça fait peur, franchement. Je ne peux m'empêcher de me demander comment je vais faire pour avaler 42.195 km !? Sincèrement, s'il ne s'agissait pas de New York, et si mon mari ne tenait pas tant à le courir avec moi, je renoncerais ... Mon entourage me dit que c'est psychologique, que tout est dans ma tête, que je me mets trop la pression ... Peut-être, mais bon, pas évident de faire autrement dans mon état. Et puis jamais dans la préparation de mes deux autres marathons, je n'ai été comme ça !

Seule solution actuellement : récupérer, éliminer la fatigue autant que faire se peut.

J'ai donc décidé de me reprendre en main pour les deux dernières semaines, mieux vaut tard que jamais ! Je surveille mon alimentation pour veiller à ne manquer de rien, sans faire d'excès non plus. La balance m'affiche déjà 3-4 kg de plus que l'an dernier, ce n'est pas la peine d'en rajouter ! Mais pas question de faire régime maintenant non plus, il y a un temps pour tout, ma foi j'assume ma mauvaise hygiène de vie de ces derniers mois ...

Aux oligo-éléments et vitamines, j'ai rajouté maintenant la L-Carnitine, quel cocktail ! Mais depuis deux jours, je dois dire que je me sens mieux. J'ai l'impression de m'être enfin reposée ce week-end, alors que la semaine dernière, je traînais un sentiment de fatigue tout au long de la journée, c'était pénible.

Côté entraînement, je crois que j'ai intérêt à en faire le minimum. Pour la dernière semaine, je ferai ce que le plan prévoit, à savoir une séance de 40 min. et une de 20 min. Mais pour cette semaine, je suis hésitante : il y a 3 séances prévues (mais je suis déjà à trois depuis 6 semaines, ce n'est donc pas une dimiunution de ce point de vue là), dont une avec 2 fois 10' à 90%. Je pense que je vais garder 3 séances, mais sans faire ces 2 x 10' à 90%, je risque de raviver ma fatigue, alors que je dois absolument récupérer en fraicheur avant le marathon ! A vrai dire, j'hésite même à ne faire que 2 séances ... Mais je ne voudrais pas non plus trop lever le pied, je ne sais pas trop. En tous cas, pas de sortie avant demain, comme ça j'aurai eu deux jours de repos après ma sortie de samedi qui a quand même été musculairement (et psychologiquement) éprouvante.

Sinon, à propos de New York, quelqu'un sait-il s'il y a des abris sur l'aire de départ ? Le bus passe nous prendre à 5h45, et le départ de notre vague est à 10h10 (et nous ne sommes pas au début). Je me dis que si on se gèle, et que si en plus par malchance il pleut, on va perdre une énergie folle dans cette attente ! Je sais qu'on doit prendre de vieux vêtements pour se garder au chaud, que l'on jette ensuite et qui seront redistribués aux nécessiteux, mais quand même ... On ne va tout de même pas trottiner pour se maintenir au chaud jusqu'au coup d'envoi ! Et s'il pleut, alors là, il y a de quoi être trempés en 4 heures ! Alors si vous avez des trucs ou des infos à ce propos, c'est bien volontiers !

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 15:34

Hier, une sortie de 1h10 avec 15' à 85% au bout de 45'. Si le froid ne m'incitait pas trop à sortir, ce ne fut pas le cas du grand soleil qui brillait hier, mettant en valeurs les magnifiques couleurs d'automne que nous avons en ce moment.

Avec une allure toujours lente, je me suis laissée aller à admirer le paysage, j'ai même inuauguré un nouveau sentier qui me faisait envie depuis quelques temps. J'ai enfin réussi à me détacher de ma morosité et à prendre du plaisir à cette sortie tranquille. Je suis montée sans problème à 85% (bon, pas difficile de monter en puissance en ce moment, puisque mes puls s'affolent pour pas grand chose ).

Je dors beaucoup mieux depuis 3 nuits ... grâce aux somnifères ! Je sais, ce n'est pas indiqué, le sommeil ainsi induit n'est pas aussi réparateur qu'un vrai sommeil, mais tant pis, je DOIS me reposer, et je ne pouvais juste pas continuer comme ça. Je néanmoins toujours fatiguée, c'est drôle, j'ai l'impression de ne pas arriver à récupérer. Et mon rhume ne veut pas me quitter. Je crois qu'il y a aussi une fatigue nerveuse, et les vacances seront les bienvenues !

Sinon, j'ai commencé à estimer notre allure de course. Exit les 4h prévues initialement, c'est juste carrément impossible, et de loin ! Je ne sais si j'ose même espérer un 4h30 ... Mais j'ai vu qu'avec une allure de 9 km/h (ce qui me semble jouable), ça nous fait terminer en gros en 4h40, ce qui n'est pas si mal, compte tenu des circonstances.

Mon mari, lui, n'est pas très chaud à l'idée de partir lentement. Je ne lui ai pas encore parlé des 9 km/h, je le vois déjà bondir. Lui veut partir à un certain rythme (genre 10 km/h), quitte à ralentir ensuite si ça ne va pas ... J'ai beau lui expliquer que sur marathon, ce n'est pas une bonne tactique, et que ça a pour effet de risquer carrément la panne sèche, et de finir encore en encore plus de temps qu'avec un départ prudent, il n'est pas du tout convaincu. Mais vu que c'est moi qui dicterai l'allure , hé hé, il faudra bien qu'il choisisse : s'aligner ou continuer tout seul . Non, c'est très méchant ce que je dis là, il est vraiment à mon écoute et je sais qu'il me suivra. Mais il va falloir quand même le modérer, et ce ne sera pas forcément facile sur les premiers kilomètres !

Et si par miracle, tout devait bien se passer, on peut toujours gentiment accélérer légèrement, et finir dans l'euphorie, qui sait

Enfin, pour l'instant, il s'agit de toujours bien me reposer et récupérer un maximum d'énergie. Sortie longue dimanche (1h45), à moins qu'on ne la fasse demain (la météo semble meilleure).

Merci à tous pour vos mots d'encouragement, ça me fait chaud au coeur !

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 18:30

C'était à peu près mon état hier ... Après une nuit abominable où j'ai à peine fermé l'oeil et une matinée au boulot, je suis allée faire 1h d'endurance. A quoi bon me direz-vous ? Eh bien tout simplement parce qu'il faut bien que je poursuive ma prépa. Si je me fiais à ma fatigue et à ma petite forme, je ne courrais plus beaucoup ...

Disons que j'ai dû marcher à peu près autant que j'ai couru. Pulsations hautes, pas de jus, pas de jambes. J'ai marché énergiquement dans les montées, ce qui m'a fait du bien finalement, sans brusquer non plus. Cette nuit, j'ai pris de quoi dormir, je ne peux juste pas continuer comme ça, tant pis si ce n'est pas idéal, c'est certainement mieux que de continuer à ne pas dormir !

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 16:36

Brrrr ! Hier, ce fut dans le froid (3.8°C) et sous un lègère bruine que nous avons couru, l'automne est bien là cette fois. 2h que nous avons fait sans allure marathon cette fois, uniquement en endurance (max. 70%). Mes pulsations montent encore très vite à la moindre pente, la forme n'est toujours pas au rendez-vous. Honnêtement, c'est à contre-coeur que j'y suis allée. La motivation est au plus bas, je peine à positiver.

Sur le plat, je peux avancer nettement plus vite, avec des pulsations correctes ... mais ce sont mes jambes qui ne suivent pas ! J'ai les jambes en coton dès que ça monte un peu, et mes muscles se fatiguent vite.

J'ai appelé mon médecin du sport cette fois ... qui est hélas en vacances. Je le vois le mercredi 27. Un peut tard ... En attendant, je reprends mon "Dynamisan forte" (cocktail d'acide aminés, indiqué en cas de fatigue, surmenage, convalescence).

Sinon, il y avait toute la paperasse pour notre voyage à New York au courrier. Mon homme et moi sommes dans la même vague (la 2e), mais pas dans le même "corral". J'ai appelé l'agence, il semblerait que l'on puisse quand même courir ensemble, en allant dans le bloc du plus "lent" des deux. Nous avions pourtant donné la même indication de temps ... On verra ça sur place. Enfin, ça fait tout drôle de voir du "concret", ça se précise, ça approche !!! Allez, encore 3 petites semaines pour récupérer du punch, ça peut le faire

ING NYC Marathon Registration Cards-copie-1

 

 

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